châteaux et demeures

 de l’Isère

 

 

 

 

  ARRONDISEMENT DE GRENOBLE

                                                          

 

 

CANTON D’ALLEVARD

 

ALLEVARD

 

Tour du Treuil : énorme construction de 25 mètres de hauteur sur 6 niveaux de 14 mètres de coté à la base avec des murs de 2 mètres d’épaisseur dont l’origine est inconnue mais qui pourrait remonter dans son état primitif aux 10ème ou 11ème siècles. Elle est citée dans un texte de 1282 qui indique qu’elle dépendait du château de la Bâtie d’Arvillard. C’était alors une maison forte. Elle conserve encore des poutres énormes traversa,t d’une seule volée les 10 mètres de portée, pouvant remonter aux 14ème ou 15ème siècles.

En 1451 la maison forte appartenait à Catherine de Talart qui prêta hommage au roi de France. C’est aujourd’hui un restaurant.

 

Bâtie d’Arvillard : maison forte connue dès 1291, située au dessus du hameau des Clots. L’enquête delphinale de 1339 en donne la description suivante : « tour de plus de 25 mètres de hauteur avec des murs de 1,70 m d’épaisseur et une aula ».  Elle ne présente plus aujourd’hui que la trace de quelques murs de soutènement.

 

Château delphinal dit « Château du Bas Fer » ou « Château Ferrier » : situé au dessus du bourg, à l’emplacement semble t-il d’une motte castrale. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « situé sur une éminence au dessus du bourg, il est entouré d’une enceinte de murailles de 60 toises. Le bourg lui-même est clos de murs d’un développement de 143 toises avec quatre portes en pierre de taille ». En 1683 il était déjà ruiné.

 

Tour delphinale ou de la Mistralie : maison forte intra muras qui comprenait, outre un donjon de trois étages et son pigeonnier, un corps de logis et une grange.

 

Maison forte du Flumet : elle était située à l’est de la porte Charamil, à l’emplacement actuel du square Barral.

 

Maison forte de la Chenal : elle a laissé son nom à une rue.

 

Maison forte de la Tour d’Allevard : au lieudit « Panissière ». Elle semble avoir succédé à une motte castrale. Il en subsiste quelques traces dont la base d’une tour de 11 mètres sur 11 mètres.

 

Ancien château des Morard : il était situé à l’emplacement actuel du parc Joseph Barral. Racheté au 17ème siècle par les comtes de Barral, il fut démoli peu avant la révolution.

 

Château Barral : construit à la fin du 18ème siècle par le comte de Barral. C’est un grand bâtiment de forme régulière surmonté d’un bâtiment plus petit appelé « la lanterne ».

 

LA CHAPELLE DU BARD

 

Au lieudit « le Châtelard », sur la limite avec la commune d’Arvillard, emplacement possible de motte castrale.

Au lieudit « le Molard », emplacement supposé d’un ouvrage défensif disparu.

 

LA FERRIERE D’ALLEVARD

 

Maisons fortes : deux maisons fortes sont pressenties, l’une dite de la Tour au lieudit du même nom et l’autre peut être au Châtelard sur l’emplacement d’une motte castrale.

 

LE MOUTARET

 

Emplacement de château au dessus du village, au lieudit « Château du Moutaret ».

 

PINSOT

 

Seul le lieudit « le Châtelard » au sud de la commune peut rappeler l’emplacement d’un ouvrage défensif disparu.

 

SAINT PIERRE D’ALLEVARD

 

Au lieudit « le Châtelard », emplacement possible de motte castrale.

 

Château de la Roche dit aussi Bâtie de la Roche : au lieudit « Molard de Roche ». Il s’agit d’une maison forte connue par l’enquête delphinale de 1339 qui consistait en une tour à 3 étages à laquelle joignaient deux bâtiments à deux étages reliés par un mur abritant une aula. Une gravure de 1876 montre encore l’édifice en élévation. Il n’en subsiste aujourd’hui que le portail d’entrée.

 

Maison forte d’Aquin dite Tour d’Aquin : elle faisait partie au 13ème siècle d’un château acquis par les Dauphins de Viennois. Elle appartint ensuite à la famille d’Aquin, nom sous lequel elle est restée connue. Ce qui en reste est une tour tronconique de 8 mètres de hauteur, aux murs épais de 2 mètres.

 

Château de Saint Pierre : il est cité en 1234. Sa localisation n’est pas connue.

 

Maisons fortes de Sailles et de la Tour disparues.

 

Château le Chaboud : maison forte située sur le versant de Brame Farine. Elle a subi plusieurs reconstructions.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 2609 f° 119, B 3120 et B 4443 f° 14, 15 et 50 (ADI)

-       A. BOUGY : essai historique et statistique sur l’ancien mandement d’Allevard, BSSI, 1838

-       F. CROZET : description topographique, historique e statistique des cantons formant le département de l’Isère, canton d’Allevard, 1860

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1863

-       J. J. A. PILOT : Allevard et son mandement, 1883

-       O. BILLIAZ : en Allevard, 1907

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 7356, 29532, 29562  

-       P. MONNET : le pays d’Allevard, Revue de géographie alpine, XV, 1927

-       R. VIAL : le verdoyant canton d’Allevard, 1975

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       V. BELLIN : petite historie du pays d’Allevard, 1980

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1965

-       Mémoire d’Allevard, 1982

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous n° 7, 1991

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       M. COLLIN : le pays d’Allevard, 2003

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

 

CANTON DE BOURG D’OISANS

 

ALLEMONT

 

Trois maisons fortes sont signalées dans l’enquête delphinale de 1339 :

 

-       la maison forte d’André Richardi : il s’agit peut être de la tour rectangulaire subsistant au point le plus haut du village, face à l’église, au lieudit « la Tour »,

-       la maison forte de Lanthelme Richardi,

-       la maison forte d’Aymont de Pont : celle-ci est documentée jusqu’au milieu du 15ème siècle, époque où elle passe entre les mains de Jean Alleman, seigneur de Rochechinard, nom sous lequel elle est également connue.

L’une de ces deux dernières maisons fortes pourrait être située au lieudit « le Châtelar ».

 

AURIS EN OISANS

 

Maison forte de la Balme : elle est mentionnée en 1339.

 

Aux Grands Châtains, demeure ancienne avec fenêtres à meneaux de bois à volets intérieurs du 17ème siècle.

 

BESSE EN OISANS

 

Absence d’éléments connus.

 

LE BOURG D’OISANS

 

Château delphinal : c’est dans ce château que s’installa dès 1238 un châtelain, mandataire du Dauphin. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « situé au pied d’une montagne, tour ronde de 7 toises de haut avec un ratier à la base. Deux aulae dont l’une majeure. Propriétés : le lac de Saint Laurent, la pêche de la Romanche, du Vénéon, de l’Olle, 3 étangs sur la montagne de l’Alpette, la grande forêt de Avorando… ».

Il n’en subsiste plus qu’un mur arrondi (tour) dans ce qui est aujourd’hui le château Gagnière.

 

Maison forte des Eyssoulieux : elle est citée en 1250 dans le Probus. Une grosse ferme en occupe aujourd’hui l’emplacement.

 

Château Gagnière : construit au 17ème siècle sur l’emplacement du château delphinal.

 

Le cadastre de 1829 révèle l’existence de maisons de notables : la Tour, propriété d’André Jacquemet, la maison Arnol et la maison Durif.

 

Château moderne de Rochetaillée.

 

CLAVANS EN HAUT OISANS

 

Absence d’éléments connus.

 

LE FRENEY D’OISANS

 

Maison forte des Chazeaux : c’est un bâtiment quadrangulaire avec tour d’escalier en vis engagée desservant les trois niveaux de la demeure. La maison forte est citée dès le 14ème siècle.

 

Lieudit « le Châtelard ».

 

LA GARDE

 

Le castrum Sageti : le seul château connu pour l’Oisans aux 11ème et 12ème siècles est le « castrum Sageti », attesté par les textes en 1058 et cité dans quatre chartes du cartulaire d’Oulx dont les trois plus récentes donnent le toponyme « Fayeti » et non « Sageti ». C’est alors la propriété du seigneur Adam de Briançonnais. Le cstrum es alors doté d’un lieu de culte privé, capella Beate Mariae de castro Sageti, dont le ressort territorial correspond aux paroisses d’Huez et de la Garde.

Il a semble t-il pour fonction importante d’assurer le contrôle du passage routier et lacustre sur une voie de rang « international » puisque reliant le royaume de Bourgogne et l’Italie.

L’hypothèse ancienne qui identifiait le « castrum Sageti » à Brandes doit être abandonnée depuis les travaux de M. C. Bailly Maître. Néanmoins, il n’est pas possible de situer aujourd’hui le castrum. Deux localisations sont possibles : un énorme murger non loin du GR 54 ou le lieudit « le Château » qui apparaît en 1250 dans le Probus.

A 1118 mètres d’altitude, surplombant au nord ouest le village actuel, le site du château est installé sur un éperon d’orientation nord sud dominant de 400 mètres la plaine du Bourg d’Oisans. Le relief naturel a été aménagé, terrassé et fossoyé. L’éperon porte, surélevée de quelques mètres, une structure de terre ronde au profil tronconique, dépourvue de construction apparente, dont le sommet est à peine aplani. Elle est isolée à l’ouest par l’abrupt de la pente. Alors que la bordure occidentale utilise le rebord de la falaise, il semble qu’à l’est on ait volontairement accentué par des travaux de terrassement la pente naturelle. Au nord, un fossé rectiligne dont le profil est émoussé sépare le monticule du reste de l’éperon. Au sud, la plate forme sommitale s’ouvre sur une aire plane délimitée sur trois cotés par une rupture de terrain importante. Un petit bâtiment ruiné, très remanié, orienté nord sud, occupe toujours le centre de cette aire. La trace de deux autres constructions se remarque au sud ouest.

Ce site, appelé « castellum » au 13ème siècle, est parfaitement identifié par la pièce de bois, une rouvraie, qui le jouxte. Ce qui subsiste conduit à envisager en ce lieu une motte castrale précédée au sud d’une basse cour.

S’agit-il pour autant du site du « castrum Sageti » ?

Celui-ci n’eut pas une longue existence. Siège du pouvoir local avant 1058, il n’est plus mentionné deux siècles plus tard par le Probus. La vidange brutale du lac Saint Laurent en 1219 a du définitivement fixer le chef lieu de l’Oisans à Saint Laurent, faisant perdre dès lors tout intérêt à la position du castrum Sageti.

 

La toponymie actuelle et les prospections suggèrent en d’autres points de la Garde l’existence de fortifications ou résidences de périodes probablement différentes :

 

-       tout d’abord, le nom même de la Garde qui apparaît dans les textes dès le 11ème siècle,

-       « la Sale », hameau situé non loin du prieuré sur la route d’Auris et dont le nom pourrait évoquer une « sala » carolingienne,

-       les vestiges d’une ancienne tour carrée à proximité du prieuré,

-       le Châtelard de Maronnes qui devait porter des bâtiments importants dont on perçoit encore les reliefs au sol.

 

Maison forte citée en 1339 : c’est peut être le bâtiment qui subsiste à proximité du prieuré.

 

Fort des Balmes : construit en 1588 pour protéger la route de Briançon. Pris par les troupes de Lesdiguières, il fut rasé peu après.  

 

HUEZ EN OISANS

 

Motte castrale de Brandes : située à 1879 mètres d’altitude, elle a été aménagée sur un môle cristallin. Une plate forme de 21 mètres de diamètre couronne le sommet du rocher de Saint Nicolas. Le relief naturel a été aplani et régularisé pour servir de base à une tour dont il ne reste que quelques assises de pierre.

Cette tour dite aussi Château de Saint Nicolas ou Tour du Prince Ladre est citée dans le cartulaire de Saint Hugues. On y voyait traditionnellement le « Castrum Sageti » qu’il faut aujourd’hui situer à la Garde (supra). La tour devait être une construction massive avec des murs de 2 mètres d’épaisseur. Un fossé de 8 mètres taillé dans le roc l’entourait. Les historiens ont buté sur le terme de « Prince Ladre », l’explication la plus plausible pouvant être la suivante : le Dauphin Guigues André était venu à Brandes pour rétablir sa santé tout autant que pour surveiller les travaux d’exploitation des mines. Les autochtones voyant de prince se reléguer si loin des villes auraient imaginé qu’il était « ladre », c'est-à-dire lépreux.

(Monument historique, 1993).

 

Maison forte située à proximité de l’église. Elle se compose d’un corps de logis quadrangulaire desservi sur quatre niveaux par une tourelle d’escalier en vis carrée. En, 1250, le chevalier Raymond Berard l’habitait.

 

LIVET ET GAVET

 

Maison forte non localisée.

 

MIZOEN

 

Absence d’éléments connus.

 

MONT DE LANS

 

Maison forte de Bons : il en subsiste de notables restes modifiés à diverses reprise et notamment à la renaissance par l’adjonction d’une loggia.

 

Au « Moutet », traces de fortifications de terre.

 

Au « Châtelard », traces d’ouvrage défensif.

 

ORNON

 

Absence d’éléments connus.

 

OULLES

 

Absence d’éléments connus.

 

OZ EN OISANS

 

Motte castrale de la Poype : elle est citée en 1339 sous le nom de « Podium Reynoudi », aujourd’hui Puy Reynaud.

 

Maisons fortes : trois maisons fortes sont connues : celle d’Odon Leuczon, celle de Grynbert Leuczon et celle de Ruden Leuczon. L’une de ces maisons fortes se situe au centre du village et présente un état tardif des 16ème ou 17ème siècles avec une fenêtre à meneaux. Une autre maison forte est localisable à Sardonne.

 

SAINT CHRISTOPHE EN OISANS

 

Motte présumée castrale dite « la Vieille Bérarde ». Elle ressemble à une fortification en terre de l’an Mil dominant les ruines très arasées de l’ancien village de la Bérarde.

 

VAUJANY

 

Maison forte non localisée citée en 1339.

 

VENOSC

 

Gentilhommière de Bourg d’Arud : c’est un bel édifice d’agrément du 17ème siècle, aujourd’hui hôtel.

 

Maison de notable à la Danchère.

 

VILLARD NOTRE DAME

 

Absence d’éléments connus.

 

VILLARD RECULAS

 

Maison forte non localisée citée en 1339.

 

VILLARD REYMOND

 

Absence d’éléments connus.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 4443, f° 43 (ADI)

-       G. ALLARD : les maisons fortes et les fiefs du Dauphiné, man. 17ème siècle, BMG

-       A. ALBERT : essai descriptif sur l’Oisans, 1854

-       J. H. ROUSSILLON : guide du voyageur dans l’Oisans, 1854

-       J. MARION : cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, 1869

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Bourg d’Oisans, 1870

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1883

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29532, 29637

-       L. CORTES : l’Oisans, 1926

-       A. ALLIX : l’Oisans au moyen âge, 1929

-       G. SENTIS : l’Oisans, 1982

-       M. C. BAILLY MAITRE et J. BRUNO DEPRAZ : Brandes en Oisans, DARA n° 9, 1994   

-       B. FRANCOIS : mémoire du Bourg d’Oisans, 1997

-       Patrimoine en Isère, l’Oisans, 2001  

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

 

CANTON DE CLELLES

 

CHICHILIANNE

 

Château de Passières : ancien manoir des seigneurs de la famille de Veynes aux 15ème et 15ème siècles. Transformé en hôtellerie, il conserve encore un bel aspect médiéval.

 

Château de la Ruthière : situé sur une petite colline. La tradition en fait un rendez vous de chasse du dauphin Louis II, futur Louis XI. Une tour rasée à hauteur d’un toit conserve la date de 1590 mais l’édifice semble remonter au 14ème siècle comme l’indiquent encore certaines ouvertures.

 

CLELLES

 

Maison forte dite Fort du Chaffard : elle est située au hameau du même nom. Construite après 1328 par les Morges, il en reste une puissante enceinte carrée de 20 mètres de coté.

 

Maison forte des Second : des 16ème et 18ème siècles, du nom de la famille qui la fit édifier.

 

Maison forte de Reneville : du 16ème siècle. Elle présente une tour d’angle circulaire coiffée d’une toiture en éteignoir à tuiles écailles.

 

Château d’Esneval : ancien château féodal avec tours et fenêtres à meneaux en contrebas du bourg. Il est flanqué d’une tour d’escalier dont la porte est surmontée d’une niche abritant une vierge.

 

Restes de tour médiévale à l’arrière d’un bâtiment longeant la route de Saint Martin de Clelles.

 

Manoir Bachelard Monval : édifié au 16ème siècle, il a été modifié au 19ème siècle. De la partie ancienne, subsiste une tour d’escaliers couronnée d’une triple rangée de génoises avec toiture en tuiles écailles.

 

Maison dite le château du 18ème siècle.

 

Maison Parron de la seconde moitié du 18ème siècle.

 

LALLEY

 

Absence de château ou de maison forte.

 

 

 

MONESTIER DU PERCY

 

Absence de château ou de maison forte.

 

LE PERCY

 

Château d’Esparon : il est mentionné en 1260.

 

Château de Casseyre : édifice des 18ème et 19ème siècles.

 

 

SAINT MARTIN DE CLELLES

 

Aux Sées, ancien château médiéval en ruines aynat appartenu à la famille de Combourcier.

 

SAINT MAURICE EN TRIEVES

 

Absence de château ou de maison forte.

 

SAINT MICHEL LES PORTES

 

Motte castrale de Darne.

 

Château de Thoranne : il est cité au 12ème siècle mais son origine est sans doute beaucoup plus ancienne car on connaît un Pontius de Thoranne, témoin d’une donation en 1080. Il a totalement disparu.

 

Bâtie d’Ambel : elle était située au lieudit du même nom.

 

Maison forte de la Bâtie de Thoranne : elle est citée en 1262.

 

Maison forte de Chenicourt : d’origine indéterminée, elle date dans son état actuel du 15ème siècle.

 

Château de Darne.

 

Dans le village, belle maison ancienne avec une fenêtre à meneau à demi bouchée.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Clelles, 1870

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 1988, 8305, 12092 

-       H. TERRAS : la vicomté de Trièves et la baronnie de Gresse en vallée chevaleureuse, 1970

-       A. BEAUP : Histoire du Trièves, 1984

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Patrimoine en Isère, Trièves, 1996

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives de la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et 56, 2005

-       SRA Rhône Alpes, bilan scientifique 2006.

CANTON DE CORPS

 

AMBEL

 

Castello d’Ambel : selon la tradition, il aurait été construit vers 739. Saint Eldrade y serait né en 781. Le château aurait été détruit vers 906 par les Sassasins.

 

Château delphinal : édifié au début du 13ème siècle. Il est encore mentionné sur la carte de Cassini du 18ème siècle. Il n’en subsiste aujourd’hui que quelques pierres de la chapelle castrale, encastrées dans une maison du village.

 

Maison forte d’Ambel : en face de Corps, sur l’autre rive du ravin de Lara, vestiges d’une maison forte dont il ne reste que la chapelle castrale avec sa voûte ogivale.

 

BEAUFIN

 

Château delphinal dit Tour des Bérenger : il est connu dès 1303. Il semble avoir disparu assez tôt. La famille de Berenger qui racheta la terre de Beaufin au 16ème siècle semble l’avoir fait restaurer en partie. Il en subsiste les restes d’une tour quadrangulaire de construction très massive, aux murs épais de 1,80 mètre, dominant le Drac de 200 mètres.

 

CORPS

 

Château delphinal dit Tour du Prince : sur le versant surplombant le ravin de Lara, vestiges de l’ancien château delphinal décrit en 1339 comme étant une tour de 14 toises de hauteur. En 1342 il est dit bien fort et fermé de murs et de fossés. Il fut détruit au 17ème siècle.

 

Enceinte médiévale : il subsiste quelques restes du burgus cité en 1372. Le rempart enserrait 3 hectares et comportait quatre portes. Il fut démantelé à la fin des guerres de religion.

 

Maison forte d’Hugues Alleman : elle est citée en 1292. Elle comportait une tour de trois étages et de 24 mètres de hauteur. Elle disparut au début du 18ème siècle.

 

LES COTES DE CORPS

 

Au hameau de la Balme, traces de fortifications.

 

Manoir du Cros des 17ème et 18ème siècles.

 

MONESTIER D’AMBEL

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

PELLAFOL

 

Château dit Château Vieux : il est cité dès 1252. Il appartenait au début du 15ème siècle à Guillaume de Montorcier, seigneur de Pellafol. Il en fut dépossédé en 1426 par une ordonnance au profit du Dauphin. Après plusieurs années d’exil, Montorcier revint et récupéra par surprise son château. Aussitôt, le gouverneur du Dauphiné aidé des châtelains de la Mure, Beaumont, Corps et Valbonnais entrèrent en guerre contre le rebelle, encerclèrent le château et parvinrent à l’investir. Le château fut alors occupé au nom du Dauphin. Il n’en subsiste aujourd’hui que quelques pierres.

 

Maison forte de la Tour citée en 1426.

 

QUET EN BEAUMONT

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT LAURENT EN BEAUMONT

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINTE LUCE

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT MICHEL EN BEAUMONT

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT PIERRE DE MEAROTZ

 

Au lieudit « le Châtelard », motte castrale possible.

 

Château delphinal de Beaumont : il est situé au hameau de Bas Beaumont. De ce château édifié au début du 13ème siècle il ne subsiste que quelques traces.

 

LA SALETTE FALLAVAUX

 

Tour des Lafont : elle est citée en 1534. Il en reste quelques traces à l’extrémité sud des Fallavaux.

 

LA SALLE EN BEAUMONT

 

Motte castrale du Châtelard dite « Serre de la Motte » au dessous de la gare des Egaux.

 

Château féodal de Beaumont : il est cité dès le 12ème siècle. On le situe traditionnellement à l’emplacement de la motte castrale. Il a totalement disparu.

 

Maison des maître des 17ème et 18ème siècles.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 4263, B 4443 f° 94, B 4503 (ADI)

-       G. ALLARD : recherches sur le Dauphiné, man. 17ème siècle, f° 493 à 498 (BMG)

-       F. CROZET : description des cantons, 1870

-       H. DURAND : notes sur l’histoire de Corps et son mandement depuis les origines jusqu’à nos jous, 1891 

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29532

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous n° 7, 1989

-       Mémoire d’Obiou n° 3, 1998 et n° 5, 2000

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse, bulletin des AVG n° 55 et 56, 2005 

-       Patrimoine en Isère, 2006

 

 

CANTON DE DOMENE

 

CHAMROUSSE

 

Il n’y a pas de château ni maison forte dans cette nouvelle commune.

 

LA COMBE DE LANCEY

 

Château de la Combe ou du Boys : il remonte dans ses parties les plus anciennes au 11ème siècle mais l’édifice a été souvent remanié et il est aujourd’hui très composite. Il fut reconstruit presque entièrement par la famille du Boys qui en fut propriétaire jusqu’en 1928. C’est dans ce château qu’est mort Mgr Dupanloup le 11 octobre 1878.

 

Lieudit « les Vieilles Fosses ».

 

DOMENE

 

A « Châteauvert », traces de motte castrale, berceau des Aynard.

 

Château féodal : sur le Mont Garcin, emplacement du château féodal cité, avec sa chapelle castrale à Saint Nicolas, dans le cartulaire de Saint Hugues. Le château fut abandonné au 17ème siècle.

 

Château Ferrier cité dès 1195.

 

Véhérie : elle est connue dès le 13ème siècle. Elle était située sur la route entre le grand ruisseau et le chemin du prieuré. Ses tours ont été démolies en 1825 pour faire une place publique.

 

Château de Beauregard : poste avancé de la forteresse de Revel surplombant toute la vallée de l’Isère. La tour, bien conservée, montre encore une entrée à arcature de style de transition entre le roman et le gothique.

 

Tours d’Ars : au dessus du bourg, donjon carré cité dès le 14ème siècle.

 

Château Perrin cité de 1303 à 1757.

 

Maison forte d’Ars : elle est attestée au 15ème siècle. Ruinée au 17ème siècle, il n’en subsiste plus rien.

 

Ancienne maison forte des Morard disparue.

 

Dans la rue centrale, maison renaissance qui conserve au deuxième étage une fenêtre à meneau.

 

Rue du Martinet, maison médiévale très abîmée.

 

Château d’Arces du milieu du 19ème siècle.

 

LAVAL

 

Tour de Montfollet ou Montfalet : elle commande un large point de vue couvrant la combe de Laval et toute la vallée. C’est une construction massive de forme quadrangulaire bâtie en pierres non appareillées. L’épaisseur des murs à la base est de huit mètres. L’origine de la tour est incertaine et bien que sa construction s’apparente au 12ème siècle, certains auteurs pensent qu’il pourrait s’agir d’une « tour sarrasine » (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1926).

 

Maison forte du Mollard : Humbert de Laval, possesseur de cette maison forte, en fit hommage au comte Amédée le 14 mars 1309. En 1382, Jean Alleman en fit hommage au dauphin.

 

Maison forte de Laval : elle est citée en 1249.

 

Château de Gordes : le porche d’entrée et ses tours rondes semblent avoir été conservés tels qu’à l’origine. Dans cette demeure naquit Hélène Alleman, mère du chevalier Bayard et, un siècle plus tard, Bertrand Simiane, baron de Gordes et Lieutenant Général du roi en Dauphiné.

 

Château de la Martellière : à l’entrée du village, massive construction avec plusieurs tours dont l’origine semble remonter au 15ème siècle. Au 16ème siècle c’était la résidence de la conseillère de la Martellière, dame de Laval.

 

Maison forte de Commiers disparue.

 

Mas du Palais dit le Château construit en 1888.

 

MURIANETTE

 

Maison forte dite Tour Ravier ou Tour du Diable : donjon médiéval bien conservé dans une position élevée cité dès 1299. Une légende locale disait que le diable y apparaissait lorsqu’un habitant du village était à l’article de la mort.

 

Près de l’église ancienne demeure noble d’époque renaissance avec une fenêtre à meneau.

 

REVEL

 

Château de Revel : dès la fin du 13ème siècle, la terre et la seigneurie de Revel appartenait aux Alleman d’Uriage. On voit actuellement les restes d’un château de la seconde moitié du 15ème siècle dont la porte est à herse ogivale, bâti sur l’emplacement de la forteresse primitive. Ce château est l’un des plus vastes du département.

 

Tour de Beauregard : poste avancé de la forteresse de Revel, surplombant toute la vallée de l’Isère. La tour, bien conservée, montre encore une entrée à arcature de style romano gothique.

 

Tour de Sommiers : elle est citée dès 1387 mais son origine est sans doute beaucoup plus ancienne. Elle conserve encore une élévation de trois niveaux sur 12 mètres de hauteur.

 

Lieudit « Château Bersonna ». 

 

SAINTE AGNES

 

Tour de Châteauroux : ancienne maison forte citée en 1231 dont il ne reste qu’un pan de mur. Elle appartenait aux Commiers.

 

Maison forte du Fay : très belle maison forte des 15ème et 16ème siècles, bien conservée et dotée d’une tourelle sur le flanc ouest. C’était au 15ème siècle le siège principal de la famille de Commiers.

 

Château Gamon de Monval.

 

Lieudit « le Châtelard ».

 

SAINT JEAN LE VIEUX

 

Château du Couvat : il se compose d’une tour carrée, d’une demi tour ronde et d’un bâtiment récent. La tour carrée est conservée sur trois niveaux. La première mention de ce château apparaît en 1338. Il fut transformé en château d’agrément au 15ème siècle.

 

Lieudit « la Tour ».

 

SAINT MARTIN D’URIAGE

 

Château d’Uriage : la terre d’Uriage aurait été donnée au chevalier Alleman par l’évêque Isarn dans le dernier tiers du 10ème siècle. Dès cette époque il y aurait eu sur la motte dominant Uriage une construction fortifiée. C’est sans doute celle qui est citée en 1085. Le château actuel remonte aux 12ème ou 13ème siècles. Les deux pavillons gothiques dont il fut composé furent, selon les traditions locales, les donjons séparés des frères Alleman que l’on relia ensemble par une galerie. Aujourd’hui, le château se présente comme un édifice composite. Les parties les plus anciennes, les deux tourelles, sont du 13ème siècle mais elles ont été remaniées ultérieurement. Le pavillon central peut dater du 15ème siècle. Au total l’édifice conserve cinq tours.

Les façades, les toitures sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1988). La grande pièce du rez de chaussée, dite l’Orangerie est classée monument historique (1990). L’ensemble du site est inscrit au titre des sites pittoresques (1944).

 

Bourg castral : autour du château s’était développé dès le 11ème siècle un bourg castral doté en 1232 d’une charte de franchises et de remparts. Il fut abandonné dès le 15ème siècle.

 

Château de Pinet : il devait remonter à l’époque de l’église. Il n’en subsiste plus rien hormis des blocs cyclopéens soutenant la plate forme sur laquelle il était établi. Toutefois, certains souterrains pourraient perdurer car au cours de l’hiver 1977-1978 le terrain s’est effondré sur 40 mètres de longueur et 2 mètres de largeur.

 

Maison forte de Mollard Alleman : elle est citée en 1464. Il en subsiste le lieudit « le Mollard ».

 

Maison forte d’Argenson : elle est citée dès 1338. En 1469 elle appartenait à Pierre Godefroi. Dès le 18ème siècle elle apparaît ruinée. Il n’en subsiste qu’une plate forme ovale de 15 mètres sur 9.

 

Maison forte de la Rivoire : aujourd’hui disparue c’était un fief de la terre d’Uriage.

 

Maison forte du Bouloud : demeure avec une tour ancienne en contre-haut de la « Maison Alleman ».

 

Maison forte du Rossin : au hameau du même nom, ancienne demeure avec tour et de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

Maison forte du Mas de Pinet : habitation avec tour ronde contenant un escalier à vis. Une inscription porte la date de 1611 également gravée au premier étage sur le noyau de l’enceinte avec un linteau en accolade marqué d’une croix.

 

Maison Alleman du Bouloud : c’est une construction massive édifiée originellement par la famille Alleman. Elle conserve un linteau de 1676 et treize motifs de décoration dont sept qui figurent sur une croix de Malte.

 

Château Chabaud Latour : petit castel du 19ème siècle construit par Berruyer.

 

Lieudit « le Châtelard ».

 

SAINT MURY MONTEYMOND

 

Il n’y a ni château ni maison forte connus.

 

LE VERSOUD

 

Château d’Etapes : il est cité dès 1290 comme possession des Commiers. Il servait, dit-on, d’étape aux dauphins quand ils allaient à leur château d’Avallon. Le château fut désaffecté au 17ème siècle. Il en subsiste le donjon de 8 mètres de coté sur 15 mètres de hauteur et une partie de l’enceinte sur le coteau.

 

Château Bouchet.

 

Lieudit « la Bâtie ».

 

VILLARD BONNOT

 

Château de Vorz ou de Miribel : c’est un édifice aujourd’hui composite qui a remplacé une maison forte du 13ème siècle dépendant de la seigneurie de Laval. Son architecture actuelle est du 16ème siècle mais son caractère a été altéré par les nombreuses restaurations qu’on lui a fait subir.

 

Château de Berlioz : dans son état actuel il remonte au 17ème siècle et possède des fenêtres à meneaux, des arcs brisés et des linteaux en accolade.

 

Manoir du Bertie : il est cité au 18ème siècle par la carte de Cassini. Son emplacement n’est pas connu.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       H. MICHAL LADICHERE : Uriage est ses environs, 1850

-       Abbé GALLON : recherches archéologiques sur le bourg de Domène, 1854

-       H. PALLIAS : Uriage et Vizille, 1856

-       J. SESTIER : la vallée du Grésivaudan, rive gauche de l’Isère, 1900

-       L. PERRIER : histoire de Domène, 1921

-       A. BOURNE : Vizille et ses environs, 1925

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1965

-       O. DENORD : les termes et le château d’Uriage, 1966

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, 1977 

-       L. VIVARAT : Uriage les Bains, 1979

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       A. BŒUF : les seigneurs de Sainte Agnès, 17ème et 18ème siècles, Généalogie et histoire n° 59, 1989

-       Patrimoine en Isère, canton de Domène, 1996

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 2005

-       Site Internet, château féodal et ruine médiévale (Isère).  

 

 

CANTON D’ECHIROLLES

 

BRESSON

 

Château de Bresson ou Château Charlon : construit au 15ème ou au 16ème siècles par la famille de Pourroy originaire de Pont en Royans. Restauré en 1856, il se compose d’un vaste bâtiment rectangulaire flanqué de 4 tours ou échauguettes. Il conserve encore quelques pièces voûtées de son premier état.

 

Château de Montavit ou Montavie : jadis maison forte citée en 1379 comme appartenant à Jean Nisey et propriété au 16ème siècle. C’est un grand édifice du 16ème ou du 17ème siècles qui appartenait en 1684 à Nicolas Prunier, seigneur de Saint André et marquis de Virieu.

 

Château Mottet : il trouve son origine dans une maison bourgeoise de la fin du 17ème siècle. La famille Mottet qui l’acheta vers 1887 le transforma alors en château. C’est la mairie depuis 1991.

 

Fort de Montavie : construit de 1875 à 1879. Il domine Eybens dont il défendait la route du coté de Vizille et tout le plateau de Champagnier.

 

ECHIROLLES

 

Château de la Commanderie : c’est l’ancien logis des commandeurs restauré au début du 19ème siècle dans le style du 17ème siècle. C’est aujourd’hui la propriété de la société Collas.

 

Château de Saint Jacques : le plus ancien document qui le mentionne date de 1534 et fait état de la maison forte d’Echirolles. Le château a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. Dans la partie est du domaine subsistent quelques éléments en pierre d’architecture ancienne.

 

Propriété de Pisançon citée dès le 13ème siècle.

 

Domaine de Rome et de Vaulx : au 16ème siècle l’un des grands domaines d’Echirolles fut celui qui appartenait à la famille de Vaulx. En 1871 le domaine fut morcelé et vendu. Malgré les transformations apportées aux bâtiments et à la disposition des lieux, le quartier actuel des Glaires donne encore une idée de l’importance et de l’agrément que devait avoir jadis cette propriété.

 

Bibliographie pour le canton d’Echirolles :

 

-       Collectif : à la découverte du vieil Echirolles, 1970

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       C. MULLER : Bresson : 1999

-       E. TASSET : l’histoire des châteaux forts, 2005

 

CANTON D’EYBENS

 

EYBENS

 

Château delphinal : un « castrum de Aybeno » est cité dès 1284. L’enquête delphinale de 1339 en donne la description suivante : « tour carrée de 12 toises de hauteur sur 19 toises de circonférence, murs de 5 pieds d’épaisseur. Revenus 270 florins. En dépendent un pré, une grange avec jardin et verger, un bois, une terre, une vigne et les paroisses d’Eybens, Bresson et Saint Martin d’Hères. 4 nobles résidents ».

 

Château d’Eybens : admirablement situé sur la colline, le château dont la construction est attribuée à Christine de Bourbon, fille de Henri IV et régente de Savoie, en 1637, est sobre de ligne. Cette apparence est encore renforcée par la simplicité et la régularité des ouvertures de ce grand rectangle flanqué aux quatre angles d’avant corps en saillie sur les façades nord et sud. L’intérieur est remanié depuis le 19ème siècle. Au cours de travaux on a mis au jour un beau plafond à la française avec poutres et solives peintes où figure le monogramme de Christine de Bourbon. C’est elle qui anoblit en 1646 Jean de Surville et lui donna le château et la seigneurie d’Eybens.

 

Château Bel Air : grand bâtiment de trois niveaux qui possède quatre tours rondes. Il est représenté comme résidence bourgeoise sur la carte de Cassini de 1772.

 

Château de Tournadre : édifice avec tour et meneaux.

 

Château de la Commanderie : édifice portant les marques des 17ème et 18ème siècles, aujourd’hui hôtel.

 

GIERES

 

Château delphinal : il est cité dès 1211 comme possession des Briançon en fief du dauphin. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « tour carrée de 12 toises de hauteur et de 19 de circonférence. Murs de 7 pieds à la base et de 3 pieds au sommet, chapelle. En dépendent un bois, une vigne et les paroisses de Gières et de Venon. Revenus 250 florins. 7 nobles résidents, dont 6 ayant maison forte : Hugues de Gières, Hugues de Porte Traine, Jean de Gières, Hugues de Claix, Jean Ravier, l’évêque de Grenoble ».

Le château fut brûlé au 16ème siècle. Il en subsiste quelques ruines sur les pentes du Murier, notamment celles d’un gros donjon et de deux basses cours.

 

Maison forte de Durand de la Perrière.

 

Maison forte du Grand Châtellet : elle est citée vers 1300 comme possession de Guy de Montauban, frère du dauphin Jean II. C’est aujourd’hui un important bâtiment de trois niveaux dominé par une grosse tour carrée occupé par des logements.

 

Château Périssol : construit au 17ème siècle en remplacement de l’ancien château féodal. Une élégante tourelle d’escalier, engagée dans la façade ouest, dessert les étages du château. Au 18ème siècle un bâtiment en retour fut rajouté.

 

Château de la Colombière : édifice avec tourelle et fronton d’époque Louis XIII au dessus du corps central de logis.

 

Manoir Motte du 19ème siècle.

 

Fort du Murier : construit après 1871 pour la défense éventuelle de Grenoble (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1984).

 

HERBEYS

 

Au « Châtelard », emplacement possible d’une motte castrale.

 

Château : ancienne résidence d’été des évêques de Grenoble. Il a été construit avec, pour élément central, une tour carrée de 12 mètres sur 8 mètres, élevée dans les premières années du 14ème siècle par Lanthelme de Commiers. Il fut acquis en 139 par Aymon de Chissé, évêque de Grenoble. Son neveu, Mgr Aymon II de Chissé s’y retira pour mourir. Deux siècles plus tard, de 1621 à 1668, Pierre Scarron fit boucher les fenêtres gothiques de la tour. C’est au cardinal le Camus, aumônier du roi et évêque de Grenoble, qui aimait séjourner à Herbeys, que revint le mérite d’aménager un jardin à la française et de transformer totalement le château. A la mort du cardinal en 1707, seule l’aile gauche du château était achevée. L’aile droite, au nord, fut construite entre 1721 et 1725 par Mgr Paul de Chaulnes. Ses successeurs n’apportèrent aucun aménagement nouveau. Il fut vendu comme bien national à la révolution.

Avant sa transformation en appartements, l’intérieur se composait d’une partie centrale couverte par un grand dôme d’ardoises avec sur un rez de chaussée surélevé une unique grande salle décorée de peintures en trompe l’œil.

Le plafond du salon du premier étage est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1948). Le salon à l’italienne dit « le Dôme » et la salle à manger sont classés monument historique (1949). Le château et son parc sont également classés au titre des sites (1949).

 

Maison forte du Villard : elle conserve une jolie tourelle d’angle et un élégant toit à quatre pentes couvert de tuiles sombre. En 1700 la demeure appartenait à François Gras du Villard, receveur des tailles.

 

Dans le village, demeure fortifiée avec tour, aujourd’hui ferme, qui parait être une ancienne maison forte.

 

Château de Beylié.

 

Château de Chollet du 18ème siècle au lieudit du même nom.

 

Fort des Quatre Seigneurs : élément de la défense de Grenoble, le fort fut achevé en juin 1879. Sa garnison était de 430 hommes et il était équipé de 28 pièces d’artillerie. Le nom du site vient de la converge au moyen âge de quatre mandements : Gières, Eybens, Herbeys et Uriage.

 

VENON

 

Château épiscopal : il y eut au 13ème siècle un château possédé par les évêques de Grenoble, seigneurs temporels de Venon, dans lequel en 1329 Jacques de Die, conseiller du Dauphin, fit donation d’une maison et d’un jardin aux pauvres de Grenoble, rue du pont Saint Jaime. De ce vieux château il ne restait déjà au 17ème siècle que « des masures et un petit bout de logement ».

 

Maison forte de la Tour attestée en 1339.

 

Lieudit « le Châtelard ».

Lieudit « le Mollard » (Mollarium Villa en 1339).

Lieudit « la Tour de Pelloux ».

 

Manoir de la Ville dit aussi château de Venon : constitué sans doute sur l’emplacement du château primitif. Le château comporte des éléments renaissance, notamment de jolies fenêtres à meneaux.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3120, B 4443 f° 8 et f° 10 (ADI)

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 29527, 2952, 29538

-       Anonyme : Herbeys et son château épiscopal, 1939

-       M. A. FOIX : les murmures du château d’Eybens, Nouvel Actualité Dauphiné n° 5, 1975

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       Les châteaux de Gières, Information municipale n° 32, 1982

-       Patrimoine en Isère, canton de Domène (pour Venon), 1996

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       M. VIANNEY LIAUD : Herbeys, 1991

-       Venon d’hier à aujourd’hui, bulletin municipal spécial, 2000

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE FONTAINE SASSENAGE

 

FONTAINE

 

Château des Balmes : il est attesté dès 1275, époque où il appartenait à Guillaume de la Balme. Il conserve une partie de donjon rectangulaire de quatre niveaux sans doute contemporain de la construction initiale. Bien qu’il ait été modifié aux 17ème et 18ème siècles il garde sa forme générale primitive un peu lourde.

 

Château de Planta ou de la Rochette : les origines de ce château sont incertaines. En 1488il est qualifié de maison forte de l’Abbaye. La famille de la Tour Sassenage le possédait au 16ème siècle. Du 17ème siècle jusqu’en 1847 il fut propriété de la famille Falquet, devenue par la suite Falquet du Planta. Le nom de « Château de la Rochette » lui a été donné au début du 20ème siècle, époque à laquelle on procéda à certains aménagements et où on s’aperçut à cette occasion qu’il avait été construit sur un rocher (site inscrit, 1946).

 

Maison forte ou ferme de l’Abbaye : non documenté, l’édifice dont la tradition locale fait un couvent, remonte au 16ème siècle. Il possède des fenêtres à meneaux et, à l’intérieur, des plafonds à la française et des cheminées renaissance (site inscrit, 1946).

 

NOYAREY

 

Maison forte de Monte Ruffio : elle est mentionnée en ruines sur la carte de Cassini du 18ème siècle.

 

Chemin des Noyers, demeure ancienne présentant une porte et une fenêtre à meneaux surmontées de linteaux en accolade du 15ème ou du 16ème siècles.

 

Château de Chaulnes : la famille de Chaulnes était originaire de Picardie. Jean de Chaulnes eut deux fils dont Pierre, le cadet, qui vint s’établir à Noyarey au début du 16ème siècle. En 1684, la terre de Noyarey fut érigée en marquisat. Le château est un édifice composite. Construit sans doute au 16ème siècle il a été ensuite modifié au 17ème siècle et au milieu du 19ème siècle par l’adjonction de deux tourelles.

 

Château de Claire Fontaine : bel édifice paraissant remonter au 18ème siècle.

 

SASSENAGE

 

Château delphinal dit Château Vieux : selon la tradition, il remonterait au 10ème siècle époque à laquelle Isarn, évêque de Grenoble, aurait donné la terre de Sassenage au chevalier Bérenger pour le récompenser de ses éclatants services. Toutefois, la première mention effective du château ne date que de 1080. Il est édifié dans un site stratégique et défensif indéniable dominant de 150 mètres la vallée de l’Isère et le village ancien. Aujourd’hui très remanié, il devait couvrir 1 hectare. On peut lui restituer deux enceintes. Il conserve une magnifique salle voûtée, décrite en 1339, malheureusement détruite en partie, qui donne une idée de l’architecture soignée des bâtiments qui composaient ce château. L’enceinte extérieure subsiste encore presque entièrement, flanquée à intervalles réguliers de tours semi circulaire. L’enquête delphinale de 1339 lui attribue des revenues de 200 florins. En dépendaient deux vignes, deux granges, un lac, un pré, des bois et les paroisses de Fontaine, Saint Pierre, Vignes et Engins. Il y avaient 8 nobles résidents avec maison forte.

 

Maison forte des Etables : c’est vraisemblablement l’une des maisons fortes attestées en 1339. Elle devait être située à l’emplacement actule du château de Bérenger.

 

Route du pont Charvet, construction médiévale avec tourelle engagée et fenêtre à meneaux.

 

Rue de l’Eglise, demeures renaissance.

 

Château de Bérenger : sobre construction dans le style pur et régulier de Mansard. L’architecture, un peu massive, rappelle bien le style du commencement du règne de Louis XIII. Il fut construit par les Bérenger Sassenage, dont l’une, Claudia Bérenger fut la première femme de Lesdiguières. A l’intérieur subsistent une très remarquable cuisine et une chambre, dite royale, dont le lit fut offert par Louis XV comme cadeau de mariage.

Le château, le parc cet l’allée de marronniers sont classés monuments historiques (1942) et inscrits au titre des sites (1942).

 

L’intérieur est un véritable musée et conserve notamment :

 

-       un portrait d’enfant du 18ème siècle,

-       deux portraits d’hommes en arme du 17ème siècle,

-       un portrait d’Hugues de Lionne de 1664,

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1988),

-       deux tableaux représentant le dauphin, fils de Louis XV, de 1760 et de 1776,

-       un paysage de montagne du 17ème siècle,

-       un portrait de femme de 1760,

-       un portrait de Marie Françoise Casimire de Sassenage du 18ème siècle,

-       un portrait de fillette au mouton de 1774,

-       un portrait de jeune femme à la couronne de roses de 1791,

-       un portrait d’homme en habit de 1785,

-       un portrait de jeune fille de 1760,

-       un portrait de gentilhomme en cuirasse de 1660,

-       un portrait du duc de Choiseul de 1770,

-       un portrait de Marie Antoinette avec ses enfants de 1782,

-       un portrait de la comtesse d’Artois de 1783,

-       trois portraits de la comtesse de Provence de 1782,

-       deux portraits de la dauphine Marie Josèphe de Saxe de 1760 et 1776,

-       un portrait de femme à la rose de 1760,

-       un portrait de Louis Stanislas Xavier de France, frère de Louis XVI de 1782,

-       un portrait de Pierre de Bérenger de 1791,

-       deux portraits de la marquise de Bérenger de 1791,

-       un portrait de Bérenger du Gua de 1748,

-       un portrait de dame en robe de velours bleu de la fin du 17ème siècle,

-       un portrait de François de Bonne, duc de Lesdiguières de 1664,

-       un portrait de Gaspard de Sassenage de 1620,

-       un tableau de la mort de Lucrèce du 17ème siècle,

-       un tableau de Moïse au puits du milieu du 17ème siècle,

-       un tableau de Moïse sauvé des eaux du milieu du 17ème siècle,

-       un tableau des 4 évangélistes du 17ème siècle,

-       un tableau de Tobie du début du 17ème siècle,

-       un tableau de la bataille de Kiröln du 17ème siècle,

(classés monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1997),

-       un tableau de jeune garçon du 19ème siècle,

-       un portrait de fillette du 19ème siècle,

-       un tableau de la jeune mendiante du 19ème siècles,

-       deux tableaux représentant des vues de Sassenage du 19ème siècle,

-       deux portraits de Lucie de Guichen, marquise de Bérenger, du 19ème siècle,

-       une chaise à porteurs de 1758,

-       une bibliothèque prie dieu de 1760,

-       dix fauteuils dits à la reine de 1755,

-       3 bergères de 1755,

-       un lit à baldaquin de 1755,

-       13 fauteuils dits au roi de 1755

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1998).

 

Château des Blondes : construite vers 1772, cette demeure était à la fois une manufacture de « blondes » (dentelles de soie) et un établissement hospitalier qui accueillait et employait des fillettes orphelines ou abandonnées. C’est aujourd’hui la mairie.

 

Château de Beaurevoir : grand château construit dans le style néo renaissance au début du 20ème siècle par la famille Terray sur le plateau des Cotes.

 

VEUREY VOROIZE

 

Au « Châtelard », emplacement présumé de motte castrale.

 

Tour des Templiers : à l’origine maison forte ou peut être château delphinal. La tour, du milieu du 13ème siècle, est construite sur des substructions antiques. C’est un carré de 15 mètres de coté avec des murs de 2 mètres d’épaisseur. L’entrée primitive devait être située sur la façade nord, à la place de la porte actuelle qui a remplacé une porte ogivale. A hauteur du premier étage existait une porte étroite aujourd’hui murée qui donnait sur un petit balcon surveillant l’entrée. La demeure fut sans doute concédée aux templiers ou aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem puisque c’est sous ce nom qu’elle est parvenue jusqu’à nous (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1984).

 

Château des Chorot Boisverd : il remonte au 15ème siècle mais la construction a été remaniée à diverses époques. Elle conserve néanmoins une tour ronde de son premier état. Cette tour, qui passe pour avoir abrité le dauphin Louis II un jour de chasse conserve une tapisserie datant peut être de cette époque.

A compter de 1450 la famille de Chorot Boisverd a donné de nombreux châtelains à Veurey.

 

Château des Saint Ours de Petit Port : construit à l’époque de la renaissance par la famille de Saint Ours. Aliéné à la révolution, il a néanmoins conservé sa physionomie primitive. La façade avec ses fenêtres à meneaux donne sur le chemin qui va de Veurey  l’Echaillon.

 

A proximité, ancienne ferme seigneuriale contemporaine du château qui conserve une fenêtre à meneau.

 

Château de Saint Ours : construit vers la fin du 17ème siècle en remplacement du château de Petit Port. Il a été reconstruit vers 1850 à la suite d’un incendie.

 

Bibliographie pour le canton de Fontaine Sassenage :

 

-       B 3120, B 4443 f° 25 (ADI)

-       Abbé MOUTON : notice historique sur Veurey en Dauphiné, 1912

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 29532, 29555, 29563

-       M. MARIAC : monographie de Sassenage, TER 1946

-       J. DESCROZAILLE : Sassenage, 1950

-       Anonyme : essai historique sur la commune de Noyarey, 1958

-       Chanoine THELLIEZ : au pays de Dauphiné, Noyarey, 1961

-       F. CAMOIN : Villard de Lans, son histoire, son site, 1965

-       C. MULLER : Sassenage, 1971

-       C. MULLER : le château des Balmes à Fontaine, l’Essor, 1976

-       G. SENTIS : Grenoble aux trois roses, 1985

-       Patrimoine rhônalpin : bienvenue des les parcs et châteaux de l’Isère, 1985

-       Archéologie chez vous n° 6, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       C. MULLER : Sassenage, 1000 ans d’histoire, 1988

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, réédition 1995

-       Atlas du patrimoine en Isère, 1998

-       C. MULLER : mémoires en image, Sassenage en Dauphiné, 2003

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale (Isère).

 

CANTON DE FONTAINE SEYSSINET

 

SEYSSINET PARISET

 

Motte castrale du Châtelas de 30 mètres sur 15 mètres.

 

Château delphinal de Parizet dit « Tour sans Venin » : les ruines qui subsistent sont celles d’un château fort édifié sans doute au 11ème ou au 12ème siècles, peut être sur l’emplacement d’un édifice plus ancien que la tradition fait remonter à l’époque de Charlemagne. L’enquête delphinale de 1339 montre un puissant donjon carré de 8 mètres de coté pour 22 mètres de hauteur avec de 1,60 mètre d’épaisseur à la base, constitué de quatre salles superposées. Il est alors entouré d’une enceinte de 300 mètres de développement.

Seul aujourd’hui le mur occidental de ce donjon subsiste sur 18 mètres de hauteur.

On notera que, dès le 17ème siècle, cette tour figure au titre des « sept merveilles du Dauphiné ».

 

Bâtie de Pariset : elle fut réunie au domaine delphinal au 13ème siècle par suite du décès de Philippe Pariset sans postérité. Elle s’élevait à coté de l’église. Dès 1790 elle avait totalement disparu.

 

Maisons fortes d’Eyssalterris et de Renest citées en 1339.

 

Maison forte du Grand Parizet : construite peut être à l’emplacement d’une motte castrale, elle présente encore quelques traces, notamment un vaste fossé en demi lune.

 

Maison forte des Colonges : elle existait semble t-il dès le 14ème siècle. Elle pourrait avoir été celle des Soffradis ou de Lucara.

 

Château du Châtelard : ancienne demeure qui conserve une haute tour et des fenêtres à meneaux.

 

Manoir des Eybert dit « château Bietrix » : il fut édifié au 17ème ou au 18ème siècle et est presque enchevêtré dans l’église. Peu avant la révolution, il appartenait à M. de Baratier. Il a été aujourd’hui transformé en logements.

 

Maison forte dite « château Vizant Bel Air » : demeure ancienne avec une tour cylindrique de 12 mètres de hauteur couronnée de creneaux..

 

Château ou Bâtie de Combe : construit de 1642 à 1655 par Jean Baptiste de Ponnat, seigneur de Seyssins probablement sur un édifice antérieur puisqu’une cave voûtée porte la date de 1512. Il est situé en dessous du village et son nom reflète sa position particulière. Il conserve encore ses trois tours rondes et une belle entrée de style Louis XIII.

 

Maison des seigneurs des Roux de Commiers : elle a succédé au 18ème siècle à la Bâtie de Parizet. Le 19ème siècle lui a donné pour ornement des tourelles. C’est un gros manoir rectangulaire au toit décoré d’élégantes lucarnes. Il est aujourd’hui aménagé en logements.

 

Château de Beauregard : bâti de 1768 à 1785 par la famille de Ponnat dans une possition admirable. Il est couvert d’une haute toiture en ardoise agrémentée de petites lucarnes. Jean Jacques Rousseau y séjourna en 1768. Le parc a été transformé au 19ème siècle.

Le château, le parc, les serres et les fabriques sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1997). Le grand salon et la chambre du rez de chaussée sont classés monuments historiques (1997).

 

SEYSSINS

 

Motte castrale présumée du Châtelard.

 

Bâtie de Seyssins : elle est mentionnée par un acte de juin 1244 puis en 1379. En 1522 elle appartenait à Didier de Sassenage.

 

Maison forte de Comba : aujourd’hui disparue, elle pouvait se situer au dessous di lieudit « la Combe » sur une butte de terre située au bord de la route de Seyssins à Claix.

 

Maison forte du Châtelard : le vieille demeure aux allures de forteresse médiévale est constituée d’un important corps de logis rectangulaire de trois niveaux et d’un pigeonnier.

 

Maison forte au trois tours : elle appartenait aux Sassenage aux 13ème et 14ème siècles. Elle fut ensuite possession des Ponat.

 

Ancienne demeure de Colonges : construite peut être sur l’emplacement d’une villa gallo romaine, ou avec ses matériaux, ce fut au 14ème siècle la propriété de la famille de Colonges. L’édifice a été profondément modifié aux 17ème et 19ème siècles.

 

Maison forte dite « Maison Blanche » : elle est citée en 1339. Elle conserve une tour ronde dont la porte est ornée d’armoiries détériorées qui ne semblent appartenir à aucune famille du Dauphiné. Dans son état actuel, l’édifice date du premier quart du 16ème siècle. 

 

Demeure dite « le Parlement » : bâtisse avec une fenêtre à meneaux dont l’origine remonte au 14ème siècle. Elle fut ainsi nommée au 17ème siècle car les seigneurs engagistes, dont plusieurs étaient membres du parlement du Dauphiné, s’y réunissaient pour traiter de leurs affaires communes.

 

Le Châtelard ou maison de la Colombière : c’est une haute construction massive flanquée de deux tours rondes et de fenêtres à croisillons et à meneaux. Elle est déjà citée en 1339. L’escalier est à l’intérieur du bâtiment et non dans l’une des tours contrairement à l’usage du pays. C’était la propriété des chanoines de Saint André de Grenoble au 16ème siècle. Elle compte trois niveaux et comporte encore au sud une belle fenêtre à meneau.

 

Tour de Gravel : elle appartenait au 15ème siècle à une famille qui en prit le nom.

 

Bâtie d’Argoult : gros bâtiment surmonté d’une élégante tourelle carrée au toit percé de quatre lucarnes. Attestée dès 1520, elle semble avoir été une dépendance de la maison forte aux trois tours.

 

Maison forte dite « Tour Saint Ange » : demeure du début du 16ème siècle avec une tour ronde sur la façade orientale. Elle fut possédée par le seigneur de Saint Ange puis au 18ème siècle par les Cordeliers de Grenoble. La grosse tour semble être d’origine plus ancienne. L’une des trois maisons fortes citées en 1339 s’élevait peut être à son emplacement.

 

Maison forte du Mas de Louvat : profondément transformée, elle appartenait à la fin du 18ème siècle à la famille d’Ize de Rozan. Elle présente d’austères façades et conserve des plafonds à la française.

 

Château de Vulson : bâtiment avec deux tours carrées et des fenêtres à croisillons. Il était possédé en 1638 par la famille de Parrochn qui la tenait de Marc de Vulson.

 

Maison des Eybert : elle est située au bord de la route de Cossey, à coté du château de Ponat. La clé de voûte de la haute porte est ornée d’armoiries à lambrequins.

 

Château de Ponat : édifice avec trois tours carrées et une tourelle en encorbellement. C’était l’habitation principale de la famille de Ponat à Seyssins.

 

Château de Montrigaud : édifié au 17ème siècle par M. de Langon sur l’emplacement d’un édifice plus ancien. Il a été modernisé et transformé par adjonction de deux petits pavillons carrés servant d’ailes à une façade sans style. C’est aujourd’hui la mairie.

 

Château de la Beaume : construit par Raymond Espeaute coseigneur de Seyssins et conseiller du roi. C’est une grosse maison de deux étages.

 

Castel Montjoie : il est cité en 1638 comme possession de la famille Perrachon. Il possède deux tours carrées.

 

Maison de la croix de la Beaume : propriété en 1660 du sieur de Saint Sulpice. Elle conserve une tourelle d’escalier cylindrique.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 4443 f° 63 (ADI)

-       SALVAING de BOISSIEU : les sept merveilles du Dauphiné, 1656

-       G. ALLARD : dictionnaire du Dauphiné, manuscrit 17ème siècle, BMG

-       G. ALLARD : histoire du Dauphiné, manuscrit 17ème siècle, BMG

-       A. LANCELOT : discours sur les sept merveilles du Dauphiné, Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, T VI, 1729

-       Album du Dauphiné, 1835 -1839

-       J. J. A. PILOT : l’ancien mandement de Pariset, 1887

-       A. de VILLENOISY : Parizet, Seyssins, Seyssinet, Saint Nozier, bulletin de l’Académie delphinale, 1899

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 29670, 29709

-       C. MONTJEAN : les sept merveilles du Dauphiné, 1920

-       P. BERRET : les sept merveilles du Dauphiné, 1925

-       L. ROYER : sur l’origine de la Tour sans Venin, BSDEA, 1928

-       M. RIVIERE SESTIER : au fil de l’Alpe, 1970  

-       Archéologie chez vous n° 6, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       Y. ARMAND : Dauphiné, terre des merveilles, 2000

-       E. TASSET : les plus belles légendes du Dauphiné, 2000

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Notes du Dr ROGET publiées dans le bulletin municipal de Seyssins

-       B. NICOLET : racontez nous, bulletin municipal de Seyssins

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale (Isère).

-       Site Internet : la Tour sans Venin (R. MONVOISIN)

 

CANTON DE GONCELIN

 

LES ADRETS

 

Motte castrale présumée de Montregard.

 

Château : selon la tradition il aurait été édifié au 10ème siècle par Radulphe le Palatin. Il fut ensuite le castrum ou « castellum de Adreis » qui fit partie aux 12ème, 13ème siècle siècle du dispositif établi par les dauphins pour s’opposer aux incursions des ducs de Savoies. Il semble que ce soit ce château du moyen âge,qui entre entre 1305  et1308  aux possessions de  François de Beaumont,baron des Adrets, Le château ,n’est aujourd’hui qu’une maison fermière un peu plus grosse que les autres placée en évidence au dessus de la gorge.

 

Lieudits « Château Bernard » et « « Château Bourgues ».

 

Maison forte de Villard Château. 

 

Château du 17ème siècle, aujourd’hui mairie.

 

LE CHAMP PRES FROGES

 

Maison forte du Châtelard : elle est citée dès 1260 (Castellarium). Elle fut hommagée au comte Amédée par Anthelme de Montfort le 14 mars 1309..En 1382 Guillaume de Morges la céda à Jean de Nonnes, auditeur de la Cour des Comptes. Il en subsiste quelques restes, en particulier une tour d’angle de 4 mètres de diamètre.

 

Lieudit « le Mollard ».

Lieudit « Châteavillain ».

 

LE CHEYLAS

 

Au lieudit « la Tour », emplacement d’un château cité dès 1081.

 

Maison forte de Rochemorte : elle faisait partie d’un système de défense de la vallée du Grésivaudan et constituait l’ouvrage de guet en fer de lance le mieux placé pour surveiller la frontière savoyarde proche. Les premiers possesseurs connus en sont les de Barral vers 1249. Au moyen âge le corps principal des bâtiments était séparé de la falaise par une plateforme large de 100 mètres, bordée d’un mur puissant flanqué d’une échauguette aux deux extrémités. La face nord était défendue par un donjon crénelé de 7 mètres de coté. Sur la même face à l’angle du logis dominant la vallée s’élevait une tour de guet. Cette tour est aujourd’hui effondrée mais dans sa base subsiste un curieux cornet de porte voix.

 

Château du Villard : il est cité dès 1260. Il fut reconstruit au 17ème siècle avant d’être détruit par un incendie en 1900.

 

Maison forte le Truc, disparue.

 

Manoir de la Tour : édifice avec une tourelle ronde de quatre étages flanquée d’un manoir. La tour conserve un toit de lauze et une chapelle aux fenêtres trilobées. L’édifice peut être daté des 15ème et 16ème siècles (inventaire supplémentaire des monuments historiques pour les façades et les toitures, 1951).

 

Maison forte du Villard citée en 1757.

 

Lieudit « le Mollard ».

 

FROGES

 

Château du Mas : la première mention du château apparaît en 1058, époque de la fondation du prieuré de Domène. C’était à l’origine une forteresse qui du jouer un grand rôle à l’époque médiévale. Vers 1120, elle appartenait aux seigneurs de Jouvencel. Le château actuel conserve deux tours rondes et une échauguette. Un escalier de pierre part de l’intérieur de la salle centrale. A gauche de celle-ci, ancienne salle des gardes d’origine romane.

 

Maison forte Pichat dite Château de Froges : elle est citée dès 1298 et a été maintes fois remaniée.

 

Manoir de l’Engenai : il semble trouver son origine dans une maison forte comme en témoigne l’épaisseur des murs et des arcs en plein cintre.

 

GONCELIN

 

Maison forte de Montpansard : édifice composite qui aurait été édifié au 13ème siècle par le seigneur de Goncelin sur l’emplacement d’un édifice plus ancien. La tour carrée s’élève à 2à mètres de hauteur et conserve des traces de peintures murales.

 

Maison forte delphinale : bâtie sur les premières hauteurs de Goncelin, 200 mètres à l’est de l’église, elle est citée dès le 13ème siècle. Son état actuel montre une reconstruction au 16ème siècle.

 

Enceinte médiévale : une enceinte longue de 1000 mètres est décrite en 1339. Elle possédait quatre portes dont l’une était surmontée d’une tour carrée.

 

Maison forte dite de la Tour Noire : elle remonte au 14ème siècle et son architecture est semblable à celle de Montpansard. Elle conserve une massive tour de garde de 10 mètres sur 8 sur quatre niveaux.

 

Maison forte du Truc mas du Fay : elle est citée dans l’enquête de 1339. Elle conserve des traces d’architecture de cette époque. Le reste est d’époque renaissance et du 18ème siècle.

 

Château Sarret.

 

HURTIERES

 

Maison forte citée au 14ème siècle.

 

Château le Coudray.

 

Lieudit « Château Gaillard ».

 

MORETEL DE MAILLES

 

Château delphinal du Fort : sur l’emplacement d’une motte castrale, ancien château delphinal décrit en 1339. Le nom de « fort » date des travaux militaires dont elle fut l’objet au début du 16ème siècle puis durant les guerres de religion. Il fut démoli peu après.

 

Maison forte de Mailles : elle est citée en 1219. C’est aujourd’hui un édifice composite.

 

Château de Bouthières : maison forte datant du 14ème siècle qui appartenait à Guigues Bouthières dit « Brave Bouthières ».

 

Maison forte signalée en 1391 « sous la motte du château ».

 

Château de la Roche dit Bâtie de la Roche : il consistait en une tour à trois étages à laquelle se joignait un corps de logis à deux étages. Il en subsiste quelques murs et le porche d’entrée.

 

Château de Morétel : il remonte au 16ème siècle et a été modifié aux siècles suivants.

 

LA PIERRE

 

Château Vieux et maison forte de la Pierre : sur une butte naturelle dominant le Grésivaudan, le château juxtapose les restes d’une forteresse citée dès 1104 et une bâtisse éclairée par de nombreuses fenêtres à meneaux et dotée d’une grosse tour avec un remarquable escalier à vis. Deux enceintes concentriques sont encore discernables. En 1442 ce château fut donné par le pape Clément à Dunois lors de son mariage avec Marie, fille de jean Louvet, chambellan de Charles VII. Devenu propriété des Monteynard il fut habité par François de Monteynard ministre de la guerre de Louis XV qui le quitta vers 1755 pour habiter Tencin.

Les façades, les toitures, l’escalier à vis et les vestiges du château primitif sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1982).

 

Manoir de Vaubonnais : de plan carré, flanqué d’une tour du 16ème siècle, il a été construit sur l’emplacement d’un château du 13ème siècle incendié durant les guerres de religion. Il a été agrandi et modifié aux 18ème et 19ème siècles.

Le bâtiment principal est classé monument historique (1988) et les communs et murs de soutènement sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1987).

 

PONTCHARRA SUR BREDA

 

Château des Augustins : c’est l’ancien prieuré de Villard Benoît. Les bâtiments ont été très remaniés.

 

Tour Noire ou maison forte de la Tournière : elle remonte au 14ème siècle. La massive tour quadrangulaire de 10 mètres sur 8 partagée en quatre niveaux est bien conservée. Elle possède une fenêtre géminée et une cheminée monumentale au premier étage.

 

Bâtie de Mont Briton dite Mollard de la Perrière : édifiée en bois en 1312 et détruite peu après. Il n’en subsiste que des traces.

 

Maison forte de la grange du Bréda : ancienne dépendance de l’abbaye de Tamié. L’entrée principale donne sur la route de la Rochette.

 

Maison forte de Montrauchoir qui dépendait de la terre d’Avallon.

Maison forte de Malbourget.

 

Château Bayard : il remonte pour ses parties les plus anciennes au 15ème siècle. L’entrée principale est flanquée de deux tours rondes entre lesquelles a été construit un bâtiment d’habitation. Au rez de chaussée de chaque tour subsistent des salles voûtées remontant à 1401, époque de la construction du château. C’est dans cette demeure que naquit en 1473 Pierre du Terrail, seigneur de Bayard (monument historique, 1915).

Dans la plaine qui s’étend au pied du château, Lesdiguières écrasa en 1591 l’armée hispano savoyarde commandée par Amédée, frère du duc de Savoie.

 

Maison forte des Terrail de Bernin à Grignon : construite au début du 15ème siècle par le frère de Bayard. Elle subsiste toujours et conserve de belles fenêtres à meneaux.

 

Château du Clément : belle demeure située sur une éminence à gauche de la route de Savoie. Les Clément qui la firent édifier au 15ème siècle étaient notaires à Villard Benoît.

 

Manoir de Bernier à Grignon remontant à la fin du 16ème siècle.

 

Château des Bouguettes : édifice sans grande distinction qui a néanmoins conservé des fenêtres à meneaux.

 

Manoir de Chaffardon remontant au 17ème siècle.

 

Château de la Courrerie : signalé au 18ème siècle sur la carte de Cassini. Le bâtiment actuel a été rehaussé et modifié au 19ème siècle.

 

Lieudit « la Tour de Jourragne ».

Lieudit « le Châtelard ».

Lieudit « le Mollard ».

 

SAINT MAXIMIN

 

Motte castrale d’Avallon.

 

Château delphinal dit Tour d’Avallon : celui est décrit dans l’enquête delphinale de 1339. La tour, ancien donjon, a été entièrement restaurée par les chartreux en 1895. Elle s’élève à 33 mètres de hauteur. L’épaisseur des mus au premier étage est de 2 mètres. On y distingue encore les murs originels (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1992).

 

Maison forte de la Tour Brune d’Avallon : elle est située à l’entrée de l’ancienne maison forte des Monteynard de Marcieu citée dès 1250. Haute de 10 mètres, elle a un sommet voûté et des murs de 1,15 mètre d’épaisseur. C’était l’ancienne demeure de la famille d’Avallon connue dès le 11ème siècle. Au 12ème siècle elle était appelée « Poype d’Avallon ».

Enceintes médiévales : il en subsiste un fragment au Mas du Plantier avec une tourelle. Deux bourgs fortifiés sont cités en 1339 : le vieux et le bourg neuf. Une première enceinte percée de deux portes se développait sur un périmètre de 360 mètres de longueur. La seconde enceinte avait 182 mètres de longueur.

 

Maison forte disparue d’Aymon de Saint Pierre citée en 1339.

 

Maison forte fossoyée de Ratier citée en 1339 dont il ne subsiste que la plate forme sommitale.

 

Maison forte de Beaumont : une tourelle de cette maison forte, aujourd’hui disparue, se voit encore sur certaines cartes postales anciennes.

 

Maison forte des Monteynard : à 10 mètres de la Tour Brune s’édifia une maison forte dite des Monteynard. Elle conserve une porte ornée du blason des Monteynard de 1561 et de belles cheminées renaissance.

 

Maison forte de la Coubassière des 15ème et 16ème siècles.

 

Château de la Combe des 17ème et 18ème siècles.

 

TENCIN

 

Ancien château : dans la propriété des Monteynard, emplacement d’un château féodal.

 

Maison forte dite Tour de Tencin : elle est mentionnée en 1576. Elle était semblable à la tour de Mailles de Morétel. Il n’en subsiste que le lieudit « la Tour ».

 

Château de Tencin : il évoque le nom d’une famille dauphinoise illustrée par deux figures marquantes du règne de Louis XV, Pierre Guérin de Tencin (1680-1758) d’abord archevêque d’Embrun, cardinal en 1739, archevêque de Lyon en 1741, ministre d’état l’année suivante puis disgracié en 1751 et sa sœur Alexandrine (1681-1749) qui fut la célèbre Madame de Tencin qui tint à Paris le plus brillant salon littéraire et philosophique de son époque.

Tencin conserve de nombreux souvenirs du cardinal et de sa sœur. Mis le château actuel a été construit vers 1775 par un allié de leur famille, le marquis Louis François de Monteynard qui fut Lieutenant Général des armées du roi, ministre de la guerre et gouverneur de la Corse avant d’être renvoyé dans ses terres par suite d’une cabale de la cour. C’est un édifice massif et dépouillé d’une noblesse un peu sévère animé seulement au centre de la façade par un avant corps dont le fronton triangulaire se détache sur la toiture à double pente.

Le château et le parc sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1946) et inscrits au titre des sites (1946).

A l’intérieur, dans le petit salon entresolé, tenture en cuir du début du 18ème siècle (monument historique au titre des objets mobiliers, 1968).

 

Château de Bel Air.

 

Lieudit « Mollard Gontarin ».

 

THEYS

 

Maison forte du Châtel : elle aurait été reçue en fief de l’évêque Isarn par Rodolphe Aynard vers 950. Cette demeure fut le berceau de la famille de Theys. Une motte est encore apparente.

 

Château d’Herculais : au lieudit « le Couvent », la famille de Theys fit élever ce château au 12ème siècle. Il fut détruit sous la révolution. Il en subsiste les ruines du donjon.

 

Château de Theys : édifié entre 1280 et 1330 par les comtes de Genève sur le site d’un château attesté dès 1040 et d’une motte castrale plus ancienne. Il conserve dans la chapelle et au premier étage des bâtiments de très belles peintures murales représentant des épisodes du roman de Perceval de Chrétien de Troyes.

Les deux bâtiments avec leur décor peint sont classés monuments historiques (1993).

 

Maison forte de la Tour dite Tour de Lusson : la famille de Lusson remonte à 1099 mais la tour actuelle semble être du 13ème siècle. La maison forte de Lusson fut hommagée par Jean Leutzon en 1400. En 1440 sa fille Catherine en fit hommage à son tour. En 1586 la maison passa à la famille de Beaumont.

 

Lieudit « le Fort » (« mansus fortis au 12ème siècle et « domus fortinum en 1379).

 

Tour de Malbuisson : elle pourrait remonter au 12ème ou au 13ème siècles. Elle est aujourd’hui en état de ruine avancée.

 

Maison forte de la Tour des Ayes : elle remonterait au 13ème siècle. C’est aujourd’hui un bâtiment composite.

 

Maison forte d’Antoine Blanc citée en 1313.

 

Tour du Mollard : construite en 1340 par Jean II de Bellecombe. C’est un bâtiment rectangulaire à deux niveaux.

 

Maison forte d’Hurtières : elle est citée en 1444 dans un hommage.

 

La Tournette : ancien pavillon de chasse du baron des Adrets qui a conservé de beaux arcs gothiques et de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

Maison forte des Gentons dite Château Payerne : signalée en 1589, la demeure a été rénovée récemment et transformée en appartements.

 

Château Jail dit de Lesdiguières : en 1593 Lesdiguières acheta la terre de Theys et y fit construire le château qui porte son nom pour y loger Jean Vignon père de celle qui devait devenir sa seconde femme. Ce château bien qu’étant de la fin du 16ème siècle possède un beau portail gothique.

 

Manoir du Colombier : il appartenait au 16ème siècle à Jean de Bectoz, seigneur de Vaubonnais.

 

Maison forte de la Forte : maison du notaire royal Pierre Orier qui n’avait probabement pas sans raison été appelée « la Forte ». Elle est située à la sortie nord du village. C’est une belle bâtisse du 17ème siècle.

 

Domaine de Vernes cité en 1782. 

 

Château d’Orgeval ou château du Val d’Orgis.

 

Lieudit « la Tour de Vire ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 2662, B 3120, B 3366, B 4443 f° 40 (ADI)

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Goncelin, 1870

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1883

-       DUFAYARD : le Grésivaudan à vol d’oiseau, 1886

-       J. SESTIER : la vallée du Grésivaudan, rive gauche de l’Isère, 1900

-       CHASSANDE : monographie du mandement d’Avallon, 1907 

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 8298, 24 336, 29532, 29656, Regeste supplémentaire n° 1746

-       Lieutenant Colonel POUCHOT : Theys, son histoire, 1954

-       F. BERNARD : histoire de Pontcharra, 1964

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, toponymie et peuplement d’une vallée des Alpes, 1977

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985

-       Patrimoine rhônalpin : bienvenue dans les parcs et demeures de l’Isère, 1985

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous n° 9, 1991

-       A. MENARD : le château de Theys et son décor peint, la Pierre et l’Ecrit, 1991 

-       M. FRANCILLARD : Isère, terre de châteaux, bulletin de l’Académie delphinale, 1994

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet : Atelier des Dauphins

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale (Isère).

 

CANTON DE MENS

 

CORDEAC

 

A Puy Boson, emplacement de motte castrale, site du château primitif signalé en l’an Mil.

 

Château de Troussepaille : à l’origine motte castrale, converti en château par la suite. Celui-ci est mentionné en 1338. Il n’en subsiste plus rien hormis quelques murs mais la motte subsiste toujours.

 

Château de Puy Boson : il en subsiste quelques ruines.

 

Lieudit « la Bâtie ».

 

CORNILLON EN TRIEVES

 

Château delphinal : il est connu par un acte d’inféodation de 1261. Ce château, qui était situé au Sert du Fay, était semble t-il une résidence permanente des Dauphins dès le 11ème siècle. A ce jour, son emplacement n’a pas été localisé. Il pouvait s’élever sur l’un des sommets qui dominent le village ou à l’emplacement de l’actuel château.

 

Château de Chypre : il semble remonter au 16ème siècle. Le domaine comprend deux maisons de maître transformées aux 18ème et 19ème siècles et deux grandes fermes d’époque renaissance. Une fenêtre à meneaux du château conserve un linteau de 1552 aux armes de Jean de Chypre.

 

Lieudit « la Citadelle ».

 

LAVARS :

 

Une motte castrale est pressentie sous le château de Brion.

 

Château de Brion : il est du type des châteaux issus de la « révolution de l’an mil ». Il est cité dès le 11ème siècle et défendait l’important passage de l’Elbron. Il en subsiste les restes du donjon.

 

Maison forte de la Veyrié : construite en 1317 sur une forte éminence pour y abriter des prisons. La maison forte, très transformée, subsiste toujours.

 

Manoir : dans le village, beau manoir datant pour l’essentiel du 16ème siècle avec tour et fenêtres à meneaux. Il appartenait au début du 18ème siècle à Alexandre d’Armand, seigneur de Brion et de Lavars.

 

Bâtiment médiéval : non loin du manoir, dans le centre du village, un bâtiment très transformé dont on ignore la fonction originelle conserve à l’étage les vestiges d’une grande pièce avec deux fenêtres anciennes et les piédroits d’une cheminée décorés de fleurs de lys. Coté rue, une fenêtre est ornée d’un linteau trilobé.

 

MENS

 

Au Châtelard, à 1000 mètres d’altitude, emplacement d’une motte castrale de 10 mètres de hauteur à laquelle succéda un château occupé jusqu’au 18ème siècle.

 

Bourg castral : celui-ci avait une importance prépondérante et constituait, au moyen âge, l’unique pole économique important du Trièves. Même si tous les restes des remparts édifiés en 1259 ont disparu aux 17ème et 18ème siècles, le bourg garde encore la trace de son origine castrale, notamment dans la rue des Fossés.

 

Fort du Chafals construit en 1397.

 

Maison forte du comte de Morges : elle était située à l’emplacement du temple actuel.

 

Ancienne demeure du colonel Allard : elle conserve une très belle porte de style Louis XIII.

 

Ferme modèle du Thau : à l’origine, manoir édifié au 17ème siècle par un gentilhomme protestant, M. de Thau, transformé en « ferme modèle » en 1859.

 

Domaine des Marais du 18ème siècle.

 

Domaine de Milmare du 19ème siècle.

 

PREBOIS

 

Motte castrale de Feuillans.

 

Ancien château de Prébois : construit sans doute au 11ème siècle, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la place publique. Ses restes sont incorporés dans diverses maisons du village, notamment le presbytère.

 

Château de Folians dit Rour de Feuillans : il existait déjà au 12ème siècle. Il appartint à la famille de Bérenger jusqu’en 1352, époque où il fut détruit sur ordre du dauphin. Il en subsiste divers vestiges de l’enceinte et du donjon.

 

SAINT BAUDILLE ET PIPET

 

Château féodal de Pipet : il est aujourd’hui transformé en ferme et conserve de son ancien état une petite fenêtre trilobée.

 

Maison forte de la Bâtie d’Avanne : elle est citée dès 1250. Elle présente des ruines très arasées et un mur d’enceinte.

 

Maison forte de Morges, attestée au 14ème siècle.

 

Château de Montmeilleur : c’était à l’origine une maison forte. Le château a été aménagé et transformé en résidence d’été au 19ème siècle. Il conserve une jolie tour et de nombreuses fenêtres à meneaux. Le bâtiment en « L », flanqué de trois tours d’angle et d’une tour d’escalier à base carrée se transformant en octogone, est situé entre deux cours. La première, pavée de galets, est entourée de communs et l’autre, réservée au château, se prolonge par une série de jardins en terrasses.

Les façades et les toitures sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1979.

 

SAINT JEAN D’HERANS

 

Maison forte disparue, citée en 1346 comme appartenant à Jean de Goncelin.

 

Demeure du Collet de Vulson : vaste demeure seigneuriale qui était, au début du 17ème siècle, la résidence de Marc de Vulson, ami de Lesdiguières et écrivain. C’est un bâtiment rectangulaire des 16ème et 17ème siècles avec des tours d’angle décapitées. Une pièce voûtée du 1er étage conserve une fresque murale représentant une scène alchimique. Sur le battant d’une porte, un garde portant une fraise et armé d’une hallebarde est peint grandeur nature.

 

Château des Acacias des 17ème et 18ème siècles.

 

SAINT SEBASTIEN

 

Motte castrale de Château Vieux de 10 mètres de hauteur surmontant une basse cour de 600m2. C’était le berceau de la famille de Morges. La butte tronconique a été détruite par l’installation d’une tour TDF.

 

Château Vieux de Morges : sur la motte s’éleva un château important avec bourg castral. Le mandement de ce château comprenait au 12ème siècle les communautés de Saint Jean d’Hérans et de Saint Sébastien. Le château est encore mentionnée en 1611.

 

Manoir de la Renardière du 16ème siècle.

 

Château de Cérizard édifié au 17ème siècle qui passe pour avoir été occupé par Lesdiguières.

 

TREMINIS

 

Le nom de la commune viendrait de « tres meniis », trois forteresses ou châteaux féodaux qui auraient été situés à Château Bas, Château Mea et le château de Ratier, probablement au Mas de l’Eglise. Ils ont tous trois disparu.

 

Bibliographie :

 

-       A. BLANC : lettres à Lucie sur le canton de Mens, 1844

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère et des communes qui en dépendent, canton de Mens, 1870

-       A. LAGIER : notes historiques sur Tréminis, 1881

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, N° 1810, 1813, 1814, 1956, 2009, 2240, 2245, 2389, 3418, 5849, 6250, 6602, 10828, 12764, 16347 et Regeste supplémentaire, n° 1124 et 1743.

-       A. BEAUP : histoire du Trièves, 1977

-       A. BEAUP : géographie du Trièves, 1982

-       Patrimoine en Isère, Trièves, 1996

-       M. CASANOVA : l’an mil, temps des mottes castrales, Mémoire d’Obiou, n° 5, 2000

-       B. AILLOUD : le hameau de Cornillon renaît de ses ruines, Mémoire d’Obiou, n° 6, 2001

-       J. C. MICHEL : Regeste dauphinois et autres archives sur le Trièves, bulletin des AVG n° 56, 2005

-       J. C. MICHEL : un château oublié, Feuillans en Trièves, bulletin des AVG n° 56, 2005

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE MEYLAN

 

CORENC MONTFLEURY

 

Maison forte de la Tour d’Arvilliers dite Tour aux Chiens : la tour de 17 mètres d’élévation sur 10 mètres d’avance comporte 4 niveaux carrés des 13ème, 14ème siècles en forme de créneaux terminant chaque face de l’édifice. Arvilliers appartint au dauphin Guigues André qui en fit donation aux chartreusines de Prémol. Celles-ci l’échangèrent le 12 mars 1241 aux chartreux de Saint André de Grenoble contre ce qu’ils possédaient eux-mêmes sur la commune de Vaulnaveys. Arvilliers passa ensuite à la famille de Bectoz puis à Aymar du Périer, à Antoine de Revel et à François Boniel neveu d’Expilly. A la révolution, la tour fut vendue au titre des biens nationaux. C’est aujourd’hui une propriété privée. L’appellation « Tour aux Chiens » remonterait à l’époque du dauphin Louis II qui y venait chasser.

 

Château de Bouquéron : l’origine du château demeure obscure même si la légende en attribue la construction à Rolland lors du siège de Grenoble. Il est probable qu’il existait déjà au 10ème siècle mais il faut attendre 1100 pour en trouver la première certitude dans le cartulaire de Saint Hugues. Le plus ancien possesseur connu semble être Adon de Bouquéron en 1090. Louis XI, alors dauphin, s’y réfugia en 1456 lorsque son père Charles VII, excédé de sa conduite, envoya une armée pour le prendre. Les façades, les toitures, la salle à manger, le petit et le grand salon sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1988). Site inscrit (1946).

 

Château delphinal de Montfleury : il est cité en 1268. Au 14ème siècle, le château était constitué d’un donjon rectangulaire et d’une enceinte de 160 mètres de périmètre avec quatre tours d’angle.

 

Château du Mollard : il était situé à l’emplacement actuel du couvent de la Providence et remontait à 1270.

 

Château Martel : il remonte Au 16ème siècle. Au 17ème siècle, c’était la propriété de l’infortuné époux de Marie Vignon.

 

Château Pillon : il doit son nom aux époux Pillon qui s’en étaient rendus acquéreurs sous le révolution et qui y effectuèrent d’importants travaux de restauration.

 

Château Lecoq : 88 avenue de l’Eygala. Construit par Lesdiguières pour Marie Vignon, c’est un petit manoir du 16ème siècle, bien conservé.

 

Château Pages dit Tour de Veynes en 1626.

 

Château de l’Eygala ou Aygala.

 

Château Paquier dit Tour de Veynes cité en 1626.

 

Fort de Monteynard : du nom du marquis de Monteynard, ministre de la guerre de 1771 à 1174.

 

Fort du Saint Eynard : construit à partir de 1874. Il était destiné à la défense des approches de Grenoble par la Chartreuse.

 

Château de la Condamine : construit par la famille Bouchayer au début du 20ème siècle en belles pierres massives avec des tuiles rouille et un cloître harmonieux. L’intérieur est baroque et présente un mélange de styles médiévaux et renaissance.

 

MEYLAN

 

A l’emplacement du « Château Corbeau », motte castrale probable.

 

La Bâtie : dès le 9ème siècle, ce poste avancé de la forteresse de Montbonnot Saint Martin est mentionné. Il n’en subsiste que le nom donné à un hameau.

 

Maison forte de la Bâtie d’en Haut dite Château Corbeau : le château est connu dès le 12ème siècle époque à laquelle il appartenait aux Châteauneuf. Il est resté connu sous le nom de la dernière famille qui le possédât, les de Corbeau, juste avant la révolution. Il en subsiste quelques vestiges.

 

Château de Mefrey : cité en 1301. Il en subsiste le lieudit « Mollard Meffrey ».

 

Maison forte de Saint Mury : elle est citée dès 1344. C’est aujourd’hui un château du 19ème siècle avec parc à l’anglaise.

 

Château du Bourcet : son origine semble remonter au 15ème siècle. Au 19ème siècle, il appartenait au général du Bourcet.

 

Château du Bachais : construit sous le règne de Henri IV par Lesdiguières et destiné à être un rendez vous de chasse. Il devint plus tard la résidence de Marie Vignon. Il a été  complètement restauré au 19ème siècle.

 

Château de Maupertuis : il en subsiste les tours dites de Saint Mury qui marquaient l’entrée de l’ancien domaine de M. d’Amblérieu, trésorier de France, receveur général des deniers du roi en Dauphiné.

 

Château de Rochasson : édifice moderne sans grande unité de style. A proximité, bâtiment quadrangulaire des 15ème et 16ème siècles avec fenêtres à meneaux et croisillon chanfreinés.

 

Au lieudit « Signalla »maison signalée en 1626.

 

Manoir de la Bâtie des 18ème et 19ème siècles.

 

Château de Rochebelle : demeure du 19ème siècle avec deux tourelles aux extrémités du corps principal de logis situé dans un très beau parc.

 

Fort du Bourcet : il doit son nom au général de Bourcet, auteur de la carte géographique du haut Dauphiné. Il fut édifié après 1874 pour concourir à la défense de Grenoble.

 

Lieudit « Château Vieux ».

 

LE SAPPEY

 

Fort du Saint Aynard : construit à compter de 1874. Il devait concourir à la défense des approches de Grenoble par les montagnes de Chartreuse.

 

LA TRONCHE

 

Sous le château d’Arvilliers, vers la cascade dite de Pelletière, ancienne ferme bâtie en 1550 par les chartreux.

 

Hôtel de Barral : ancien hôtel du 17ème siècle dont la porte reconstituée servait d’entrée aux caces du Mont Rachais.

 

La Pettillonière : demeure avec fenêtres à meneaux, ancienne hôtellerie dans laquelle Charles VIII aurait dîné.

 

Maison Novel : 22 rue du Doyen Gosse. Maison caractéristique des demeures construites par les notables de Grenoble au 17ème siècle. Sa façade sud, percée de grandes fenêtres disposées régulièrement s’ouvre sur un vaste parc. Une partie des aménagements intérieurs et des décors des 17ème et 18ème siècles est conservée (monument historique, 1963).

 

Villa Hébert : ancienne demeure familiale du peintre Ernest Hébert construite vraisemblablement au 18ème siècle. Son portail d’entrée provient de l’ancien couvent Sainte Ursule de Grenoble fondé en 1695 (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1942).

 

Lieudit « Château Margan ».

 

Lieudit « Mollard des Saffeys ».

 

Bibliographie :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1860

-       J. J. A. PILOT : Bouquéron, le Dauphiné, 1, 1864

-       X. DREVET : notes sur la Tronche, le Dauphiné, 1887

-       J. J. A. PILOT : le château d’Arvilliers, 1867

-       J. SESTIER : le tramway Grenoble Chapareillan et la vallée du Grésivaudan, rive droite de l’Isère, 1900

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 29531, 29638, 29639

-       Dr Gérard MARCHAND : le château de Bouquéron, BSDEA, 1949

-       GAILLARD, JAIL, BILLET : Meylan au fil de siècles, 1975

-       G. FLANDRIN : à Corenc du château du Mollard au couvent, 1975

-       La Providence, Nouvel Actualité Dauphiné, 1976

-       J. GOBEL : quelques pierres racontent, 1976

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, 1977

-       Archéologie chez vous, n° 3, 1984

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       E. TADDET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale, Isère

-       B. GAILLARD : notice sur Bouquéron, sd 

 

CANTON DE MONESTIER DE CLERMONT

 

AVIGNONET

 

Château delpinal : l’enquête de 1339 le mentionne et indique que son revenu annuel est de 600 florins. De ce château  dépendaient les paroisses d’Avignonet, la Cluse et Paquier. Il y avait au chaâteau une tour forte située au Haut du Mol avec 17 nobles feudataires résidents et 3 non résidents. En dépendaient les paroisses d’Avignonet, la Cluse et Paquier. Il en subsiste quelques rares substructions au lieudit « le Château ».

 

Maison forte de Serre Chouillan connue par un texte de 1334.

 

Maison forte d’Humbert de la Sala citée en 1339.

 

Maison forte de Guillaume Ismidon citée en 1339.

 

Château d’Ars : édifié sans doute aux 15ème et 16ème siècles, sans doute sur l’emplacement de l’une des maisons fortes citées en 1339. Il commandait l’accès au pont d’Avignonet sur le Drac. Le plus ancien possesseur connu est Charles Roux  de Champlevey au 17ème siècle.

 

Château d’Avignonet : d’après la tradition, il aurait été construit sur les ordres de Henri IV pour sa favorite Gabrielle d’Estrées. Louis XIV donna ce château au duc de Beaufort, fils de Gabrielle d’Estrées. Très homogène il est aujourd’hui parfaitement restauré.

 

CHATEAU BERNARD

 

Au dessus du Pas de la Balme, à près de 1900 mètres d’altitude, vestiges d’un mur dit « des Sarrasins » d’une quinzaine de mètres de longueur, encore près de 2 mètres d’élévation en certains endroits qui passe pour avoir été un mur de défense contre les Sarrasins. A proximité, un poste de surveillance de la vallée de Château Bernard est creusé dans le roc. Ces deux ouvrages ont sans doute un rapport entre eux.

 

Château delphinal : vers le sud de l’église au coteau nommé « le Château », ruines de l’ancien château qui tirerait son  nom d’un seigneur local. Au 13ème siècle il fut intégré dans les possessions delphinales. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « donjon carré bordé de fossés profonds, au centre une tour carrée de 6 toises de hauteur. Revenus, 117 florins ».

 

 

GRESSE EN VERCORS

 

Château delphinal : il s’élevait à l’emplacement de l’actuelle place Dr Cuynat. Le procès verbal de 1339 en donne la description suivante : « donjon carré clos de murailles mesurant 138 toises de circonférence. Tour carrée en pierres de taille de 7 toises de hauteur, 22 toises de tour, murs de 8 pieds d’épaisseur et chapelle ». Il n’y a alors qu’une paroisse et aucun fief ni noble n’y résidant. Il appartenait à Guillaume Arthaud du fief delphinal de la châtellenie de Clermont. Le château figurait encore sur le cadastre de 1828 avec ses trois tours d’angle. Il a été démoli en 1889.

 

Château fort des Deux : il était situé au hameau des Petits Deux, sur le sommet de la colline. On devine à peine l’entrée du château et on ne voit aujourd’hui que quelques traces de murs au ras du sol. Le donjon semble être indiqué par un carré de pierres au niveau du sol à peu près au centre d’un rectangle de 80 mètres de longueur sur 60 mètres de largeur. Le château était déjà ruiné au 17ème siècle.

 

Château de la Bâtie : il semble avoir été édifié sur l’emplacement d’une motte castrale, au lieudit « Serre Château ». Citée dès 1211, la Bâtie de Gresse dépendait du château delphinal et le procès verbal de 1339 la décrit comme « située sur une éminence rocheuse avec dans le donjon une tour en bois très forte ».

 

Maison forte de la Rochassière : il en subsiste une tour et une porte surmontée d’une accolade gothique. C’est aujourd’hui un hôtel.

 

MIRIBEL LANCHATRE

 

Château delphinal : il figure au titre des fiefs delphinaux recensés en 1339. Le procès verbal en donne la description suivante : « dans une situation très forte, donjon carré avec une tour de 9 toises de hauteur. Nobles : Pierre, Lantelme et Didier de Miribel, Guillaume Chaunais et Guigue d’Oriol. En dépendent les paroisses de Lanchâtre et Saint Barthélemy. Revenus 200 florins ».

 

Château de Lanchâtre : édifié au 18ème siècle avec un beau parc conservant le tombeau de Sylvain Eymard.

 

Château du Vernay, ancien domaine de M. le Clet : transformé et pourvu de jardins à la fin de l’ancien régime par Jean Eymard.

 

MONESTIER DE CLERMONT

 

Château delphinal : l’enquête de 1339 en donne la description suivante : « tour carrée d’une hauteur de 8 toises ». L’information faite la même année à la requête du procureur général sur la terre de Clermont précise qu’ «  y a un château et forteresse avec tour, une porte de grande élévation, 27 nobles et feudataires résidents dont 3 ont maison forte et 17 non résidents. Du château dépendent les paroisses de Saint Pierre du Monestier, de Saint Paul et la montagne de Lautaret. Les châteaux et mandements de Gresse, Thouchanne et Saint Guillaume ». De ce château, démantelé par Lesdiguières, subsistent aujourd’hui dans la forêt les bases de la tour et les vestiges encore significatifs de trois enceintes.

 

Château des Vicomtes de Clermont ou de Bardonnenche : construit par la famille de Clermont Tonnerre en 1590 et racheté par Alexandre de Bardonenche en 1679, il a été en partie reconstruit et embelle au 18ème siècle par César de Bardonenche (site inscrit, 1947).

 

Château moderne de Bardonnenche : construit au milieu du 18ème siècle par la famille du même nom dans le goût de la renaissance.

 

ROISSARD

 

Motte castrale possible sous l’église.

 

Maison forte du Clot : elle est citée en 1261 dans le Probus. Les bâtiments actuels sont un pastiche néo médiéval.

 

Château de Roissard : beau monument d’époque renaissance construit non loin de l’ancienne maison forte de Roissard dont il subsiste quelques traces.

 

Château de Bardonenche : vers l’église, très belle demeure d’époque renaissance construite à la fin du 16ème siècle par les Bardonenche. Trois pièces avec leurs cheminées monumentales sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1966).

 

SAINT ANDEOL

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT GUILLAUME

 

A Touchane, emplacement présumé de motte castrale.

 

Château delphinal de Touchanc, Toshane ou Touchane : château féodal édifié sur une éminence sauvage et escarpée située entre Saint Andéol et Saint Guillaume. La possession de ce château fut confirmée le 14 mai 1148 par le pape Alexandre III à l’abbaye d’Oulx. Il devint ensuite possession delphinale. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « campé sur un roc élevé, son donjon est entouré d’un mur de vingtain de 210 toises de développement. Tour de 8 toises de hauteur dont les murs ont six pieds d’épaisseur. Autre tour carrée de 9 toises de haut. Au dessous de cette tour, une maison forte facile à défendre. En dépendent les paroisses de Saint Guillaume et de Saint Andéol : nobles résidents, Rodolphe de Commiers, Rayn de la Salle, Albert du Royn ayant maison forte. Revenus : 297 florins ».

 

Château de Saint Guillaume : construit au 16ème siècle par les seigneurs de Touchane en remplacement de leur inconfortable nid d’aigle. Il devait être édifié près de l’église et a disparu en 1708 dans un incendie.

 

SAINT MARTIN DE LA CLUZE

 

Château de Paquier : il est connu dès le début du 12ème siècle mais il a été profondément remanié à l’époque de la renaissance et au 17ème siècle. Il a appartenu aux dauphins puis à la famille Alleman. De son premier état subsiste une fenêtre à ébrasement de la fin du 12ème siècle.

 

Château féodal de la Cluze, disparu.

 

Lieudit « la Motte ».

 

SAINT PAUL LES MONESTIER

 

Château de Rivoiranche : il présente un aspect renaissance avec de belles fenêtres à meneaux.

 

SINARD

 

Château : son origine remonte au 13ème siècle mais il a été rebâti à l’époque de la renaissance et ressemble sensiblement à celui d’Avignonet.

 

Lieudit « la Motte ».

 

TREFFORT

 

Maison forte citée en 1231 dans le Probus.

 

Maison forte de la Cheza : elle est citée dans une donation faite le 7 février 1255 par le prieur de Treffort au profit de la dauphine Béatrix.

 

Château d’Herbelon : construit en 1603 par Claude Sarrazin qui avait acquis la juridiction et les terres de Treffort. Le manoir passa ensuite par héritage aux familles d’Armand puis Ravier dont le dernier descendant, André Claude, établit des tuileries à Treffort et représenta la noblesse en 1788. La demeure appartint par la suite à Léonce Emile Durant Savoyat, député puis sénateur de l’Isère, qui y fit réaliser des transformations et des décors d’inspiration médiévale.

Il s’agit aujourd’hui d’une solide bâtisse de plan carré, flanquée de deux tours dissemblables dans  des angles opposés mais sa partie nord à été transformée à une époque inconnue.

 

Lieudit « la Motte ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3392, B 4443, f° 55, f° 67, f° 72, f° 74, f° 75, f° 79, B 4526 (ADI)

-       F. CROZET : description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l’Isère, canton de Monestier de Clermont, 1870

-       A. LAGIER : le Trièves et son passé, 1892

-       U. CHEVALIIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 1123, 1421, 2275, 2952, 3817,   29532, 29664, 29665 29669, 29702, 29703, 29735, 29737, 29773

-       L. TERRAS : la vicomté de Trièves en vallée chevaleureuse, 1970

-       L. TERRAS : la baronnie de Gresse en vallée chevaleureuse, 1971

-       G. MARTIN : Gresse en Vercors du passé à l’avenir, 1971

-       A. BEAUP : histoire du Trièves, 1977  

-       Archéologie chez vous, n° 4, 1985

-       J. C. MICHEL : en remontant le cours de la Gresse, Miribel Lanchâtre, bulletin des AVG n° 16, 1985

-       J. C. MICHEL : en remontant le cours de la vallée de la Gresse, Saint Guillaume ; bulletin des AVG n° 17, 1986

-       J. C. MICHEL : en remontant la vallée de la Gresse, Monestier de Clermont, bulletin des AVG n° 22, 1988

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989  

-       J. C. MICHEL : aux sources de la vallée de la Gresse, bulletin des AVG n° 24, 1989 et n° 26, 1990

-       J. C. MICHEL : contribution à l’étude du mur dit des Sarrasins, bulletin des AVG n° 35, 1995

-       J. C. MICHEL : le château d’Avignonet, bulletin des AVG n° 36, 1995

-       J. C. MICHEL : le château des Alleman de Paquier, bulletin des AVG n° 36, 1995

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       J. C. MICHEL : témoin oublié de la féodalité, Touchane en Trièves, bulletin des AVG n° 37, 1996

-       Patrimoine en Isère, Trièves, 1997 

-       J. C. MICHEL : un château oublié, Ars en Trièves, bulletin des AVG n° 43, 1999

-       J. C. MICHEL : les châteaux de Miribel, bulletin des AVG n° 45, 2000

-       J. C. MICHEL : Sinard, éléments d’histoire, bulletin des AVG n° 47, 2001

-       J. C. MICHEL : note sur le château féodal de Château Bernard, bulletin des AVG n° 47, 2001

-       J. C. MICHEL : promenade historique en Trièves, bulletin des AVG n° 50, 2002

-       J. C. MICHEL : le mur dit des Sarrasins, Cahiers du Peuil n° 5, 2003

-       L. RIONDET : le château de Bardonenche, bulletin des AVG n° 53, 2004

-       J. C. MICHEL : Regeste Dauphinois et autres archives sur la vallée de la Gresse et le Trièves, bulletin des AVG n° 55 et n° 56, 2005

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE LA MURE

 

CHOLONGE

 

Au lieudit « Pré Châtel », motte castrale avec une vaste basse cour de 88 mètres de longueur et  54 mètres de largeur et une ligne de défense. Un parcellaire du 18ème siècle montre que le fossé était alimenté en eau. La basse cour est aujourd’hui occupée par des constructions modernes dont l’édification aurait mis au jour des fondations. Il s’agit peut être de l’ancienne maison forte d’Humbert de Chaulonge.

 

Lieudit « le Mollard ».

 

COGNET

 

Château de Cognet : ce fut certainement le premier château delphinal des Guigues en Matheysine. Il était situé dans le bourg en face de la route de la Mure. Il n’en subsiste que des restes insignifiants.

 

Maison forte des Bardonnenches : elle est citée en 1339. Son emplacement n’est pas connu.

 

Fort de Cognet : durant les guerres de religion Lesdiguières aurait fait bâtir un fort au dessus de la culée nord du pont romain. Pris et repris, ce fort fini par être démoli.

 

 

MARCIEU

 

Au Bricon, emplacement de motte castrale qui était sans doute la demeure primitive des seigneurs de Brion citée dès 1108.

 

Château delphinal de Marcieu : au bord du Drac, au lieudit nommé « Mas de Bricon », sur une petite crête ayant comme défense naturelle le Drac, traces d’un ancien château féodal qui commandait  le passage. L’enquête de 1339 indique seulement « mollard et murs forts ».

 

Château d’Aynard au Roac : il est également cité dans l’enquête delphinale de 1339 : « tour quadrangulaire de trois étages ; enceinte avec portail entouré de deux tourelles ». Vers la fin du 19ème siècle, son rez de chaussée servait d’école. L’édifice a été profondément modifié et il est difficile d’en discerner aujourd’hui les parties médiévales.

 

Ferme du marquis de Marcieu : ensemble de bâtiments du 17ème siècle, bien conservés, avec un grand porche.

 

MAYRES SAVEL

 

Château delphinal de Savel : élevé au 12ème siècle, il appartint aux aux dauphins de Viennois. Il en subsiste des pans de murailles, dont l’un appartient à l’ancien donjon pentagonal.

 

Château de Guy de Saint Savin : il est décrit en 1339 : « tour quadrangulaire de 3 étages, haute de 18 mètres. Mur avec glacis de 220 mètres de longueur. Petite tour nommée Betors ».

 

Château de Lantelme Aynard : il est également cité en 1339 avec une première enceinte de 60 toises et au sommet du très haut et fort mollard un château lui-même entouré de murs très hauts et très forts. A l’intérieur, tour pentagonale, deux salles et une cuisine. 

 

Maison forte de Châteaubois : au hameau du même nom, ancienne maison forte convertie en ferme.

 

Ancien domaine de Combourcier : les Combourcier, seigneurs de Beaumont, résidaient l’été dans une gentilhommière élevée au « Mas des Auches » dont il ne subsiste plus aucune trace.

 

MONTEYNARD

 

Au nord de la crête qui portait l’ancien château des Aynard, présence d’une structure fossoyée de type motte castrale.

 

Forteresse des Aynard : sur le plateau situé entre les précipices du Drac et la route actuelle s’élevait la forteresse de la famille des Aynard puis Monteynard. Fondé sans doute au 10ème siècle, le château tomba en ruines au début du 18ème siècle. Il n’en subsiste plus rien.

 

Maison forte : au lieudit « le Château », emplacement d’une maison forte disparue dont seule une basse cour est discernable.

 

Château de Pellisière : il semble remonter au 17ème siècle.

 

LA MOTTE D’AVEILLANS

 

Le nom de la Motte, qui a donné son nom au village, pourrait évoquer la présence d’une motte castrale non localisée.

 

Château de Marliave du 19ème siècle.

 

LA MOTTE SAINT MARTIN

 

Le château primitif devait être élevé sur une motte castrale qui a donné son nom à la localité.

 

Château delphinal de la Motte : dès la fin du 11ème siècle, il est question du château de la Motte dans le cartulaire de Saint Hugues. Il appartenait d’abord aux premiers dauphins. En 1286, par suite d’un échange, il passa à la famille Aynard. L’enquête de 1339 indique qu’il était bâti sur un mamelon très élevé et qu’il comprenait une première enceinte de 40 toises de longueur à l’intérieur de laquelle se trouvait une tour ronde et derrière celle-ci une maison d’habitation et une citerne. On y pénétrait par un pont levis. Au-delà de cette première enceinte, il y en avait une seconde renfermant une construction faite de deux salles superposées et deux bâtiments contigus. Il passa ensuite à la famille de Morges qui le reconstruisit en partie et l’embellit à la renaissance. Au cours des guerres de religion, Lesdiguières y logea l’une de ses garnisons. Vendu en mauvais état à la révolution, il fut alors restauré dans son état actuel.

 

Maison forte du Mollard : elle appartenait au 13ème siècle aux Alleman.

 

LA MURE

 

Château delphinal : un colombier en partie détruit mais conservant encore des arcs est tout ce qui subsiste aujourd’hui du château delphinal de la Mure connu dès le 12ème siècle, dans lequel mourut la dauphine Marguerite en 1163. Il est décrit dans l’enquête delphinale de 1339. Il semble avoir disparu au début du 16ème siècle. En tout état de cause, il n’existait déjà plus lors du siège de la Mure. La « Maison Carral », aujourd’hui musée Matheysin, pourrait être l’une des tours de ce château, remaniée au 17ème siècle, comme en témoigne une fenêtre du 12ème siècle.

 

Enceinte médiévale : au moyen âge, les maisons du bourg étaient protégées par un vingtain de murailles crénelées qu’entouraient des fossés aux parapets entourés de palissades. Après la concession de 1309 de la première charte de franchise du dauphin Jean II, une seconde enceinte fut édifiée, enveloppant à la fois le burgus et les faubourgs. Longtemps après, Lesdiguières fit construite de nouvelles fortifications qui, de la rue du Jeu de Quilles en passant par la place Auguste Perret, gagnaient la rue de la Croix Blanche, suivaient la Côte Rouge pour couper la place des Capucins et remonter vers la porte du Rivier où elles rejoignaient les murailles d’avant 1309.

Jusqu’en 1965 où elle devait brutalement se rompre, la vieille muraille dominait la rue du Jeu de Quilles d’une hauteur de 7,50 mètres sur 60 mètres de longueur. On refit alors la partie effondrée du rempart, abaissant sa hauteur à 1,40 mètre. Seule la partie haute demeure aujourd’hui visible. Des substructions de l’une des portes, la porte Magdeleine, sont apparues en 1988 lors de travaux rue Madeleine.

 

Maisons fortes : 10 maisons fortes sont citées dans l’enquête delphinale de 1339 dont celles de Guy de Morges, de Pierre Aynard et de Guy de Morges.

 

Château de Beaumont : construit au 15ème siècle par les Combourcier. Il s’appelait alors « Maison des Tours ». Il a été partiellement reconstruit au 19ème siècle par les religieuses de la Nativité qui en avaient acquis les restes en 1832 afin d’en faire un pensionnat de jeunes filles. Depuis 1906, racheté par la commune, il accueille le collège. Des quatre tours qui le flanquaient, seule la tour sud est d’origine, les trois autres ayant été démolies vers 1580 et reconstruites ultérieurement.

 

Château du Monestier : il était situé à l’emplacement de l’actuelle école des Capucins. Il souffrit beaucoup du siège de 1580 puisqu’il fallait le prendre pour pénétrer dans le bourg. Lesdiguières le fit démanteler en 1587.

 

Maison Duport, 41 Grande Rue : la famille Duport, que la tradition rattache aux du Port de la Balme de Pierre Châtel en Savoie, donna à la ville deux châtelains et plusieurs consuls. Louis XIII et Richelieu logèrent dans cette maison le 22 février 1629. La chambre qu’occupa le roi au rez de chaussée de la maison existe encore avec son haut plafond à la française et ses boiseries claires. Elle a été appelée depuis lors « chambre du roi ».

 

46 Grande Rue, demeure de la fin du 15ème siècle.

 

Citadelle du Ser : la citadelle, que Lesdiguières fit construire sur le Ser en requérant tous les habitants de la Mure et des environs et qui formait une sorte d’étoile, était, en son temps, estimée « des meilleures du monde ».

On peut juger de cet ensemble presque aussi étendu que la ville elle-même, d’après le remarquable document que constitue la vue perspective polychrome sur parchemin du siège de 1580. Conquise en 1581 par le duc de Mayenne, après un siège mémorable, elle fut rasée peu après. Seul le calvaire en marque aujourd’hui l’emplacement.

 

La Tour de l’Horloge a été construite en 1720 sur l’emplacement d’une ancienne tour féodale dite « Tour Toscan ».

La Tour Saint Pierre est de même origine.

 

NANTES EN RATTIER

 

Une motte castrale semble avoir précédé le château.

 

Château delphinal de Rattier : le mot « rattier » passe pour être d’origine celtique et signifier « lieu élevé et fortifié ». Le mandement de Rattier comprenait tout le territoire qu’arrose la Roizonne. Bien que la légende en fasse remonter l’origine avant les invasions des Sarrasins qui l’auraient occupé, il ne semble pas que le château soit antérieur au 12ème siècle.

Bâti sur un mollard presque pointu, le château de Rattier avec ses bâtiments compris dans une enceinte de murailles crénelées formait un ensemble presque carré. Son portail, en pierres de taille, s’ouvrait au levant sur une vaste cour basse plantée de quelques arbres. Le donjon se dressait sur la roche dans l’angle nord est, surplombant un à-pic de 200 mètres. A base carrée, il s’élevait avec ses trois étages à 20 mètres de hauteur. Cette demeure personnelle du seigneur formait le réduit de sa défense et était elle-même entourée d’un second mur d’enceinte. En 1339 le château de Rattier est décrit en bel état. Cependant, on renonça assez rapidement à occuper ce site élevé, isolé et manquant souvent d’eau. Un siècle et demi plus tard, les constructions menaçaient ruine. Une enquête faite en 1531 constate que la forteresse est détruite. Il n’en subsiste aujourd’hui que des pans de murs du donjon.

 

Ancien village de Rattier : à la base du mamelon qui portait le château, dans une combe au bord de la Roizonne, se voient encore les ruines croulantes d’un vieux moulin et d’un four, de même que celles d’un petit pont qui en permettait l’accès.

 

Maison forte de la Tour, disparue.

 

Trois autres maisons fortes sont citées en 1339 dont celle de Guy de Morges.

 

A Roizon le Haut, maison conservant les armes de la famille de Comboucier, fondatrice du château de la Mure.

 

La « Maison Porte », ancienne demeure du notaire Miard, conserve une plaque de cheminée de 1624.

 

Château du Frenet.

 

NOTRE DAME DE VAUX

 

Lieudit « le Mollard ».

 

PIERRE CHATEL

 

Château du Collet : une maison de Sersigaud possède au dessus de la porte d’entrée un tympan monolithe en plein cintre timbré en son centre d’une croix de Malte en relief qui devait sans doute garnir le haut d’une poterne. Sa limite inférieure est découpée selon un arc en accolade du 15ème siècle. Il proviendrait d’un ancien château dit du Collet.

 

PONSONNAS

 

Château : d’origine féodale, il a été détruit au cours des guerres de religion. Sur son emplacement, la famille de Venterol a construit en 1642 un manoir.

 

Maison forte de la Tour de Champagne disparue.

 

Lieudit « le Tertre » (motte castrale ?).

 

PRUNIERES

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT AREY

 

Château avec tour ronde d’origine médiévale.

 

Château des Chanterelles.

 

SAINT HONORE

 

Lieudit « le Mollard ».

 

SAINT THEOFFREY

 

Château de la Fay pouvant remonter au 12ème siècle.

 

Château du Lac.

 

SOUSVILLE

 

Maison forte du Terrail : elle s’élevait sur une pente vers la croix de Sousville et était composée d’une importante plate forme de plan légèrement trapésoïdal.

 

Maison forte de la Croix de Sousville : elle est citée dès le 13ème siècle. Le bâtiment actuel semble dater du 16ème siècle et conserve une plaque foyère de 1575 et un escalier en vis desservant des deux étages.

 

Tour de Champagne : d’origine médiévale, elle a été détruite en 1749.

 

SUSVILLE

 

Emplacements de mottes castrales à Roche Paviotte et à Breydent. En ce qui concerne cette dernière, un Braidencus est cité dans le cartulaire de Saint Hugues comme témoin du sacre de l’évêque Isarn en 960.

 

Château delphinal de Roche Paviotte : sur une motte castrale, un château fut implanté sans doute dès le 11ème siècle. C’était un véritable nid d’aigles. L’enquête delphinale de 1339 décrit un donjon carré, un autre bâtiment et quatre tours d’enceinte.

Après les dauphins, le château passa aux Alleman puis à Lesdiguières. Déjà ruiné en 1580, il n’en subssite que quelques vestiges informes.

 

Maison forte de Breydent : construite par la famille Aynard au 13ème siècle sur un édifice antérieur. En 1870, la tour était encore visible.

 

VILLARD SAINT CHRISTOPHE

 

Lieudit « le Mollard ».

 

Bibliographie pour la canton :

 

-       B 2958, B 3044, 3120, B 4443 f° 2, 12, 58, 82 et 84 (ADI)

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       A. FAYOLLE : la Mure et la Matheysine, 1876

-       Abbé DUSSERT : essai historique sur la Mure et son mandement depuis les origines à 1626, 1903

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913,  n° 3817, 7775, 8209, 14578, 29548, 29775

-       L. CAILLET : la Mure et ses environs, 1925

-       A. BERTHIER : le plateau matheysin, 1939

-       L. CAILLET : la Mure d’Isère, 1960

-       R. REYMOND : Pierre Châtel hier et aujourd’hui, 1968

-       R. REYMOND : énigmes, curiosités, singularités, 1987

-       B. de la FAYOLLE : le pays de la Mure, cœur du Dauphiné, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       R. REYMOND : l’insolite et images fortes du passé, 1989

-       Archéologie chez vous, n° 7, 1989

-       R. REYMOND : mystères et curiosités de l’histoire, 1991

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       V. BETTAGA : Matheysine, Valbonnais, noms de lieux, 1997

-       M. CASANOVA : l’an Mil temps des mottes castrales en Beaumont, Matheysine, Trièves et Valbonnais, Mémoire d’Obiou n° 5, 2000

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Patrimoine en Isère, 2006  

 

CANTON DE PONT EN ROYANS

 

AUBERIVES EN ROYANS

 

Maison forte le Bel : elle se compose de deux tours circulaires avec un ensemble de bâtiments organisés autour d’une tour centrale qui délimite le corps de bâtiment principal en forme de « U ».

 

BEAUVOIR EN ROYANS

 

Châteauvieux dit aussi Château de Champeverse : le site a révélé une citerne antique et les traces d’un mur longeant l’arête la plus élevée et les restes d’une construction. Le nom traduit une position défensive, sans doute poste de défense primitif de Beauvoir du coté de Presles, seul endroit par lequel une attaque était possible. Ces vestiges n’ont pas été datés.

 

Palais delphinal : avant 1251 la terre de Beauvoir appartenait aux Bérenger du Royans, de la famille des Bérenger de Sassenage. Ils l’échangèrent contre d’autres domaines avec le dauphin Guigues VI. Il y avait alors un château à Beauvoir, comme en témoignent des bulles des papes Eugène III et Luce II de 1152 et 1184 et l’acte d’échange de 1251. Ce château était admirablement situé et la défense en était facile. Le dauphin Guigues VI, parcourant le midi de ses états, a du s’y arrêter, être fasciné par le site et, de gré ou de force, exiger de son vassal cette terre qui lui plaisait. Celui-ci y résida à plusieurs reprises à compter de 1258. A sa mort, la dauphine Béatrix et son fils Jean continuèrent à se rendre à Beauvoir. A partir de Jean II, les dauphins séjournèrent très régulièrement à Beauvoir plusieurs fois par an et aménagèrent le château. Mais c’est surtout avec Humbert II que les embellissements devinrent conséquents, jusqu’à transformer le château en un véritable palais. En 1336, il établit à Beauvoir son grand conseil, futur parlement, composé de 14 personnes ayant à leur tête un chancelier. Ultérieurement, ce conseil sera transporté à Saint Marcellin.

Durant l’époque où Humbert II séjourna de manière constante à Beauvoir, il semble qu’il ait eu, avec lui, au moins 2000 personnes.

C’est à Beauvoir que la tradition place la mort du dauphin André qui serait « tombé dans l’Isère d’une fenêtre du palais par l’imprudence d’une nourrice ». C’est cette tradition qui a donné naissance à la « complainte de Beauvoir », rapportée par l’abbé Clerc Jacquier qui commence ainsi :

 

« Oyez d’une nouriice,

Oyez le triste évènement,

On la traîne au supplice,

Pour la mort d’un enfant ».

 

Or il semble que l’enfant dauphin soit mort de maladie à l’âge de deux ans, ce que corroberait son inhumation à Grenoble.

 

En février 1349, lors du transport du Dauphiné à la France, Humbert II se réserva le château de Beauvoir pour son usage personnel. Mais, peu après, il quitta Beauvoir pour n’y plus revenir. Le roi de France, nouveau maître, y installa un châtelain désormais seul représentant du  nouveau pouvoir.

 

Un procès verbal de 1473 montre le château en mauvais état et, contrairement à la tradition qui veut que Louis XI ait fait détruire le palais en 1476, il semble que seul l’abandon des lieux ait permis au temps de faire son œuvre. Les carmes, en effet, possesseurs d’une partie du domaine, n’entretenaient que la partie qu’ils avaient reçue d’Humbert II et ce jusqu’au moment où les Huguenots achevèrent la destruction commencée par la nature.

 

De nos jours, ce qui fut le palais des dauphins n’est plus que ruines. De la porte basse du château on peut néanmoins voir encore la vaste arcade de l’entrée s’appuyant de chaque coté sur le rocher naturel. La rampe d’accès serpente entre les murailles. Sur le plateau, auquel on aboutit en empruntant le chemin qui passe sous l’arcade, subsiste la colossale muraille du corps de logis percé de meurtrières. Un chemin de ronde, passant sur le pont jeté au dessus de la rampe, reliait les deux parties distinctes du palais : d’un coté, la demeure seigneuriale, de l’autre les communs et le jardin (monument historique, 1922).

 

Bourg médiéval : il abrite une halle (« Maison du Marché ») où le juge mage du Dauphiné tint ses assises en 1325-1326, un four et de nombreuses habitations dont certaines s’ouvraient par des arcades de boutiques. L’espace clos est d’environ 7,5 hectares. Des baies géminées sont encore visibles.

 

Maisons fortes : le plan d’Ercole Negro de 1580 figure trois maisons fortes : celles d’Allières et de la Grnage, aujourd’hui disparues et celle de Beaumont.

 

Château de Beaumont : à l’origine maison forte construite sur l’emplacement du parc delphinal par Jacques de Beaumont. C’est une très belle demeure, parfaitement restaurée, encadrée de deux tours, l’une carrée, l’autre ronde.

 

Dans le village, de nombreuses maisons ont conservé des fragments d’architecture gothique et renaissance (baie géminée, fenêtres à meneaux…).

 

CHATELUS

 

Traces de motte castrale non loin du hameau de « Mezelier ».

 

Château féodal : il est cité dès le 11ème siècle. Le site de ce château, qui a donné son nom à la commune, n’est pas connu. Peut être s’agit-il de la motte de Mezelier.

 

CHORANCHE

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

IZERON

 

Château delphinal : il est cité dès le 11ème siècle. Le cartulaire de Saint Hugues lui attribue une chapelle. Le château passa assez tôt dans le domaine delphinal. En 1339 il est décrit comme étant en reconstruction. Dominant l’Isère, le site castral présente encore une tour d’angle circulaire de 15mètres de diamètre en flanquement sur la courtine construite en bel appareil de tuf.

En 1339, le bourg est décrit comme entouré d’un vingtain. En dépendent terres, prés et vignes et quatre paroisses, Izeron, Saint Sauveur, Cognin et Nacon. Il y a huit nobles dont trois ayant maison forte.

L’enceinte fortifiée du château est aujourd’hui le seul vestige conservé en élévation de l’édifice reconstruit au 14ème siècle.

 

Château Pillard : ancienne demeure du début du 19ème siècle avec tour d’angle. C’est aujourd’hui la mairie.

 

PONT EN ROYANS

 

Château féodal : construit par Ismidon seigneur de Pont en Royans au 11ème siècle. Le château occupait une position quasiment inaccessible. Une tradition prétend que la fortification était composée d’une immense courtine et de trois tours dénommées « châteaux » d’où le nom sous lequel le site est encore connu : « les trois châteaux ».

Il en subsiste une courtine très abîmée, quelques traces de murs. Au 13ème siècle, c’était un fief delphinal. Il semble avoir été abandonné dès les guerres de religion.

 

PRESLES

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

RENCUREL

 

Motte castrale.

 

Château : il ne subsiste plus rien de l’ancien château féodal de « Rencurelli » attesté dès le 13ème siècle, hormis le lieudit « le Château ». Toutefois, les ruines d’unetour de pierre recouvrent aujourd’hui les abords du site.

 

SAINT ANDRE EN ROYANS

 

Donjon de Tréchâtel dit Château Gaillard : forteresse jadis importante élevée au 12ème siècle et placée de manière à dominer tous les mamelons de la contrée. Il fut détruit lors des guerres de religion.

 

Château de Saint André ou de Prunier : demeure seigneuriale construite avec une solidité qui n’exclue pas l’élégance. C’était à l’origine une forteresse médiévale entourée de triples remparts et de fosses profondes, remanié au 15ème siècle ainsi qu’en témoignent des croisées aux montants sculptés à doubles meneaux. C’était l’ancienne demeure de la famille Prunier de Saint André. Il est relativement bien conservé.

 

Château de Lionne : ancienne propriété d’Hugues de Lionne, ministre de Louis XIV. Vendu à la révolution puis laissé à l’abandon, il fut en grande partie reconstruit au 19ème siècle. Il se compose de deux bâtiments en équerre dont l’un contient une tour et les façades conservent de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

SAINT JUST DE CLAIX

 

Au village, emplacement de motte castrale.

 

Château : c’est un important édifice composite, élevé sur l’emplacement de l’abbaye de Notre Dame des Anges. L’ensemble se compose d’un bâtiment de plan rectangulaire cantonné à l’est d’une tour quadranguaire.

 

SAINT PIERRE DE CHERENNES

 

Château.

 

SAINT ROMANS

 

Maison forte de la Grange dite aussi Château de Saint Romans : le plus ancien document qui le mentionne est un acte d’inféodation de la dauphine Anne, épouse de Humbert 1er, de 1280. Il conserve des éléments architecturaux de la fin du 15ème au 18ème siècles.

 

Château des Canel : il domine la plaine au pied de collines boisées qui lui font un cadre de verdure. Les tours flanquées aux extrémités avec leurs voûtes à ogives et la tour d’entrée avec son escalier en vis témoignent d’une construction du début du 16ème siècle. Il fut profondément transformé par les de Canel au début du 18ème siècle. Au début du 19ème siècle, le château fut occupé par la famille du général marquis de Grimaldi, de la famille de Monaco.

 

Manoir de Calet : gentilhommière construite au milieu du 17ème siècle sur l’emplacement d’une maison forte antérieure.

 

Lieudit « le Châtelat ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Abbé CLERC JACQUIER : notice sur Saint André de Royans, 1882

-       A. FAVOT : notes historiques sur Beauvoir en Royans, 1912

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29535

-       A. FAVOT : Saint Romans en Royans, étude historique, archéologique et ethnographique, 1919

-       S. CHAUSSAMY : petite histoire de Pont en Royans, Cahiers de l’Alpe, 1961

-       V. CHOMEL : le château de Beauvoir en Royans, les amis du Buis et des Baronnies, n° 25, 1977

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       A. MENARD : Beauvoir et les châteaux du bas Grésivaudan, la Pierre et l’Ecrit, 1990

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       A. MENARD : le château des dauphins, 1998

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale (Isère)

 

CANTON DE RIVES

 

BEAUCROISSANT

 

Château delphinal :  l’ancien du Mollard de Paul prit le nom de Beaucroissant en 1312, époque à laquelle Guy de Tullins bâtit en ce lieu un château fort. Il s’élevait sur une éminence au nord du champ de foire d’où l’on dominait tous les alentours. L’enceinte qui au nord ouest occupait un assez vaste espace était percée de trois portes dont la dernière fut démolie seulement au 19ème siècle. Peu après la création de la ville neuve, la terre de Beaucroissant passa au domaine delphinal.

 

Bourg fortifié doté d’une charte de franchises en 1312 ;

 

CHARNECLE

 

Gentilhommière de Tréfond : la famille de Tréfond, très ancienne, possédait la terre du même nom et la Gouterie dès avant 1389. La gentilhommière a gardé extérieurement un peu de son aspect médiéval. Incluse dans le bâtiment principal subsiste l’ancienne chapelle castrale depuis longtemps désaffectée.

 

Château de la Gouterie : il appartenait également à la famille de Tréfond. Décapité de son toit élancé, le château ne conserve guère que le gros œuvre de la construction.

 

Château de Martel dit de Manguély : bel édifice construit au 17ème siècle par la famille de Martel connue à Charnècle depuis 1611 et très bien conservé. Il est couvert d’une haute toiture dauphinoise.

 

IZEAUX

 

Château fort disparu. Il était peut être situé au lieudit « le Clos ».

 

Bourg fortifié au moyen âge. En 1306 il avait 600 mètres de périmètre. Il fut totalement détruit par un incendie en 1750.

 

Maison du Clos du 19ème siècle.

Manoir du 19ème siècle.

 

MOIRANS

 

Enceinte médiévale : la place forte de Moirans est mentionnée dès 1230. L’enceinte est confirmée en 1340. Il n’en subsiste que quelques traces de murs (dits de Gratien) et la tour dite romaine de 15 mètres de diamètre préservée en élévation sur une dizaine de mètres.

 

Maison forte de Vergeron : elle est citée au 15ème siècle mais son origine est sans doute beaucoup plus ancienne. Au 16ème siècle elle appartenait à la famille de Rabu et plus tard à celle de Revel du Perron.

 

Maisons fortes de la Véhérie et du Chevillard disparues.

 

Maison des Chartreux : elle conserve une tour carrée du 17ème siècle de trois niveaux ainsi qu’une belle fresque peinte au dessus d’une porte de la tour.

 

Maison Paris : longue demeure irrégulière limitant perpendiculairement à la route le parc de la Motte. C’est dans cette demeure que seraient nés les frères Paris.

De l’ancienne propriété subsistent l’escalier de la pièce d’eau et les grilles du parc. Le parc a été dessiné en 1720 par un élève de le Notre. (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1927).

 

Château de la Motte d’Erigny : il a pu succéder à une motte castrale. C’est un important corps de logis de deux étages du 18ème siècle.

 

Manoir du Vergeron : il a été bâti à l’emplacement de l’ancienne maison forte.

 

Manoir du Chancoy du 19ème siècle avec tourelle quadrandulaire.

 

Château du Marais du 19ème siècle.

 

LA MURETTE

 

Dans le village, maisons anciennes du 15ème au 18ème siècles.

 

Maison forte de Vachon dite château du Bourg : les quatre tours coiffées en poivrière de tuiles écaillées laissent encore discerner de petites ouvertures meurtrières. L’édifice fut profondément modifié au 17ème siècle où l’on établit deux ailes disposées en équerre entre lesquelles se loge une tourelle d’escalier dont la porte est surmontée d’un blason aux armes des Vachon.

Les façades, les toitures et la bibliothèque avec ses peintures murales et la cheminée en pierre au 1er étage et la salle avec cheminée et plafond au rez de chaussée de l’aile ouest sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1982).

 

Château des Champs : il est situé au lieudit « le Paysan » et possède des murs très épais. Des salles sont encore éclairées par de petites fenêtres grillées percées au fond d’une embrasure munie d’une banquette de pierre sur un seul coté. Les tours de défense qui le flanquaient n’existent malheureusement plus.

 

Maison de l’Asile : au lieudit du même nom, bâtisse rectangulaire du 17ème siècle avec une tourelle abritant un escalier à vis.

 

REAUMONT

 

Au « Châtelard », motte castrale présumée.

 

Château de Planière : il est connu dès le 10ème siècle, époque où il dépendait du comté de Salmorenc. En 1107, au partage du comté, il fut attribué à l’archevêché de Vienne. Au 14ème siècle, il appartenait au domaine delphinal. En 1334, Henri II versa 200 florins pour l’achèvement de la grande tour du château. Les murailles de l’enceinte remontent à cette époque. Démantelé sur l’ordre de Richelieu il fut vendu comme bien national à la révolution. Il a été rebâti au 19ème siècle sur le plan du moyen âge.

 

Bourg fortifié décrit au moyen âge.

 

Maison forte d’Ars citée en 1315.

 

Château de Réaumont : une description de 1537 montre un vaste rectangle très allongé entouré de murailles crénelées flanquées de quatre tours d’angle dont celle du nord était carrée. Certaines tours subsistent encore avec une toiture conique. Le reste de l’édifice a été détruit en 1854 pour utiliser les matériaux à la construction du chemin de fer.

 

RENAGE

 

Bâtie de Renage : elle appartenait au 14ème siècle à un membre de la famille de Claix. Il n’en subsiste que le lieudit « la Bâtie ».

 

Maison forte d’Allivert citée en 1458.

 

Maisons fortes disparues de Quincivet et d’Aiguebelle.

 

Manoir de Grand Hurtières : au hameau de ce nom, ancien manoir ayant encore des fenêtres à croisillons et quelques traces d’architecture de la renaissance.

 

Château d’Allivet : c’était à l’origine une maison forte. De celle-ci, il ne subsiste plus grand-chose. Le bâtiment actuel est une grosse construction flanquée de quatre tours rondes, construit au 17ème siècle et très remanié en 1834 et à compter de 1848. Celle-ci est entourée d’un beau parc avec bassins, rus, étang et roselière qui aurait été tracé par Le Notre. Le château et le parc sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1995).

 

Demeure ancienne au Clos Raphaël, au hameau du même nom.

 

RIVES

 

Mottes castrales de la Poype et de Châteaubourg.

 

Château de Rives : il est cité dans le cartulaire de Saint Hugues puis en 1107. C’était alors la propriété d’Umbertus de Rives. Il passa dans les possessions delphinales dès 1276. Un acte de 1356 le décrit comme étant composé d’une massive tour et ceint d’un rempart de 150 mètres de périmètre et de 7 mètres de hauteur. Déjà ruiné en 1548, il fut démoli en 1582. Il ne subsiste que quelques traces de l’enceinte, à l’ouest de la maison forte de Châteaubourg.

 

Maison forte de Châteaubourg : construite en 1548 par Antoine Besson, secrétaire du roi au Parlement de Dauphiné. Elle a été profondément restaurée au 19ème siècle. C’est aujourd’hui une élégante construction de deux étages en forme de L couverte d’une haute toiture dauphinoise et présentant un grand nombre de baies à meneau et croisillon du 16ème siècle. La façade principale est flanquée d’une haute tourelle hexagonale conservant un escalier à vis.

 

Tour dite de Louis XI : englobée dans les papeteries du bas Rives, elle sert aujourd’hui d’escalier à un atelier. Son nom pourrait provenir de l’époque (1451) où Louis XI y coucha.

 

Château de l’Orgère dit aussi de la Belle au Bois Dormant ou des Russes : c’est un très beau manoir contemporain qui ne fut jamais terminé. Il accueillit au début du 20ème siècle des russes blancs fuyant la révolution marxiste. C’est un vaste corps de logis de deux étages couvert d’une haute toiture dauphinoise ornée d’une rangée de lucarnes à fronton.

 

Château de la Papeterie : vaste édifice du 19ème siècle occupant l’emplacement du premier moulin à papier installé dans la vallée de la Fure au 16ème siècle.

 

Château de la Glacière dit aussi de Valfrey : c’est un beau manoir de style Louis XVI de deux étages accolé à une grosse tour carrée de trois étages avec un parc à l’anglaise.

 

Château de la Chana : édifice moderne de trois niveaux avec une toiture à quatre pans percée de lucarnes.

 

SAINT BLAISE DU BUIS

 

Motte castrale supposée du Châtelard.

 

Château.

 

SAINT CASSIEN

 

Château.

 

SAINT JEAN DE MOIRANS

 

Maison forte du Roulet : elle conserve de son premier état une tour ronde.

 

Château de la Colombière : construit vraisemblablement au 16ème siècle, il fut acheté en 1694 par Lesdiguières pour Marie Vignon. Il a été transformé et agrandi au 17ème siècle pour servir de couvent à des Ursulines. Le mur d’enceinte actuel et la porte d’entrée qui orne la façade principale sont de cette époque.

Les façades, les toitures, les cheminées en pierre de la grande salle au rez de chaussée et les deux salles du nord est au 1er étage sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

 

Château de Saint Jean ou de Fontgaland : il conserve un beau portail du 16ème ou du 17ème siècles.

 

Le château de Saint Jean ou de Monteynard est à rapporter à la commune de la Buisse.

 

VOUREY

 

Château delphinal : l’enquête de 1339 en donne la relation suivante : « situé au milieu d’une plaine près de l’Isère, tour carrée de 12 toises de hauteur ».

 

Maison forte de la Bâtie dite manoir de Martinon : construite au milieu du 16ème siècle par Antoine Besson, secrétaire du roi au Parlement de Dauphiné sur l’emplacement d’un édifice antérieur cité en 1303. Elle possède une jolie tour et des fenêtres à meneaux.

 

Maison forte dite château de Falcoz : elle est située derrière le chœur de l’église et se compose de deux bâtiments enserrant une tourelle d’escalier octogonale.

 

Château de Salvaing de Boissieu dit de Val Marie : élevé au 17ème siècle sur l’emplacement probable d’un château en bois du 11ème siècle.

 

Château de Meffray : belle demeure du 18ème siècle flanquée de quatre tourelles.

 

Château Mistral du 19ème siècle.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 2613, B 2987 f° 247, B 3459, B 3922, B 4164, B 4171, B 4172, B 4443 f° 27 (ADI)

-       N. CHORIER : histoire générale du Dauphiné, 1661

-       G. VALLIER : notice sur Rives, Album du Dauphiné, T 4, 1832

-       G. VALLIER : le vallon de la Fure, 1852

-       A. MACE : guide itinéraire, T 7, 1860

-       H. BLANCHET : Rives et ses environs, 1861

-       T. OGIER : la France par cantons, Rives, 1862

-       RIVOIRE de la BATIE : Armorail du Dauphiné, 1867, page 815

-       A. JOANNE : géographie et histoire de l’Isère, 1870

-       F. CROZET : description des cantons, canton de Rives, 1870

-       J. CLERC JACQUIER : monographie religieuse et historique de Moirans, 1882

-       H. CHARVET : Renage ancien et moderne, 1887

-       M. GIRARD : note historique sur Beaucroissant, BSDEA, 1898

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29532

-       G. FAUCHON : la pays voironnais, 1968

-       M. T. PONCET : Rives sur Fures, 1976

-       P. CHANARON : Charnecle à travers les siècles, Rives et Réaumont au moyen âge, 1980

-       Archéologie chez vous n° 5, 1986

-       P. PLUCHOT : histoire de Vourey, 1986

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Association Histoire et Patrimoine du pays voironnais : histoire de Voiron et du pays voironnais, 1990

-       Abbé J. CHAPEL : Saint Jean de Moirans autrefois, 2000

-       O. IVACHKEVITCH : le château des Russes, 2003

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE ROYBON

 

BEAUFORT

 

Sur le site du château, présence possible d’une motte.

 

Château féodal : sur le mamelon dominant l’église, ruines d’un château fort qui faisiait partie des possessions de la maison de Beaufort. Il subsiste quelques traces du donjon avec une fenêtre murée.

Un bourg fortifié dépendait de ce château.

 

Château du Contant : c’est dans ce château remontant au 16ème siècle que naquit Philippe du Contant de la Molette qui acquit une grande célébrité pour ses connaissances en langue hébraïque. Le château conserve une grosse tour carrée et une autre ronde.

 

CHATENAY

 

Il n’y a ni château, ni maison forte de connus.

 

LENTIOL

 

Ruines d’un château féodal cité dès le 13ème siècle.

Un bourg fortifié, dont il subsiste quelques arases de murs, lui était joint.

 

MARCILLOLES

 

Château Montal : édifice en briques de deux étages, d’apparence grandiose.

 

Château de Chantemerle de style néo gothique avec une tour ronde.

 

Château de la Rochetière.

 

Château des Tilleuls.

 

MARCOLLIN

 

Château féodal : il s’élevait au dessus du village. Il n’en subsiste qu’un pan de mur.

 

MARNANS

 

Il n’y a ni château, ni maison forte connus.

 

MONTFALCON

 

Château : construit en 1327 sur l’ordre du dauphin. Il était doté d’un bourg fortifié aujourd’hui disparu. Il en subsiste d’importants restes, notamment deux tours encore importantes et quelques pans de murailles.

 

ROYBON

 

Emplacement de motte castrale.

 

Maison forte des Loives : voir édifices religieux.

 

Enceinte médiévale : la « ville neuve » de Roybon, décidée dès 1265 par la dauphine Béatrix par la concession d’une charte de franchises, ne fut en fait établie qu’en 1294 sous le dauphin Humbert 1er. Quelques fragments du rempart en galets roulés ont été conservés. Ils remontent vraisemblablement à 1372, époque d’un compromis passé entre Béatrix de Genève et les consuls de la communauté tendant à leur construction.

 

Pavillon dit de Louis XI : c’est un ancien rendez vous de chasse construit par la famille de Clermont sous le règne du dauphin Humbert 1er. La tradition locale veut que Louis XI alors dauphin s’y soit reposé. Le pavillon a été englobé au 18ème siècle dans le château de Romme.

 

Ancienne maison forte : au bord des remparts, bêtiment avec tour d’époque gothique.

 

Château Romme : édifié au 18ème siècle dans une position pittoresque.

 

Château Rocher : grande demeure moderne sur des fondations sans doute anciennes.

 

Château du Boccage : c’est un ancien couvent d’Ursulines.

 

SAINT CLAIR SUR GALAURE

 

Emplacement de motte castrale.

 

THODURE

 

Château : édifice dans lequel Louis XI alors dauphin, séjourna mais qu’il ne fit pas moins démanteler ensuite conformément à sa politique anti féodale.

Le château est cité dès le 13ème siècle comme possession de la famille de Bressieux. Il en subsiste des vestiges du mur d’enceinte et des tours.

 

Ancien bourg médiéval fortifié.

 

Maison forte du Rival : elle remonte au 15ème siècle. Elle a été transformé à l’époque de la renaissance dont elle conserve des fenêtres à meneaux.

 

VIRIVILLE

 

Motte castrale.

 

Forteresse féodale dit château de Grollée : il subsiste des vestiges de cette importante forteresse qui dépendait de la baronnie de Bressieux et, notamment, conservés sur sept mètres de hauteur, des murs du donjon, une tourelle et les courtines ouest de l’enceinte. Au 16ème siècle, elle appartenait à la famille de Grollée, l’une des plus illustres et des plus puissantes du dauphiné.

 

Enceinte médiévale : il en subsiste de notables vestiges vers la chapelle de Grollée, vers les ruines du château et près du chemin qui y mène. Une tour arasée est également visible.

 

Château de Mitifiot : ancienne demeure d’origine féodale ayant conservé une belle tour.

 

Château du Boccage du 19ème siècle.

 

Château de Robinière.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. BERRUYER : notice historique de Roybon, 1848

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       J. CAPELIER : Roybon, ses origines, son histoire, 1925

-       Anonyme : la plaine de Bièvre, 1968

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Y. PAYET MAUGERON : mémoires de mon village, Lentiol, 1993 

-       Patrimoine en Isère, Chambaran, 1999

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE SAINT EGREVE

 

LE FONTANIL

 

Château delphinal : au sommet du rocher du Cornillon, ruines informes d’un château construit au 11ème siècle. Le dauphin Guigues le Gras y séjourna fréquemment. L’enquête de 1339 décrit une enceinte de 330 mètres de longueur contenant deux tours dont un donjon de 20 mètres de hauteur, quatre bâtiments et une chapelle (site classé, 1911).

 

Un bourg castral dut se développer assez tôt puisque la chapelle castrale a statut paroissial dès le 12ème siècle.

 

Maison forte de Jean de la Garde : elle est citée en 1339. Il en subsiste un gros bâtiment rectangulaire de deux étages aux murs épais d’un mètre à la base et présentant de très rares pierres d’angle à bossage.

 

Maison forte de Berton Claret : elle est également citée en 1339. Il en subsiste encore une grosse bâtisse au pied du rocher de Cornillon, au lieudit « Claretière ». Le lourd donjon remonte au 13ème siècle.

 

Tour féodale : sur le chemin médiéval montant au rocher du Cornillon, haute tour remontant probablement au moyen âge. Elle n’a pas d’ouvertures hormis une petite meurtrière et une porte basse voûtée.

 

Château de Cornillon : Guy Pape, seigneur de Cornillon possédait cette demeure qui lui servait de maison de campagne.

 

Demeure de Morand : édifice du 16ème siècle dans lequel les consuls de Grenoble reçurent en 1645 le duc de Sully.

 

MONT SAINT MARTIN

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

PROVEYZIEUX

 

Maison forte disparue de la Charmette citée au 14ème siècle.

 

QUAIX EN CHARTREUSE

 

Château delphinal : son origine semble remonter au 11ème siècle mais il a été remanié à diverses époques. Il est aussi appelé château d’Herculais en souvenir de l’une des familles qui le posséda après les dauphins et jusqu’à la fin de l’ancien régime. Cette lourde bâtisse présente des fenêtres à meneaux et un portail de pierre sur lequel figurent les armes de Lesdiguières face à celles de Marie Vignon.

 

SAINT EGREVE

 

Château de Rocheplaine : il est cité dès le 14ème siècle.

 

Château de Visancourt dit château Borel : ancienne maison forte transformée en château en 1903. C’était la propriété de Grattet du Bouchage. C’est aujourd’hui la mairie.

 

Château Barnave : il fut acquis par le père de Barnave au milieu du 18ème siècle. C’est dans cette demeure que l’avocat révolutionnaire prépara les assemblées de Romans et du Prieuré et conçut les écrits qui le rendirent célèbre. C’est également dans ce château qu’il fut arrêté par la garde révolutionnaire de Saint Egrève.

 

Château de la Tourelle : édifice du 17ème siècle avec tourelle d’escalier cylindrique coiffée d’une très haute toiture, cantonnant la façade sud.

 

Château de Quinsonnas ou du Muret : bel édifice du 17ème siècle, ancienne propriété de la famille de Quinsonnas.

 

Château Pianelli : demeure du 18ème siècle, ancienne propriété des Pianelli alliés aux Maubec.

 

Château de Chambure.

Château de Champ Bayard.

Château de Champaviotte.

 

Lieudit « le Châtelet ».

 

SAINT MARTIN LE VINOUX

 

Château de Narbonne : il peut remonter aux 15ème et 16ème siècles.

 

Maison de Guy Pape : elle remonte au 15ème siècle et est aujourd’hui en partie ruinée.

 

La Casamaure dite Maison Mauresque : étonnante demeure construite en ciment moulé entre 1860 et 1867 (monument historique, 1992).

 

SARCENAS

 

Château d’époque Louis XIII.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       F. CROZET : description des cantons.

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29641

-       E. CONTOURNET et P. VAVRE : histoire du Fontanil des origines à nos jours, 1970

-       PINOT : histoire de Saint Egrève, 1973

-       Anonyme : histoire de Saint Egrève, 1974

-       M. BART : Voreppe et le Chevalon, 1986

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Archéologie chez vous, n° 10, 1992

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

CANTON DE SAINT ETIENNE DE ST GEOIRS

 

BRESSIEUX

 

Mottes castrales.

 

Château : les ruines de ce considérable château, fort pittoresques du coté du nord ne présentent au sud que les fondements de quelques tours et quelques tronçons de murailles. Elles consistent en une grande et grosse tour, des fragments de murs épais et solides et une très belle porte ogivale flanquée des deux cotés d’une haute tour ronde dont l’une a conservé ses créneaux. Ces ruines donnent une idée suggestive de ce que devait être le château de Bressieux à l’époque de la féodalité. Les seigneurs de Bressieux qui l’édifièrent prenaient rang parmi les quatre grandes baronnies du Dauphiné avec les Clermont, les Maubec et les Sassenage. Le château aujourd’hui conservé remonte à 1276-1277 et il leur appartint jusqu’en 1402 puis passa aux Groslée. La révolution empêcha la restauration projetée par Bérard, écuyer, seigneur de Gouttefrey. Un grand fossé de 30 mètres de largeur, profond de 12 mètres, encore visible en partie, ceinturait le château. Outre les tours portières de l’entrée, celui-ci a conservé le donjon, deux logis, une cuisine et une glaciaire (monument historique, 1904).

 

Bourg médiéval : il était entouré d’une enceinte percée de quatre portes. Celle-ci est conservée dans sa partie ouest avec une porte dite « Porte Neuve ». Elle comprenait huit tours dont l’une, dite « Tour Rambaud » est bien conservée. Au hameau de Vaux on voit encore une porte ogivale et des restes de murs.

 

BREZINS

 

Château de Grand Maison ou de Chalonge : d’origine ancienne mais non connue, il passe pour avoir appartenu aux templiers. Largement remanié au cour des siècles, il conserve encore une tour carrée.

 

BRION

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

LA FORTERESSE

 

Château féodal : il comporte un remarquable donjon de style roman militaire de la fin du 11ème siècle avec tout un appareil de petites briques et des ouvertures a plein cintre à encoignures profondes de plus de deux mètres pour le guet et la défense. Un énorme mâchicoulis, à demi éventré, témoigne de l’embellissement primitif. Le château servit de refuge au moment des guerres de religion à des huguenots refoulés du Royans.

 

LA FRETTE

 

Château : c’est un édifice féodal construit en pisé qui a conservé quatre tours.

 

PLAN

 

Château des Evêques : édifice du 17ème siècle ayant conservé une entrée monumentale. C’était l’ancienne résidence d’été des évêques de Grenoble. L’intérieur conserve la trace de plafonds à poutrelles et de peintures.

 

SAINT ETIENNE DE SAINT GEOIRS

 

Château Vieux : ancien château delphinal cité dans le partage du Comté de Salmorenc. Il était situé sur les limites actuelles de Saint Etienne de Saint Geoirs et de Saint Geoirs.

 

Bourg médiéval : il était entouré d’une enceinte comprenant quatre portes : les portes de Varanin, de Bressieux, de Saint Geoirs et la Porte Neuve.

 

Château de Saint Cerge : maison forte construite vers le milieu du 14ème siècle par un membre de la famille de Boniface. D’abord nommée maison forte de Boniface, elle prit le nom de château en 1660. Il en subsiste une belle tour carrée datant de l’origine qui conserve une remarquable fenêtre gothique.

 

Château de Fassion : demeure composite avec une tour pentagonale et deux corps de logis dont l’origine remonte au 14ème siècle.

 

Hôtel des Châtelains : fondé à la fin du 16ème siècle par Etienne de Gautheron qui portait le titre de châtelain de Saint Etienne et d’Izeaux. C’est aujourd’hui la gendarmerie.

 

Maison forte des Mandrins : elle fut édifiée au 16ème siècle comme auditoire de justice, grenier royal et maison de la cité. Sous ses arcades se tenait le marché. Elle fut achetée au début du 17ème siècle par l’arrière grand père de Mandrin. Elle a depuis lors perdu son cachet renaissance et ses fameuses poylles, voûtes ogivales retombant sur des arceaux.

 

Maison forte de Varanin : ancienne demeure des sieurs de Micha, famille de châtelains anoblis par Humbert II. Depuis la seconde moitié du 17ème siècle, elle fut la propriété des Veyron Chulet dont un membre, Louis, était l’oncle maternel de Mandrin. C’est une maison renaissance avec deux tours à l’entrée et des fenêtres à meneaux.

 

SAINT GEOIRS

 

Château delphinal : il en est fait mention sous l’appellation « castrum de Saint Geoirs dans le partage du comté de Salmorenc en 1107. Il était situé au lieudit « château vieux ». Il en subsiste quelques ruines.

 

Château de Montsublet dit aussi du Siblet ou Sifflet : aux environs de la Croix de Toutes Aures, ruines d’une tour carrée conservant une fenêtre à ogive. Au 14ème siècle, il appartenait à la famille de Bressieux.

 

SAINT MICHEL DE SAINT GEOIRS

 

Au dessus du hameau dit « le Château », ruines d’un château fort qui relevait du mandement de Varacieux.

 

SAINT PIERRE DE BRESSIEUX

 

Mottes castrales.

 

SAINT SIMEON DE BRESSIEUX

 

Château de Gouttefrey : construit par Bérard, écuyer, devant l’impossibilité de restaurer le château de Bressieux peu avant la révolution.

 

SILLANS

 

Château : il en subsiste en particulier une tour remarquablement conservée. En 1315, ce château était sous la juridiction du seigneur de Saint Geoirs.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       A. P. SIMIAN : Saint Etienne de Saint Geoirs, village delphinal, 1861

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       A. JOANNE : histoire et géographie de l’Isère, 1870

-       O. CHENAVAZ : les lieudits des communes, sections de communes, hameaux, mas, BSDEA, 1894

-       A. BISCH : rétrospective sur la plaine de Bièvre,1960

-       Musée Dauphinois : le château de Bressieux, 1969

-       Patrimoine Rhônalpin : bienvenue dans les parcs et demeures de l’Isère, 1985

-       Abbé J. VEYRON : survol historique de Saint Etienne de Saint Geoirs, 1992

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       Patrimoine en Isère, Chambaran, 1999

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE SAINT ISMIER

 

BERNIN

 

Château de Craponoz : à l’origine maison forte connue dès avant 1050. D’&bord constitué d’une simple tour carrée de 10 mètres de coté et de deux mètres d’épaisseur, elle fut agrandie aux 15ème et 16ème siècles et flanquée de deux tours rondes du coté de la montagne. Leplus ancien possesseur connu est Guillaume Fallastier vers 1268. Une malheureuse restauration de la fin du 19ème siècle dissimule complètement la tour carrée englobée dans l’ensemble de la construction. La petite chapelle toujours existante fut aménagée au 17ème siècle.

 

Véhérie ou  château de Bernin : c’était une maison forte remontant au 12ème siècle. Il en reste quelques murs au lieudit « la Veyrié » et un puit de quelque profondeur. C’était le berceau de la famille de Bernin dont l’un des membres fut Jean de Bernin, archevêque de Vienne de 1221 à 1126.

 

Château de la Veyrié : reconstruit sur l’emplacement de la Véhérie.

 

Maison dite de la Beyroud : elle conserve deux belles portes de la renaissance, surmontées d’arcs en accolade.

 

BIVIERS

 

Au lieudit « le Châtelard », empreinte d’une tour carrée en pierre.

 

Emplacement d’une maison forte qui appartenait en 1339 à Guiffrey de Montbivol. Elle passa ensuite à la famille d’Arces.

 

Tour de Crêt Châtel : ses éléments architecturaux les plus anciens semblent remonter aux 15ème et 16ème siècles.

 

Manoir de l’église : il remonte au 16ème siècle mais possède un reste de tour médiévale qui laisse supposer une origine plus ancienne.

 

Château de Serviantin : il est ainsi nommé pour avoir vu naître le 1er novembre 1593 Abel Servien qui fut ministre de la guerre sous Louis XIII et Louis XIV. Il se compose de deux corps de bâtiments en équerre encadrés de deux tours rondes et semble remonter au 15ème ou au 16ème siècles. Il conserve également sur le coté est une tour carrée du 13ème siècle et un écusson aux armes des Morard d’Arces datant de la même époque (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1960).

 

Château de Franquières : Robert François de Sassenage se fixa à Biviers où il possédait une maison forte qui prit alors le nom de Franquières au début du 14ème siècle. La terre de Franquières fut vendue en 1601 à Philibert Aymon, conseiller du roi. Ce fut lui qui consacra quelques années à construire le château actuel sur l’emplacement de l’ancienne maison forte. Remarquable témoin de l’architecture provinciale du 17ème siècle, il est assis sur une terrasse face à la chaîne de Belledonne. Le château comporte un important corps de logis central rectangulaire avec deux ailes en saillie, deux étages et des combles remaniées. L’entrée est précédée d’un peron ovale de six marches conduisant à une superbe porte Louis XIII. A l’intérieur est conservé un arc monumental de tradition renaissance, l’un des plus beaux de la région, ainsi qu’une magnifique cheminée renaissance que Pierre Bücher avait fait élever dans la bibliothèque de son hôtel de la rue Brocherie à Grenoble et qui avait fait l’admiration de Henri IV lors de son séjour dans la demeure. Le médaillon qui mesure 2 mètres sur 1,95 mètre est aujourd’hui conservé au musée de Grenoble (le château est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1948).

 

Château de Montbives : ancienne demeure de la famille Simiane qui occupe une position admirable.

 

Château de Bontoux : construit au début du 17ème siècle par Louis du Faure, président du Parlement de Dauphiné. Très homogène, il présente des hautes toitures.

 

Maison Chabert : du 16ème ou du 17ème siècles avec des fenêtres à meneaux.

 

Maison Saint Pierre : elle était possédée en 1634 par Mme de Champsoir.

 

Maison Chaix du 17ème siècle.

 

Maison dite de la Javelle de 1643 (ancienne mairie).

 

Château de,Buffevent du 17ème siècle, actuelle mairie.

 

Lieudit « Château Renard ».

 

MONTBONNOT SAINT MARTIN

 

Château delphinal de Miribel : son existence est constatée dès 1216. Il appartenait aux dauphins de Viennois et fut au nombre des châteaux qu’Humbert II se réserva lors de la cession du Dauphiné. C’est dans ce château que naquit en 1494, avant de mourir quelques jours plus tard, le dauphin Charles, fils de Charles VIII et d’Anne de Bretagne. Celle-ci, devenue ensuite l’épouse de Louis XII, y séjourna de Pâques 1507 à mai 1509 durant la campagne du roi contre les Génois.

Dans le courant du 17ème siècle, le château féodal fut remplacé par un château plus moderne flanqué de quatre tours carrées. Depuis cette époque, il fut la propriété de la famille de Miribel. Des puits et une citerne médiévales sont encore visibles.

 

Château des Semaises dit le Jayet : aux Semaises, vers les limites des communes de Montbonnot et de Saint Ismier, grand édifice d’époque renaissance.

 

Château du Montal : face au château de Miribel, bel édifice du 17ème siècle avec une très belle toiture.

 

SAINT ISMIER

 

Mottes castrales à la Tour d’Arces et au lieudit « les Autarets ».

 

Maison forte de la Bâtie Champrond ou Bâtie d’en Bas : au sud de Saint Ismier, près de l’Isère, construction conservant l’aspect d’une forteresse médiévale. Une grosse et belle tour, assise sur des fondations en pierres de taille, s’élève à l’entrée du domaine comme pour en défendre l’approche. La Bâtie appartenait en 1250 à la famille Alleman puis aux d’Avallon en 1305, aux Commiers en 1362 et aux Sassenage en 1490.

 

Tour d’Arces : au dessous de la muraille du Saint Eynard, on aperçoit encore, émergeant des broussailles, les ruines de la tour d’Arces, vieux donjon carré de 25 mètres de hauteur percé de petites fenêtres et les restes d’une tour ronde, des morceaux de remparts, une porte ogivale et le souvenir d’une triple enceinte qui se conformait aux irrégularités du rocher. Ici naquit Antoine d’Arces que l’on a appelé « le dernier chevalier errant », resté célèbre dans les chroniques de chevalerie sous le nom de « chevalier blanc » qui, après des aventures assez extraordinaires, se retrouva vice roi d’Ecosse. Le château était entouré de deux enceintes encore discernables.

 

Maison forte de Vachier : elle est citée au 14ème siècle comme fief de la terre de Montbonnot.

 

Demeure du Servage d’époque renaissance.

 

Maison forte du Clos Saint Pierre : citée dès le 15ème siècle, elle a conservé une porte du 17ème siècle à panneaux cloutés.

 

Maison des Bigillon : ancienne demeure ayant conservé un remarquable portail d’entrée du 17ème siècle.

 

Demeure du Millet du 17ème siècle.

 

Ancienne demeure Félix Faure du 18ème siècle.

 

Ancienne propriété de Montal, aujourd’hui Clos Saint Vallier, du 18ème siècle.

 

Château Randon : grande demeure ayant appartenu au maréchal Randon qui fut ministre de la guerre et gouverneur général de l’Algérie qui conserve son tombeau ainsi que celui du général Marchand.

 

Lieudit « Château Brandon ».

 

SAINT NAZAIRE LES EYMES

 

Château des Ratz : il conserve quatre tours carrées et semble remonter au 17ème siècle.

 

Château des Cleymes : jadis maison forte citée dès le 11ème siècle, la demeure a été modifiée au 18ème siècle. Elle conserve une tour avec des meurtrières et deux fenêtres à linteaux du 15ème siècle.

 

Château des Eymes ou château Villeroy : il semble avoir été édifié au 17ème siècle sur un bâtiment pouvant remonter au 15ème siècle.

 

Maison Bellevue avec des fenêtres à meneaux.

 

Lieudit « la Bâtie ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1860

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       J. SESTIER : le tramway de Grenoble à Chapareillan, 1900

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29531

-       A. AYMOZ : le Grésivaudan à travers les âges, 1937

-       La maison forte de Montbives, bulletin de l’Académie Delphinale, T 24, 25, 26, 1953-1955

-       Merveilles des châteaux de Savoie et du Dauphiné, 1972

-       Anonyme : la Bâtie Champrond à Saint Ismier, Pays Dauphinois n° 185, 1975

-       J. BRUNO : le Graisivaudan, 1977  

-       Archéologie chez vous n° 3, 1984

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985

-       Patrimoine Rhônalpin : bienvenue dans les parcs et demeures de l’Isère, 1985 

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       L. et A. BRUCELLE : Isère, terre des châteaux, 1994

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       E. TASSET : les plus belles légendes de l’histoire du Dauphiné, 2000

-       P. BLANC : Biviers au fil du temps, 2000  

-       Collectif : autrefois Saint Ismier, 2000

-       Association Patrimoine de Saint Nazaire les Eymes : la vie locale de l’ancien régime à nos jours, 2002

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet de l’Atelier des Dauphins

-       G. SAILLER : regards sur Montbonnot et Saint Martin de Miséré de 1110 à 1789, sd

 

CANTON DE SAINT LAURENT DU PONT

 

ENTRE DEUX GUIERS

 

Ancienne maison Martigny : c’était le centre de la seigneurie cartusienne d’Entre deux Guiers. Sur un réservoir en pierre de la cour, blason sculpté portant les armes des chartreux et le monogramme du Christ avec la date de 1661.

 

Manoir de la Tour : édifice des 13ème et 14ème siècles modifié au 18ème siècle.

 

Château du Crépon cité en 1630.

 

Château le Moulin Neuf.

Château la Croix du Péron.

Château de Roche Ruaz.

 

MIRIBEL LES ECHELLES

 

Ancien château dit Château Vieux : il est connu dès 1097. Il fut détruit par Lesdiguières en 1594. Il n’en subsiste que quelques pierres sur lesquelles on a édifié une madone et une chapelle dite Notre Dame du Château après la guerre de 1914-1918.

 

Bourg médiéval : il était situé au pied du château.

 

Ancienne maison Joachim du Revel : au lieudit « Seuil de la Pierre », ruines d’une ancienne demeure seigneuriale dont les fenêtres à meneaux, l’escalier de pierre en vis et une vaste cheminée indiquent une construction de la fin du 15ème siècle.

 

Domaine de Saint Anthelme : ancienne obédience de la Grande Chartreuse vendue à la révolution.

 

Bornes seigneuriales : au col des Mille Martyrs, dans la forêt, borne gravée du 15ème siècle haute de 60 cm. Elle porte des traces de sculptures représentant une couronne de lys surmontant une paire de ciseaux.

D’autres bornes de la même époque, avec les armes des Clermont, existent encore en divers points de la commune.

 

Manoir des Essartreyes : des 15ème et 17ème siècles.

 

Château de la Pierre : d’origine inconnue, c’est dans son état actuel un manoir du 17ème siècle.

 

Château dit du Castel, postérieur au 18ème siècle.

 

SAINT CHRISTOPHE DU GUIERS

 

Ancienne maison forte du Châtelard.

 

Château Michal d’Orcières : près de la route de Berland, château avec fenêtres à meneaux et porte d’entrée massive cloutée.

 

Château de Beauvais : dans le village, château d’origine médiévale qui aurait été relié au château d’Orcières par un souterrain.

 

SAINT JOSEPH DE RIVIERE

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT LAURENT DU PONT

 

Château : il fut construit au 12ème siècle sur ordre du Comte Philippe de Savoie. Il se dressait au sud du village sur le plateau qui le domine, au sommet de l’actelle promenade de la chapelle. Le château comprenait une dizaine d’édifices : une tour carrée avec échauguette et créneaux servant de donjon et se continuait par un bâtiment avec une grande salle qui façade au dessus du bourg, le tout protégé par un mur de soutènement. Vers l’est, cette aile était reliée à la chapelle, probablement sur l’emplacement de la chapelle actuelle.

Puis, derrière la chapelle, s’élevait le château proprement dit. Au sud, du coté de la montagne, il y avait des écuries, un four et d’autres communs. La porte d’entrée était face au chemin conduisant au Cotterg. Dans la cour se trouvait un puits, maintenant comblé, dont le contour existe toujours et sert de base à un petit oratoire circulaire. Une petite salle voûtée, do,t l’entrée est à moitié effondrée, subsiste toujours du coté du chemin du Cotterg.

Le château de Saint Laurent, mal entretenu, était déjà délabré en 1485. En 1549, le donjon est à moitié effondré. Les chartreux en firent l’acquisition en 1629 et ne relevèrent que la chapelle qui fut démolie en 1852 pour faire place à la construction actuelle dite « chapelle du château ou de Saint Bruno ». Entre temps, les habitants utilisèrent les pierres de l’ancien château pour la construction de leurs maisons.

 

Bourg médiéval :

 Dans une propriété qui fut la demeure du comte de Saint André, subsiste la seule tour de l’enceinte médiévale de Saint Laurent créée vraisemblablement au 13ème siècle à l’initiative des comtes de Savoie.

 

Maison forte du Châtelard citée au 14ème siècle.

 

Manoir des Beauvais : édifié postérieurement au 15ème sur l’emplacement de l’ancienne maison forte.

 

Manoir du Haut Saint Christophe : il remonte aux 15ème et 16ème siècles. Il en subsiste une grosse bâtisse carrée de deux étages coiffée d’une haute toiture et des fenêtres à meneaux et croisillons au 1er étage.

 

Château du Cotterg : il conserve une tour octogonale dont la porte est surmontée d’un arc en accolade. L’ensemble est resté en bon état et l’intérieur conserve quelques sculptures d’époque renaissance. Il s’agit d’une demeure seigneuriale du 16ème siècle.

 

Manoir de Grand Villette : ancienne grange des chartreux attestée au 17ème siècle. C’est un gros bâtiment quadrangulaire comprenant deux étages et des combles, couvert d’une toiture à quatre pans percée de lucarnes à quatre pans et une tourelle du 18ème siècle.

 

Manoir de Bagatelle.

 

SAINT PIERRE DE CHARTREUSE

 

SAINT PIERRE D’ENTREMONT

 

Château d’Entremont dit du Gouvernement : il est situé sur le sommet de la Roche des Buis. L’origine des seigneurs d’Entremont qui firent construire ce château est assez obscure. Ils descendaient, croit-on, en ligne directe d’Adolphe, roi des Lombards. Lorsque Charlemagne conquit la Lombardie, les descendants de ce roi se réfugièrent dans les Alpes. L’un d’entre eux aurait fait souche à Saint Pierre d’Entremont.

Déjà lors de l’arrivée de Saint Bruno dans le désert de Chartreuse, les seigneurs d’Entremont commandaient toute la vallée du Guiers Vif, depuis sa source jusqu’au Rhône. Leur refuge primitif devint le centre d’une agglomération.

Le château fut démantelé en 1633 sur l’ordre de Richelieu. Il fut racheté et réparé par les chartreux en 1694. A la révolution, l’état en devint propriétaire d’où le nom de « château du Gouvernement » sous lequel il est également connu. Il en ruines depuis cette époque, ses matériaux ayant été extraits pour servir à la construction des maisons du hameau voisin. Il subsiste néanmoins, près de l’entrée principale, les vestiges d’une grosse tour carrée. Autour de la cour, des restes de voûtes, les débris don donjon et des murs d’enceinte sont encore visibles (site inscrit, 1943).

 

Le château de Montbel ou des Teppaz, des 12ème et 13ème siècles, est situé sur la commune savoyarde du même nom.

 

Tour de l’Infernet ou Inferney : c’est une ancienne tour de défense de la fin du 15ème siècle bien conservée.

 

Maison du Chastel : demeure du 16ème siècle qui conserve une porte extérieure dont le cadre est en pierre sculptée, une porte ogivale et une vaste cheminée renaissance.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3318, 4 A 208, 4 A 271 (ADI)

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       P. RAJON : la vallée du Guiers, 1889

-       U. CHEVALLIER : Regeste dauphinois, 1913, n° 7325 à 7329

-       A. BATON : les deux vallées du Guiers, 1922

-       M. DUBOIS : monographie de Saint Laurent du Pont, 1924

-       L. PEYRONNARD : le mandement de Saint Laurent du Pont au bas moyen âge, 1932

-       Chanoine M. PERROUD : origines de la famille de Montbel, bulletin de l’Académie Delphinale, 1933

-       L. GUILLON : Miribel les Echelles, 1934

-       J. L. MOLIN : Saint Laurent du Pont, 1966

-       J. DESCOTTES GENON : Miribel les Echelles, son origine, son histoire jusqu’à nos jours, 1967

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       M. GALLIANO : chronique de Saint Laurent du Pont, 1992

-       Archéologie chez vous n° 10, 1992

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE SAINT MARCELLIN

 

BEAULIEU

 

Tour des Bérenger : ancien poste de défense de la rivière, vers l’Isère, édifié par la famille de Bérenger dont subsistent quelques vestiges.

 

Manoir des Comtes de la Blache : maison forte du 15ème siècle en partie détruite. Les deux tours flanquées aux deux extrémités sont toujours debout et un corps de logis est assez bien conservé. La maison forte était possédée en 1540 par noble Michel Focque.

 

BESSINS

 

Motte castrale.

 

Château du Mouret.

 

CHATTE

 

Emplacement de motte castrale sur le site du château.

 

Château de Chatte dit des Pauvres : les styles roman et renaissance y sont représentés. On trouve également quelques fragments de tuiles romaines. En 1905 une façade du château s’est écroulée coté Isère mettant au jour une construction en tuf en grand appareil (castrum primitif ?).

Les hommages aux Dauphins des seigneurs de Chatte signalent la forteresse. La renaissance a modifié le château, en le flanquant de deux tours. Dans l’une d’entre elles est conservé un escalier en vis. Le château fut vendu à la révolution à sept personnes sans fortune d’où son nom de « Château des Pauvres ». Les nombreuses déprédations datent de cette époque, le cahier des charges obligeant les acquéreurs « … de faire abattre tout signe de la féodalité qui pourrait s’y trouver ».

 

Bourg médiéval fortifié.

 

Manoir de la Poype dit Château de la Grandville : maison forte édifiée vers 1351 par Claude Alleman de Quincieu. Incendié en 1582 par les Huguenots, elle fut relevée en 1619 par Claude Expilly. Au 19ème siècle, la demeure appartenait au colonel de la Grandville d’où le nom sous lequel elle est également connue.

 

Maison forte des Alleman : élevée vers 1484 par Jacques Alleman, écuyer. Il en reste des fenêtres à meneaux, un bel escalier en molasse et des plafonds à la française.

 

Château de Foras : ancienne demeure de la famille Brenier édifiée au 18ème siècle.

 

Château Bernard.

 

Lieudit « Pré Châtel ».

 

CHEVRIERES

 

Motte castrale.

 

Château delphinal de Golatz ou du Gollard : sur la colline, vieux château connu dès 1093 et remanié à diverses époques, notamment à la renaissance qui dota l’édifice de fenêtres à meneaux. Au milieu du 16ème siècle celui-ci appartenait à Diane de Poitiers qui le revendit en 1560. Une salle conserve encore une peinture murale du 17ème siècle. Des restes de rempart se voient encore ainsi qu’un beau porche d’entrée en plein cintre, jadis accessible par un pont levis et défendu par une tour semi hexagonale percée d’étroites meurtrières engagée dans le corps de logis. Le nom de « Golard » semble venir de l’un des possesseurs d’une maison forte sise, au 15ème siècle, près de la porte du château.

 

Bourg médiéval : il en subsiste des fragments d’enceinte et une porte monumentale.

 

Château de Blagnieu ou Blagneux : il est cité dès le 16ème siècle. Il conserve encore une partie des structures de cette époque, notamment sa tour d’escalier et des peintures murales.

 

Château Vincendon : vaste ensemble comprenant le château, une chapelle, une ferme et des dépendances.

 

DIONAY

 

Motte castrale.

 

Château : aujourd’hui disparu, il est connu dès le 11ème siècle comme étant tenu en fief de l’église de Vienne par les Dauphins.

 

Au lieudit « le Mouchet », emplacement d’une maison forte, ancien fief de la terre de Dionay.

 

MONTAGNE

 

Château : cité dès le 13ème siècle, il est situé en contrebas des ruines de l’ancienne église. Il est aujourd’hui très composite et conserve surtout des marques des 16ème et 17ème siècles.

 

Maison forte de la Tourne : elle s’élève sur un tertre. Les fenêtres à meneaux attestent son ancienneté. Une partie de la demeure a été malencontreusement restaurée. L’autre forme aujourd’hui une habitation distincte. Cependant on peut encore voir à l’intérieur deux très belles cheminées en pierre datant vraisemblablement du 15ème siècle.

 

MURINAIS

 

Motte castrale.

 

Château de Chapendu : construit au 12ème siècle sur la colline dominant le bourg, il n’en subsiste qu’un fossé en demi lune.

 

Maison forte de la Balme : mentionnée en 1279, elle se trouvait à l’emplacement du château du même nom. Au 17ème siècle elle appartenait à la famille de Murinais.

 

Maison forte d’Argentaine : elle est citée dès le 13ème siècle. Il subsiste quelques ruines de son enceinte et une fenêtre géminée.

 

Maison forte de Lobet citée au 14ème siècle.

 

Maison forte de Brochenu : élevée au 15ème siècle, elle est en partie conservée avec sa tour quadrangulaire. Elle conserve une fenêtre à meneaux.

 

Tour de Mazelle citée au 15ème siècle.

 

Château de la Balme : splendide résidence construite sur l’emplacement de la maison forte originelle. Elle comporte un élégant corps de logis élevé de trois étages et percé de nombreuses fenêtres à fronton et flanqué de deux étroits pavillons d’angle surmontés de flèches aiguës. Une jolie chapelle est adjointe au château. L’ensemble repose sur une terrasse entourée d’un grand parc.

Le château actuel a été reconstruit après qu’il ait brûlé lors de la dernière guerre.

 

SAINT ANTOINE

 

Château de la Motte Saint Didier : il était situé sur une butte (motte ?) séparée de l’agglomération actuelle par le ruisseau du Lyolin. Au 11ème siècle, ce château se trouvait sous la dépendance des seigneurs de l’Albenc. Rasé au 17ème siècle, son emplacement est maintenant occupé par le cimetière.

 

A « Saint Didier », vestiges arasés d’un petit bâtiment médiéval.

 

Dans le bourg, maison patricienne du 13ème siècle récemment redécouvert qui conserve des décors peints du 13ème siècle.

 

Egalement dans le bourg, maison noble de la famille de Nully citée au 15ème siècle.

 

Porte du Martel d’époque gothique qui conserve encore ses anciens fers.

 

Porte de ville dite du Lion du 16ème siècle ayant conservé ses vantaux cloutés d’origine.

 

SAINT APPOLINARD

 

Maison forte de Montluisant : son architecture, bien conservée, incite à la dater du 15ème siècle.

 

SAINT BONNET DE CHAVAGNE

 

Maison forte de Chavagne : elle a la forme d’un quadrilatère dont un des cotés serait représenté par un mur épais percé d’une solide porte entourée de meurtrières. La cour intérieure est petite et le bâtiment principal, formant le coté opposé au quadrilatère porte encore une fenêtre renaissance mais la construction de la maison est beaucoup plus ancienne, sans doute le 13ème voire le 12ème siècles. On remarque en effet les vestiges d’une tour carrée et, de l’autre coté, un gros mur percé d’une porte ogivale.

 

Maison forte du Chastelard : transformée en ferme, elle est située dans le vallon de la Fornache. Il s’agit d’un groupe de bâtiments dominés par une grosse tour carrée. Elle conserve un important corps de logis et de nombreux fragments d’architecture renaissance. De toute ancienneté, cette demeure appartint aux Chastelard de Sollier originaires de Vaulx Milieu.

 

Château de l’Arthaudière : il se compose de trois corps de bâtiments édifiés du 16ème au 18ème siècles. Une tour circulaire, abritant la chapelle, ouvre sur l’aile ouest ornée de sculptures et de médaillons dont les étages reposent sur une galerie du 16ème siècle. Au fond de la cour, frontons et armoiries ornent l’entrée principale qui conduit à un escalier d’honneur du 17ème siècle. L’aile orientale a été malheureusement détruite par un incendie au début des années 1950.

Le château, les communs, la ferme, le puits, es grilles, les terrasses, les pavillons et les murs de clôture sont classés monument historique (1991).

 

SAINT HILAIRE LE ROSIER

 

Maison forte de Montrond : il ne reste de cette maison forte, citée au 13ème siècle, qu’un terre plein sur un coteau dominant la route qui va de Grenoble à Valence. Le nom même s’est déformé puisque la ferme qui s’élève sur son emplacement s’appelle maintenant « le Morand ».

 

Maison forte du Périer : plusieurs fois remaniée au cours des siècles, elle présente actuellement peu de vestiges hormis une tour percée de fenêtres à meneaux.

 

Château du Balan : ancienne maison de plaisance des abbés de Saint Antoine. Elle conserve une tour du 15ème siècle et son escalier tournant formant la charnière de deux corps de logis à angle droit. Elle conservé également des peintures polychromes de la fin du 16ème siècle et une aile de bâtiments du 18ème siècle.

 

Maison forte de Savel : au lieudit « le Savey », se trouve encore une ferme assez délabrée, jadis maison forte qui a donné son nom à une branche des seigneurs de Savel, les d’Arzac.

La demeure conserve une très belle cheminée en pierre du 16ème siècle avec une plaque de foyer de 1671.

 

SAINT LATTIER

 

Motte castrale.

 

Château delphinal dit château Vieux : sur l’emplacement de la motte castrale se voient encore les vestiges du château delphinal. On peut penser qu’il fut assez vaste car on devine encore l’important appareil des fortifications qui l’entouraient. Dès 1090 il en fait mention. En 1244 il était possession delphinale.

 

Bourg médiéval fortifié.

 

Maison forte de Gayles : située initialement au lieudit « les Guètres », il en est fait mention au 14ème siècle.

 

Château de l’Olivier du 19ème siècle.

 

SAINT MARCELLIN

 

Motte castrale.

 

Château delphinal de Joud : du 10ème au 13ème siècles, la terre de Saint Marcellin était la propriété des Bérenger jusqu’à l’échange qui eut lieu en 1251 avec le Dauphin. L’édifice actuel, très composite, sert de bâtiment curial.

 

Enceinte médiévale : des vestiges des 13ème et 14ème siècles subsistent encore dans les parties nord est et sud de la ville. L’actuelle montée de Joud semble remonter également à cette époque.

 

Maison dite du Conseil Delphinal : le Conseil Delphinal fut établi à Saint Marcellin le 22 février 1337 par Humbert II. Ce tribunal souverain avait le pouvoir de juger en dernier ressort des affaires de la province. Il fut ensuite établi à Grenoble où il devint ultérieurement le parlement du Dauphiné.

 

Maison forte de Vallin citée en 1466, non localisée aujourd’hui.

 

Château du Mollard : château renaissance bien conservé qui fut occupé par le duc de Guise durant les guerres de religion.

 

Maison dite le Château : c’est une demeure du 17ème siècle avec une haute toiture de tuiles écaillées dominant l’église.

 

SAINT SAUVEUR

 

Maison forte du Péron.

 

Maison forte du Château ou du Chastelard dominant l’église.

 

Château de Cumane.

 

SAINT VERAND

 

Château de Quincivet : selon toute vraisemblance, le château a été construit originellement pour servir de pavillon de chasse au dauphin Louis II, futur Louis XI. C’est la famille de la porte qui l’agrandit et l’embellit au 16ème siècle. L’intérêt architectural de la demeure réside surtout dans la façade est dont toutes les fenêtres à meneaux sont finement ouvragées. Elle possède en outre un escalier à vis d’une largeur exceptionnelle ainsi que deux cheminées gothiques (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1980).

 

Château de la Gaucherie : édifice du 18ème siècle.

 

LA SONE

 

Motte castrale.

 

Enceinte médiévale dont subsiste une tour.

 

Maison forte de la Reffredie citée en 1262.

 

Château delphinal : bâti sur des rochers à-pic dominant l’Isère, ce château que sa position protégeait le Royans relevait du pouvoir delphinal. Démoli en 1575 par de Gordes il servit plus tard de campement à Lesdiguières d’où il rançonna le village. Lorsqu’il se retira, il acheva l’œuvre de destruction.

Le château fut rétabli en 1705 par un fabricant lyonnais d’or et d’argent pour servir de filature. Il en subsiste aujourd’hui un magnifique donjon du 14ème siècle avec ses mâchicoulis, une barbacane, des fossés, une bretèche sur la porte du pont levis et des canonnières. Les façades et les toitures sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1968) ainsi que le parc (1995).

 

Château Mallein dit de Combelongue : c’est un bel exemple des édifices de style classique de la fin du 19ème siècle avec un parc de 7 hectares.

 

TECHE

 

Château de Barnetière.

 

Lieudit « le Châtelard ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       G. ALLARD : les maisons fortes et les fiefs du Dauphiné, manuscrit du 17ème siècle, BMG U 445

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1869

-       A. LACROIX : Saint Marcellin, 1875

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1883

-       R. BONNAT : histoire de Saint Marcellin des origines à 1800, 1888

-       SERANO de VEZY : histoire de la paroisse de Beaulieu du 13ème siècle à nos jours, 1900

-       A. FAVOT : notes historiques sur Chatte, 1928

-       A. DOYON : le mandement de Saint Lattier, 1938

-       J. SORREL : histoire de Saint Marcellin, 1953

-       A. DOYON : notes pour servir à l’histoire du bourg de la Sone, 1962

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       F. BLANC, S. PERRARD, B. BRET : la pays antonin, 1993

-       Atlas du patrimoine de l’Isère, 1998

-       Patrimoine en Isère, Chambaran, 1999

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Site Internet : château féodal et ruine médiévale (Isère). 

 

CANTON DE SAINT MARTIN D’HERES

 

POISAT

 

Château de Bel Air : d’origine féodale, il conserve quatre hautes tours. Le reste de l’édifice est composite.

 

Château de la Perrière : manoir édifié vers 1844 sur les fondations d’une maison bourgeoise du 18ème siècle.

 

SAINT MARTIN D’HERES

 

Château de la Plaine : rue Paul Langevin, ancien château delphinal connu dès le 13ème siècle puis résidence des évêques de Grenoble qui le délaissèrent au profit du château d’Herbeys. La demeure tomba ensuite en ruine et un arrêt de 1746 prononça sa démolition. L’affaire traîna jusqu’à la révolution et la propriété, vendue au titre des biens nationaux, fut réparée partiellement. Depuis 1841 c’est devenu le couvent du Bon Pasteur. Il en subsiste les vestiges d’une tour avec ses archères, des trous de boulins, un appareillage de briques, la courtine et un escalier du 17ème siècle. Une salle conserve le blason de Siboud Alleman.

 

Château de Pizançon : au hameau du Bigot, ancienne demeure fermière des comtes de Pisançon de la fin du 16ème siècle.

 

Château de Rhue : rue Monval. Construit en 1618, il abritait une magnanerie au 18ème siècle.

 

Château Teissère : belle demeure bourgeoise avec des tours et des fenêtres de style néo renaissance.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       E. PERIER : notes historiques sur Saint Martin d’Hères, bulletin de l’Académie Delphinale, VIII, 1894

-       J. SESTIER : la vallée du Grésivaudan, rive gauche de l’Isère, 1900

-       P. ROLLAND : contribution à l’histoire de Saint Martin d’Hères, 1973

-       P. ROLLAND : Saint Martin d’Hères, dix siècles d’histoire, 1975

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988, page 164

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DU TOUVET

 

BARRAUX

 

Motte castrale du Châtelard.

 

Château du Fayet : il se présente sous la forme d’un corps de logis central donnant sur une terrasse et flanqué de deux tourelles. Au nord, deux bâtiments entourent une petite cour d’honneur.

A l’origine, le château était composé d’une seule tour occupant probablement la partie nord est et relevait du pouvoir delphinal.

Cette tour, qui parait avoir été élevée dès le 11ème siècle par la famille Cassard est restée connue sous le nom de « Tour du Cardinal » parce que le cardinal François de Cassard y serait né en 1727.

Après avoir appartenu aux Cassard, la demeure passa à la famille de Rhodes ou Rodes. Urbain de Rodes est qualifié de seigneur du Fayet en 1418, puis Jean de Rodes en 1486 et enfin Pierre de Rodes en 1519. Peu après, en 1543, ce dernier vendit le Fayet à Arthaud de Maniquet. Son fils, Hector de Maniquet, fit embellir considérablement le château. A cette époque, celui-ci occupait la charge importante de maître d’hôtel de Charles IX dont il était, de surcroît, le confident. Quelques années auparavant le roi s’était éperdument épris de la belle orléanaise Marie Touchet. Mais bientôt sonne la nuit tragique du 21 août 1572. Marie Touchet est protestante et, pour ne rien arranger, attend un enfant du roi. Celui-ci se confie à Hector de Maniquet qui propose alors sa demeure du Fayet pour servir de refuge à Marie Touchet. C’est ainsi que celle-ci devait mettre au jour au Fayet en avril 1573 un bâtard royal qui deviendra Charles de Valois, duc d’Angoulême.

A près la révolution, le château qui était resté jusque là en la possession des Maniquets changea plusieurs fois de propriétaire avant d’être acquis puis restauré par Gustave Rivet, sénateur de l’Isère et secrétaire de Victor Hugo (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1987 pour ce qui est du château et de sa terrasse et inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1972, pour la cheminée monumentale du 17ème siècle dans la chambre dite d’Angoulême.

 

Maison forte de Barraux : elle est représentée sur un dessin d’Ercole Negro, l’architecte du Fort Barraux. Il en subsiste les vestiges d’une tour avec une fenêtre à meneau et un autre bâtiment dominé par une tour carrée avec une belle archère canonière.

 

Fort Barraux : construit au 16ème siècle par le duc Charles Emmanuel de Savoie sur une butte élevée en terre dauphinoise. Les travaux furent rondement menés ainsi qu’en témoignent les nombreuses réquisitions d’artisans et de chars faits jusque dans le mandement de Bugey. Lesdiguières s’en emparra peu après son achèvement. Vauban, qui l’examina en 1692 et en 1700, indiqua les modifications à y apporter. L’enceinte des remparts bastionnés actuels qui enveloppement la forteresse primitive fut construit sur ses ordres (monument historique, 1990).

 

Château de Barraux dit de Maximy : il a été édifié en 1703 à l’emplacement d’une maison forte. C’est un imposant bâtiment rectangulaire de deux étages, coiffé d’une très haute toiture dauphinoise à tuiles écailles et cantonné par des tourelles carrées. Il a été parfaitement restauré.

 

LA BUISSIERE

 

Château delphinal : les premiers retranchements furent sans doute érigés au cours de la seconde moitié du 11ème siècle puisque le cartulaire de Saint Hugues mentionne déjà un château. Celui-ci fut très vraisemblablement édifié par les comtes de Grésivaudan pour défendre leurs possessions contre les comtes de Savoie. Réparé et restauré au cours des siècles, il devint vite très important. L’enquête delphinale  de 1339 permet de s’en faire une idée. Un premier rempart entourait le bourg de la Buissière, adossé à l’une des pentes de la colline. Le château, ceint de deux autres remparts, se composait d’un gros donjon carré flanqué de tours à deux de ses angles ; une autre tour se dressait dans la cour d’honneur, coté Savoie. Les murs de la cour étaient pourvus de meurtrières et autres défenses. C’est dans ce château que mourut le dauphin Guigues IV en 1142, après l’attaque malheureuse de Montmélian. Il n’en subsiste aujourd’hui plus rien.

 

Maison forte du Pilat : elle est citée en 1263. Elle conserve une tourelle rectangulaire et une fenêtre à meneau bouchée.

 

Maison forte de la Crosse : elle est citée dès 1273 mais elle ne présente pas aujourd’hui de vestiges antérieurs au 18ème siècle.

 

Maison forte de la Tour Salvaing : elle est citée dès le 14ème siècle. C’est aujourd’hui une grosse bâtisse rue du Château Dauphin.

 

Maison forte dite Maison Cassard : elle est citée en 1339 mais l’édifice actuel ne saurait être antérieur au 15ème siècle. Il conserve un linteau sculpté d’un arc en accolade avec les armes des Cassard.

 

Maison forte de Bacquellier : elle est également citée en 1339. Dans son état actuel elle date du 16ème siècle.

 

Maison forte des Granges : citée dès le 14ème siècle, elle a été remaniée en 1757.

 

Maison forte de Savoye : citée dès le 14ème siècle. Elle était dotée d’une tour cylindrique. Elle conserve un linteau en triple accolade du 16ème siècle.

 

Maisons fortes du Verger et de la Ferrière citées en 1413.

 

Château Camand : château avec une tour du 17ème ou du 18ème siècles à l’entrée du village, dans un beau parc, édifié sur l’emplacement d’un château plus ancien cité au 13ème siècle.

 

Château Salvaing de Boissieu : dans son état actuel il date du 18ème siècle, cependant son origine et certaines parties de son architecture remontent au 15ème siècle.

 

CHAPAREILLAN

 

Château delphinal de Bellecombe : il aurait été construit vers 1130 par Jean de Bellecombe mais son origine pourrait être plus ancienne. Le château présentait un aspect imposant de forteresse pourvue de murs épais et de tours énormes. La disposition affectait une forme quadrangulaire et se composait d’un donjon carré flanqué de deux tours, une chapelle et des murs de défense pourvus d’archères. Il en subsiste d’importants vestiges (site inscrit, 1947).

 

Château de Pisançon dit la Grande Maison : ancienne demeure épiscopale édifiée au 13ème siècle et modifiée au 17ème siècle.

 

Bâtie de Belles Marches : elle est antérieure à 1303. Il n’en subsiste que quelques traces au lieudit « la Bâtie ».

 

Au lieudit « Pré des Mortes », emplacement d’une maison forte citée en 1339.

 

Maison forte de la Servette.

 

Château d’Hauterives : édifié au 15ème siècle sur l’ancien domaine de la grange cistercienne de Servette. Il se compose d’une tour carrée à laquelle est accolée une aile plus importante.

 

Maison Poulat : elle remonte au 17ème siècle et conserve des vestiges de tour, des fenêtres à meneaux et un linteau en accolade.

 

CROLLES

 

A Montfort, emplacement de motte castrale.

 

Château delphinal de Montfort : il fut construit par la dauphine Béatrix, épouse de Guigues VII. Ce château, jadis considérable était déjà ruiné au 16ème siècle. Il en subsiste aujourd’hui un mur du donjon, un arc gothique, quelques traces de fenêtres et une partie de tour avec une porte romane et des restes de l’enceinte.

 

Véhérie de Crolles : elle avait pour siège la maison forte de la Ranconnière à l’emplacement du château actuel. Le premier véhier connu est le châtelain Guigues Falastier en 1234.

 

Château de Bernis : il a été élevé vers 1340 par Amblard de Beaumont, seigneur de Crolles. Il a subi d’importantes transformations par la suite, en particulier lors de percement de fenêtres au 18ème siècle. Henri IV y coucha une nuit en 1600 ainsi que Louis XIII et Richelieu. Un portrait de ce dernier, peint par Champaigne fut offert en remerciement à son hôte et est encore conservé dans une salle du château.

Dans le petit salon du 1er étage, subsistent de belles boiseries du 18ème siècle.

Les façades, les toitures, la grande galerie et le salon du premier étage avec ses boiseries sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (1965). Le parc du château est inscrit à l’Inventaire Général (2003).

 

Maison forte de la Flachère, dite Bâtie de Falchère : elle est citée dès le 13ème siècle.

 

Maison forte du Brocey dite Château Cornu : édifice du 16ème siècle, détruit en 1919, dont il ne subsiste qu’une muraille d’enceinte et une porte de ferme ainsi que le nom du lieudit. C’était au 16ème siècle la demeure de Pierre Cornu, ami de Ronsard.

 

LUMBIN

 

Maison forte de Noble Berlion : elle est mentionnée en 1476.

 

Château du Bouchage dit de Petit Lumbin : c’est un petit château à deux étages édifié par les de Gratet du Bouchage, originaires du Viennois. Il a été modifié au 18ème siècle.

 

Bâtie du Petit Lumbin : elle pourrait remonter au 15ème siècle. C’est aujourd’hui un grand bâtiment quadrangulaire de deux étages avec une tourelle cylindrique rabaissée, une fenêtre à meneau et une porte au linteau sculpté en accolade.

 

Château du Polonais : manoir à deux tourelles du 18ème siècle.

 

SAINT BERNARD DU TOUVET

 

Au lieudit « la Bâtie », emplacement possible d’une ancienne maison forte.

 

SAINT HILAIRE DU TOUVET

 

Château dit des Evêques : maison forte construite en 1293 qui fut une maison de campagne des évêques de Grenoble puis refuge contre les épidémies au 15ème siècle. Certains des évêques y vinrent très régulièrement, notamment Aymon 1er de Chissé à la fin du 14ème siècle. Le château était encore en bon état en 1495. Il fut abandonné dans la seconde moitié du 17ème siècle.

 

SAINTE MARIE D’ALLOIX

 

Ancienne ferme du marquis de Marcieu : construite en partie sur les substructions d’une villa gallo romaine, elle conserve des fenêtres à meneaux, une cheminée monumentale et des plafonds à la française.

 

Maison Carmand : elle possède une entrée comportant des piliers de l’ordre toscan et un écusson avec la date de 1707.

 

SAINTE MARIE DU MONT

 

Motte castrale de Saint Georges.

 

Château delphinal : il n’en subsiste plus rien, ses ruines ayant servi de carrière au début du 20ème siècle.

 

Maison forte de Saint Georges : elle fut édifiée à une époque indéterminée sur l’emplacement de la motte castrale. Elle n’est connue que par un dessin d’Ercole Negro de 1600 la représentant avec une enceinte et une tour ronde.

 

Maison forte de Bellechambre : ancienne possession de la famille de Beaumont puis des Alleman citée au 15ème siècle. Elle a totalement disparu.  

 

SAINT PANCRASSE

 

Château Nardent : au lieudit du même nom, emplacement présumé d’un château féodal disparu ou d’une motte castrale.

 

Maison Dauphine au Baure : maison très remaniée que la tradition attribue à la dauphine Marguerite de Bourgogne dont la famille possédait dès avant 1142 une maison au Baure.

 

Lieudit « le Châtelet ».

 

SAINT VINCENT DE MERCUZE

 

Maison forte de la Source : elle pourrait remonter au 14ème siècle. L’édifice est aujourd’hui très remanié.

 

Château de Montalieu : ancienne maison forte du 15ème siècle, modifiée aux 16ème et 17ème siècle et détruit par un incendie en 2004.

 

Château de Lagrée ou de la Combe : édifice du 18ème siècle construit sur un bâtiment plus ancien.

 

Lieudit « la Tour ».

 

LA TERRASSE

 

Château delphinal : il est cité dès 1232 et était situé un peu au dessus du village actuel, sur la route qui conduit à Montabon. C’était au 13ème siècle un bâtiment considérable bien qu’il eut à souffrir à plusieurs reprises des attaques des savoyards. A la fin du 13ème siècle, Béatrix de Faucigny reçut ce château des mains d’Eymeric de Briançon pour 3000 sols. En 1339, il se composait d’une enceinte circulaire, de deux tours rondes et d’une grande salle avec quatre cheminées et quatre fenestrages.

 

Château Chansonnard : château médiéval dont les ruines subsistent dans le ravin du Carre.

 

Maison forte de l’Evéché dite Cellier de l’Evêque : construction bien conservée, bâtie vraisemblablement au 14ème siècle, en bordure du chemin du Carre à proximité de son intersection avec la route de la Terrasse à Saint Bernard du Touvet.

 

Château Floquet : au Carre. Edifice du 14ème siècle, très remanié au 19ème siècle.

 

Maison forte du Carre dite Château Artru : elle conserve un portail d’enceinte qui s’ouvre sous un mâchicoulis et une tour ronde.

 

Château du Carre : il appartenait à la famille de Sautereau dont le plus ancien membre connu, Jean de Sautereau, combattit à la bataille de Verneuil en 1424. La partie la plus ancienne, les deux tours et le bâtiment du nord ouest, remonte aux 14ème et 15ème siècles. Suf sur la cour, les ouvertures sont rares. Le bâtiment nord est avec sa seule tour, sa toiture à haute pente, ses murs moins hauts et ses fenêtres à meneaux est du 17ème siècle. Dénommé autrefois « le Berlioz », ce château appartenait au 17ème siècle à Antoine de Chaulnes. La demeure revint aux Sautereau par alliance en 1661 (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1995).

 

Au « Mas de l’Eglise », ancienne demeure des 16ème et 17ème siècles, aujourd’hui ferme, édifiée à l’emplacement d’une maison forte. On remarque quelques encadrements de portes et des fenêtres à meneaux du 16ème siècle (site inscrit, 1944).

 

LE TOUVET

 

Château de Beaumont : il existait dès la fin du 11ème siècle mais il aurait été construit antérieurement « pour arrêter les invasions sarrasines ». Il possédait un corps de bâtiment flanqué de deux ou trois tours aux murs épais, contenant plusieurs « chambres » dont la principale servait aux réceptions. Le château subit au cours des siècles de nombreuses transformations et les ruines que l’on voit aujourd’hui sont celles des bâtiments reconstruits en 1340 par Amblard 1er de Beaumont et définitivement abandonné pendant la seconde moitié du 14ème siècle. Il ne reste que quelques pans de murs visibles de la route de Saint Bernard du Touvet à Montabon.

 

Château delphinal dit de Marcieu : édifice composite qui a subi, au cours des siècles, de nombreuses transformations. Sa construction originelle remonte à la fin du 13ème siècle. Un acte du 30 mars 1317 porte donation de la terre et du château par le dauphin Jean II. L’enquête delphinale de 1339 le décrit et indique que ses revenus sont de 500 florins. En dépendent les paroisses de Saint Vincent, de Saint Marie d’Alloix, du Touvet et de Saint Michel du Mont. Il y a alors sept nobles avec maison forte.

Le château devint la propriété de la famille de Marcieu au 18ème siècle. Celle-ci fit exécuter de grands travaux, tout en s’efforçant de lui conserver son caractère archaïque. Le parc du château, qui aurait été dressé par Le Notre, renferme un escalier d’eau, copie de celui de Marly. Une chambre conservant un plafond à caisson et des boiseries aurait accueilli François 1er à son retour d’Italie.

L’allée qui conduit à l’entrée du château est bordée de tilleuls plantés en 1754. La grande galerie fut ornée au 18ème siècle d’un magnifique décor de stuc, peint à l’imitation du marbre, exécuté par des artistes italiens. Le portrait est celui du marquis de Marcieu, qui reçut au château le futur roi de Suède, Bernadotte, alos simple sergent du royal marine.

L’ensemble du château, y compris le décor en cuir de Cordoue de l’une des salles, les vestiges des anciennes fortifications, l’escalier d’eau et le parc sont classés monuments historiques (1964).

 

Maison forte de la Frette : propriété des seigneurs de Beaumont dans la seconde moitié du 13ème siècle, l’édifice actuel, très remanié, conserve quelques traces des 13ème et 14ème siècles.

 

Maison forte de la Bayette : au lieudit du même nom, édifice du 14ème siècle, modifié à diverses reprises.

 

Maison forte du Mollard : elle ne conserve que quelques traces de son architecture médiévale.

 

Maison Magnon : Grande Rue, demeure avec un élégant portail de pierre et une tour contenant un escalier à vis du 15ème siècle.

 

Manoir de la Combe : route de Saint Hilaire. C’est un petit manoir de plan rectangulaire avec des fenêtres à meneaux.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3120, f° 42 et f° 208 B 4443, f° 3, f° 18, f° 19 et f° 35 (ADI)

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1860

-       DUFAYARD : le Grésivaudan à vol d’oiseau, 1886

-       J. SESTIER : le tramway de Grenoble à Chapareillan et la rive droite de l’Isère, 1900

-       JOSSERAND : notes historiques sur les Petites Roches en Grésivaudan, 1902

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29531, 29560, 29648, 29653, 29654 et 29907 

-       J. R. MOLLARD : la Buissière, 1935

-       H. ROUSSET : le Fayet, gentilhommière dauphinoise à Barraux, 1935

-       P. de la MAGDELEINE : Sainte Marie d’Alloix, 1956

-       D. JALABERT : quelques notes sur un village du Grésivaudan (Lumbin), BSDEA, 1967

-       B. GUIRIMAND : si les Petites Roches m’étaient contées, 1972

-       Merveilles des châteaux de Savoie et du Dauphiné, 1972

-       B. GUIRIMAND : Petites Roches, sentiers d’histoire, 1978

-       A. AYMOZ : Crolles et le Grésivaudan, 1980

-       Vieilles maisons françaises, n° 99, 1983

-       Archéologie chez vous, n° 4, 1984

-       R. L. LACHAT : la vallée aux cent châteaux, 1985

-       Patrimoine rhônalpin : bienvenue dans les parcs et demeures de l’Isère, 1985

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       F. LESBROS : Fort Barraux, quatre siècles d’histoire, 1990

-       L. et A. BRUCELLE : Isère, terre de châteaux, 1994

-       F. LESBROS : un monument en péril, Fort Barraux, la Pierre et l’Ecrit, 1994-1995 

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       H. TARDY : la Buissière à l’ombre de son château, 2003

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       SRA : bilan scientifique 2005 et 2006 

-       P. HAMON : châteaux de l’Isère, sd

-       Site Internet Atelier des Dauphins.

 

CANTON DE TULLINS

 

CRAS

 

Maison forte de Montferrier, aujourd’hui disparue.

 

Château : situé à coté de l’église, il peut remonter au 18ème siècle. C’est un bâtiment rectangulaire de deux étages et coiffé d’une toiture à quatre pans.

 

MONTAUD

 

Motte castrale dite « Fort des Sarrasins ».

 

MORETTE

 

Maison forte de Vachon : elle conserve une tour avec une toiture conique. Le reste de l’édifice est composite.

 

POLIENAS

 

Motte castrale.

 

Château dit Châteauneuf : sur un promontoire maintenant envahi par la végétation, vaste quadrilatère dont subsistent d’importantes murailles dans la partie sud, une porte dans la partie nord avec l’amorce d’un souterrain ainsi que des substructions de tours et de bâtiments. Quelques marches d’un escalier indiquent vraisemblablement l’emplacement du donjon. La chapelle castrale est encore discernable. Plus bas, une autre tour assez bien conservée fait partie du même système défensif. Le castrum existait déjà en 1070 lorsque le seigneur du lieu, Jocelyn de Châteauneuf, rapporta les reliques de Saint Antoine à la Motte Saint Didier. Une seconde enceinte de 400 mètres de longueur, flanquée d’au moins deux tours, descendait à l’est et à l’ouest, de part et d’autre de l’extrémité méridionale du château.

 

Château de la Marcouse : les bâtiments ruinés subsistants peuvent être datés du début du 14ème siècle, époque où la famille de Chissé, originaire du Faucigny, vint s’établir à Poliénas. Le château avait une qualité d’accueil telle que Fouquet, qui y fut reçu durant les mois où il vécut à Grenoble comme Intendant du Dauphiné, se souvenait encore, revenu à Paris, de cet accueil.

 

Maison forte de Gobert dite le Château : elle remonte au 15ème siècle et conserve quelques traces de cette époque.

 

Maison de la Marcouse : non loin du château du même nom, demeure construite en 1690 comme l’indique une inscription figurant sur la décoration de l’imposte du bâtiment principal.

 

QUINCIEU

 

Manoir dit la Grande Maison : situé à l’ouest du village, il est déjà représenté sur la carte de Cassini du 18ème siècle. La première époque de construction parait remonter au 17ème siècle, voire même un peu plus tôt.

 

LA RIVIERE

 

Château de la Rivière : dans un grand parc, ancienne demeure de la famille de Montal du 17ème siècle mais remaniée ultérieurement. La propriété conserve de très importants communs.

 

SAINT PAUL D’IZEAUX

 

Il n’y a ni château, ni maison forte de connus.

 

SAINT QUENTIN SUR ISERE

 

Château : de l’ancien château des seigneurs de Saint Quentin, cité dès 1206, il ne subsiste qu’une énorme tour haute de 30 mètres dont le pan nord est est très bien conservé. Par sa masse, par sa solidité, sa position et les matériaux dont elle est formée c’est l’un des plus beaux restes de l’architecture féodale de France.

 

Maison forte de la Scierie du 15ème siècle, avec des fenêtres à meneaux.

 

Au hameau des Brunières, maison d’époque gothique et renaissance avec inscription portant la date de 1575 sur le linteau de la porte (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1958).

 

TULLINS FURES

 

Motte castrale à l’emplacement du château.

 

Château delphinal : son origine semble remonter au moins à 1091. Guigues VIII y installa son arsenal. Bien conservé jusqu’au 18ème siècle, il fut alors détruit par un incendie. Du premier château il ne reste rien, hormis peut être des traces de motte. Des édifices successifs, il subsiste de notables restes de l’enceinte et une grosse tour bien conservée du 15ème siècle.

 

Château de Saint Jean de Chépy : au 13ème siècle, il était propriété indivise des seigneurs de Tullins et de ceux de Saint Quentin. Il fut longtemps, semble t-il, une résidence d’été et un rendez vous de chasse. L’édifice actuel présente des tourelles en poivrière et des façades aux pierres blanchies.

La tour sud avec ses peintures murales est classée monument historique (1977). Les façades, les toitures et l’escalier intérieur sont inscrits monuments historiques (1977).

 

Enceinte médiévale : elle était longue de 1300 mètres et enserrait 12 hectares. Les anciens fossés sont encore discernables rue de Parménie.

 

Maisons fortes des Près et de l’Isle.

 

Ancien hôtel de Chastelard : il conserve de belles fenêtres à doubles meneaux et un remarquable escalier intérieur. Les bâtiments sont aujourd’hui occupés par une clinique.

 

Porte de Saint Quentin : ancienne porte de ville des 15ème et 16ème siècles, ouverte dans les remparts médiévaux. C’est la seule subsistante des trois portes de ville.

 

Manoir de Cruzille : ancien couvent d’Ursulines du 17ème siècle.

 

Clos des Chartreux : grande bâtisse dans le goût du 18ème siècle, aujourd’hui mairie.

 

Château de la Boussinière du 18ème siècle.

 

Château de Pont Pinet du 19ème siècle.

 

Château de la Poulatière.

 

VATILIEU

 

Motte castrale.

 

Château féodal : il était édifié sur un mamelon dominant tout le pays. Il n’en reste que quelques vestiges, notamment la base d’une tour servant d’appui aux murs de clôture du cimetière qui est établi sur le site castral. Le château, cité en 1299 et 1313 a été détruit lors des guerres de religion.

 

Maison forte de Dampierre : construite au 16ème siècle, elle est aujourd’hui située sur la commune de Notre Dame de l’Osier.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, 1839

-       A. MACE : guide itinéraire, 1860

-       G. RIVOIRE de la BATIE : armorial du Dauphiné, 1867

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       Dr BOSCH : histoire de Tullins, 1932

-       P. DARIUS : l’histoire de Tullins, 1932

-       A. DOYON : notes sur les seigneurs de Tullins du 11ème au 15ème siècle, BSDEA, 1959

-       Archéologie chez vous, n° 5, 1986

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       A. MENARD : Beauvoir et les châteaux du bas Grésivaudan, la Pierre et l’Ecrit, 1990

-       J. J. de CORCELLES : Saint Quentin sur Isère, hier et aujourd’hui, 1994

-       Y. BLANC : de Pollinaco à Poliénas, de l’époque romaine à 1789, 1994

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005  

 

VALBONNAIS

 

CHANTELOUVE

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

ENTRAIGUES

 

Château delphinal : il est décrit dans l’enquête de 1339 comme un donjon carré.

 

Maison forte citée en 1339.

 

LAVALDENS

 

Lieudit « le Mollard » (Mollarium au 14ème siècle).

Lieudit « Châtelaret ».

 

LA MORTE

 

Moulin médiéval cité en 1318

 

Maison de Mistral de Libert de 1723 au Désert.

 

Lieudit « le Mollard ».

Lieudit « Châtelards ».

 

ORIS EN RATIER

 

Ancienne demeure Clavel du 18ème siècle.

 

LE PERIER

 

Château delphinal : il est cité dès 1245. L’enquête de 1339 en donne la description suivante : « tour ronde d’une hauteur de 9 toises et de 17 toises de tour avec citerne d’une grande profondeur ». Il n’en subsiste qu’un pan de mur.

 

SIEVOZ

 

Maison forte de la Tour : citée en 1250 et 1339. Il n’en subsiste que le lieudit « la Tour ».

 

VALBONNAIS

 

Emplacement de motte castrale.

 

Château delphinal : l’enquête delphinale de 1339 décrit un donjon quadrangulaire de 22 mètres sur 13 mètres et 28 mètres de hauteur avec une chemise extérieure constituée par un rempart fortifié.

 

Maison forte des Nicolos : deux tours circulaires flanquaient à l’origine les angles de la façade sud de l’édifice. Celle qui subsiste présente une bouche à feu.

 

Maison forte des Engelas : elle est citée en 1339. Il en subsiste une petite fenêtre géminée dans une maison du hameau.

 

Château féodal de Bourcheny dont il ne subsiste plus rien.

 

Château : construit en 1608 par Pierre de Poligny, seigneur de la Fare, neveu de Lesdiguières. Bien que transformé au 19ème siècle, il conserve encore d’importantes caractéristiques de ses origines.

 

Maison de Maître Bernard : bel édifice du milieu du 18ème siècle avec un escalier à marches monoxyles.

 

Au centre du bourg, très belle maison de plan ramassé de la fin du 16ème siècle avec cage d’escalier polygonale hors d’œuvre.

 

A proximité, une importante maison à pignon sur rue conserve des fenêtres à meneaux.

 

Au hameau de la Roche, maison natale de Jacques Champollion, père de l’égyptologue.

 

LA VALETTE

 

Lieudit « le Mollard ».

 

VALJOUFFREY

 

Lieudit « les Châtelards ».

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3130, B 4443 f° 87, 89, 91 (ADI)

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29532, 29561

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       C. FRENEY : les Alleman de Valbonnais, 1937

-       L. TRON : notice sur la commune d’Entraigues, 1983

-       L. FELIX MALLET : la Valette et la Morte, images d’autrefois, 1985

-       Archéologie chez vous, n° 7, 1989

-       V. BETTEGA : les noms de lieux de la Matheysine et du Valbonnais, microtoponymie, 1997

-       Mémoire d’Obiou, n° 5, 2000

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Patrimoine en Isère, 2006

 

CANTON DE VIF

 

Nota : pour une description exhaustive de Claix et de Vif voir notamment l’histoire de Claix et l’histoire de Vif (Cf. bibliographie infra).

 

CLAIX

 

Château delphinal : son origine pourrait remonter au 11ème siècle mais sa première mention apparaît dans l’hommage de 1246 d’Isnard et Amblard de Claix au chapitre cathédral de Grenoble.

Passé dans les possessions delphinales sans doute avant la fin du 13ème siècle, le château est abondamment décrit dans l’enquête de 1339 : « le donjon a une élévation de 23 mètres avec des créneaux et deux tours rondes. Il possède une grande salle de 29 mètres de longueur, percée de sept fenêtres et garnie de trois cheminées et d’une chapelle. Le château possède un certain nombre de bâtiments annexes et il est entouré d’un mur avec glacis de 162 mètres de longueur percé d’une poterne. En dépendent des vignes, des forêts, des terres et les paroisses de Claix et de Cossey. Le revenu est de 400 florins. Nobles résidents : Boson de Porte Traine, François Marchisi, le chapitre de la cathédrale Notre Dame de Grenoble, Amblard de Claix ayant tous maison forte et Guigues d’Engins et Pierre de Porte Traine ». Il en subsiste une large partie du donjon et du rempart.

 

Bourg médiéval : il est décrit dans l’enquête de 1339 comme clos et entouré de remparts sur une longueur de 140 toises, percés de trois portes dont l’une est citée dès 1269. L’enceinte a aujourd’hui disparu mais sa trace fossile reste particulièrement nette dans sa partie est.

 

Maison forte du chapitre de la cathédrale Notre Dame puis château de la Balme : elle est citée dès 1266 comme possession du chapitre cathédral de Grenoble. Celui-ci occupera continûment la Balme jusqu’à la révolution. Au milieu du 17ème siècle, la maison centrale fut acquise par Ennemond de Servien, seigneur de Cossey, qui transforma profondément l’ancienne maison forte. Puis celle-ci passa aux Raby de la Ponte avant d’être vendue comme bien national en 1791.

Dans son état actuel, le château remonte aux transformations faites par les Raby au 18ème siècle mais l’escalier intérieur à noyau central est nettement du 17ème siècle. Le château a été récemment transformé en appartements.

 

Maison forte de Guillaume de Chypre : elle est citée dès 1269. Elle était peut être située aux escaliers de faïence où subsiste une porte gothique avec un blason martelé.

 

Maison forte de Michel de Claix : elle est citée en 1406. Elle était située au lieudit « Pont Meillan ».

 

Maison forte de Jean de Cheizas : citée au début du 15ème siècle, elle subsiste toujours dans des bâtiments très remaniés au lieudit « la Chièze » où des travaux réalisés en 2008 ont fait apparaître une porte gothique avec un blason non déchiffré.

 

A Cossey, ancienne demeure de Jean Louis Fournier, remontant aux 15ème et 16ème siècles, ^profondément remaniée à l’époque moderne.

 

Maison forte de la Côte : son origine n’est pas connue. Dans sa configuration actuelle, la demeure évoque les 16ème, 17ème et 18ème siècles.

 

Ancienne propriété de l’hôpital de Grenoble à Furonnières : elle remonte au début du 17ème siècle et conserve une belle porte de style gothique et plusieurs fenêtres à meneaux.

 

Demeure de la Grange aux Dames : belle construction du 15ème ou du 16ème siècles avec une tour octogonale conservant un escalier à vis et une charpente constituée de deux fermes assemblées en croix de Saint André. Elle possède de nombreuses fenêtres à meneaux, dont certaines à doubles meneaux. Son nom rappelle l’époque où les Carmélites de Grenoble en étaient propriétaires peu avant la révolution. Vendue comme bien national à la révolution, c’est aujourd’hui une école.

 

Château de la Bâtie : construit vers la fin du règne de Henri IV, le château fut modernisé aux 17ème et 18ème siècles. C’était un bel édifice homogène. Il a été détruit récemment.

 

Ancienne demeure de Claude Founier à Furonnières de la fin du 16ème siècle, remaniée ultérieurement à l’exception d’une porte et d’une fenêtre.

 

A Cossey, groupement de maisons mitoyennes du 16ème siècle, d’essence provençale, place de la chapelle.

 

Fort de Bozancieu : élevé au lieudit du même nom par Lesdiguières en 1588, il fut détruit l’année suivante.

 

Ancienne demeure de Blanc Lagoutte à la Balme : c’est une belle demeure d’époque renaissance conservant de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

Château de Cossey : son origine n’est pas connue. Dans son état actuel il date des 16ème au 18ème siècles. Il possède une tour carrée et des fenêtres à meneaux. C’était au 17ème siècle la propriété d’Ennemond de Servien.

 

Maison dite du duc de Malavert à Malhivert : sa date de construction, 1615, figure sur la fenêtre orientale. C’est une grande demeure avec fenêtres à meneaux et ferronnerie fleurdelisée.

 

Ancienne demeure Bonnard à Pénatières avec des traces architecturales des 16ème et 17ème siècles. 

 

Château de Furonnières : bel édifice des 17ème et 18ème siècles avec un toit à la Mansard. Après avoir appartenu à Charles Coste, avocat à la cour à la fin du 18ème siècle, il passa en 1812 au chevalier d’Hugues puis aux Cacqueray.

 

Ancien château Borel de la Minière d’Allières sur Claix : d’origine inconnue, il appartenait peu avant la révolution à Barthélemy Borel de la Minière, dernier châtelain de Claix. Le château, qui conserve une belle apparence du 18ème siècle, a été transformé en appartements.

 

Château de la Ronzy : bel édifice des 17ème et 18ème siècles, d’inspiration italienne, construit par la famille de Dorne puis acquis en 1709 par Etienne Royer. Cette famille le possède continûment depuis lors.

 

Allée des Pertuis, demeure ancienne avec tour carrée antérieure au 18ème siècle.

 

Ancienne propriété d’Eynard à Garretières, du 18ème siècle avec un grand parc.

 

Maison des Champs, ancienne propriété Beyle : c’est une belle demeure homogène du 18ème siècle qui fut acquise en 1712 par la famille Beyle. C’est une belle bâtisse presque cubique, typiquement dauphinoise.  Stendhal enfant y séjourna longuement (site inscrit, 1963).

 

Ancienne propriété des frères Breton : elle remonte au 18ème siècle et présente encore un bel aspect homogène.

 

Ancienne propriété Dumolard du 18ème siècle à Furonnières.

 

Fort de Comboire : construit de 1882 à 1884. C’est l’un des mieux conservés de la ceinture grenobloise.

 

Château de Motolivet : il doit son nom au « Monte Oliverii » cité dès 1296 comme possession de la famille de Chypre. C’est un manoir baroque inspiré d’un château de la région de Nuremberg qui a été bâti en 1900 par Joseph Robert Breton. 

 

LE GUA

 

Château delphinal : il y eut une famille noble du Gua de laquelle Guy ALLARD dit avoir vu des titres de 1161. Le château est décrit dans l’enquête delphinale de 1339 : « donjon carré entouré d’un mur fortifié. Revenu 300 florins ». Il en subsiste quelques traces de murs et des pierres taillées à l’altitude de 880 mètres.

 

Maison forte du Groin : le plus ancien possesseur connu est Jacquemet de Commiers, seigneur de Groinn en 1290. Il en subsiste une partie du donjon.

 

Maison forte de la la Colombière citée en 1339.

 

Maison forte des enfants de Guigues de la Tour citée en 1339.

 

Maison forte du Mollard de Champrond : elle remonte au 16ème siècle et conserve encore une fenêtre à meneau.

 

Château de Bérenger ou de la Ferrière : il date de 1745. C’est une grosse bâtisse sans tours ni tourelles qui conserve encore de nombreuses fenêtres à meneaux.

 

PONT DE CLAIX

 

Maison forte de Marcelline : elle est déjà citée au 11ème siècle dans le cartulaire de Saint Hugues. L’édifice conserve encore une tour et des traces de fenêtres à meneaux.

 

Château de Grand Gallet.

 

SAINT PAUL DE VARCES

 

Maison forte d’Alleman Chabert, aujourd’hui la Charbertière, citée en 1339.

 

Maisons fortes disparues de Lanthelme de Varces et de Hugues du Gua.

 

Ferme Tonda : c’est sans doute une ancienne métairie du château de Varces. Une partie des bâtiments remonterait à 1650.

 

VARCES, ALLIERES ET RISSET

 

Château delphinal de Saint Géraud : son origine n’est pas connue mais dès 1255 il faisiait partie des possessions delphinales. L’enquête de 1339 le décrit avec un donjon de 15,6 m de hauteur et un mur de défense de 233 mètres de longueur enserrant deux tours carrées et une grosse tour ronde. En dépendent alors les paroisses de Varces, Fontagnieu, Risset, Saint Géraud et Saint Paul. IL y a 10 nobles résidents dont 8 avec maison forte : Alleman, Chabert, Bosonet de Porte Traine, Jean des Aures, Thibaut du Vercors, Jean de la Tour, Guillaume de la Tour, Reynaud Vachon. Les revenus sont de 500 florins.

Ce château très important couvrait une grande partie du rocher. Il était déjà en ruines au 17ème siècle.

 

Porte Coche : ancienne fortification dépendant du château de Varces qui séparait le Versant de Varces de celui de Saint Paul. Il en subsiste quelques traces.

 

Maison forte de Pellisiière : elle est citée dès 1240.

 

Ancienne maison forte du Châtelard dit château de Malissoles : elle est connue dès avant 1285, époque où elle relevait du château de Claix. L’édifice actuel correspond aux styles des 17ème et 17ème siècles.

 

Ancienne maison forte de Porte Traine dite château d’Allières : c’est un édifice composite dont dominent les 17ème et 18ème siècles. Les façades comportent encore 96 fenêtres. L’enceinte est longue de 1 km avec 7 tours rondes et un portail du 16ème siècle. La pièce centrale conserve un remarquable plafond à la française du 17ème siècle.

 

Château de Pelissière : à l’origine maison forte de la famille d’Auris, citée dès 1497. Le château actuel est d’un style très postérieur. C’est un important corps de logis de deux étages cantonné d’une grosse tour carrée.

 

Maison forte d’Oradière citée au 15ème siècle.

 

Maison forte de Rochefort qui présente encore d’importants bâtiments avec des traces d’architecture remontant au 15ème siècle.

 

Maison forte de Brigaudière : au hameau de Martinais d’en Haut. Elle conserve encore des traces médiévales et renaissance, notamment une belle tour d’escalier du 15ème siècle et des fenêtres à meneaux.

 

Maison forte de Martinais d’en Bas : hormis une tour, la demeure est aujourd’hui d’apparence moderne.

 

Château de Varces : édifié en 1674 par Jean Baptiste de Briançon en remplacement de l’ancien château féodal.

 

Château de Risset : édifice des 17ème et 18ème siècles.

 

Château du Bouchage : construit au 17ème siècle, il appartint au marquis Pianelli de la Valette.

 

Château dit le Pavillon du 18ème siècle.

 

VIF

 

Château delphinal d’Uriol : il apparaît dans l’histoire en 1070, date à laquelle le comte Guigues le Gras l’apporte en dot à sa fiancée Agnès. Il est décrit dans l’enquête de 1339 comme comportant un donjon de 3 étages et de 16 mètres de hauteur, deux autres tours et un vingtain de 135 mètres de longueur. Ses revenus sont de 200 florins. En dépendent 25 feux situés aux Mignots, au Galbert, à Mélosière et à Uriol. Déjà ruiné en 1683, il a complètement disparu de nos jours.

 

Château delphinal : il était situé, semble t-il, dans le voisinage de l’église et du prieuré. Son origine n’est pas connue. Il est cité dans l’enquête delphinale de 1339. Son revenu est alors de 200 florins. En dépendent une maison commune et les paroisses de Vif, Genevrey, Chabottes et Uriol. Il y a 19 nobles vassaux et feudataires résidents avec maison forte et 12 non résidents. Il fut détruit lors de la prise de Vif en 1573.

 

Tour de Jean du Gua : possession delphinale, elle est décrite dans l’enquête de 1339 comme un donjon carré entouré de hautes et épaisses murailles et entouré de larges fossés et d’une enceinte de 135 mètres de développement. En dépendent alors des vignes, des vergers, des forêts, des maisons et 27 feux. Les revenus sont de 1500 florins.

Elle était vraisemblablement située dans le quartier de la Valonne, actuelle avenue de la Tour.

 

Maison forte des Granges, citée dès 1248.

 

Maison forte de Malissière, citée en 1309. Elle a été totalement reconstruite au 18ème siècle.

 

Maison forte du Crozet, citée en 1339.

 

Maison forte de Rossières ou Roussières, ancienne demeure d’Aymeric du Gua citée dès le début du 14ème siècle.

 

Maison forte de Chabottes citée au 14ème siècle.

 

Maison forte de Penat au Genevrey.

 

Château de Sallandières de style renaissance.

 

Château des Epées cité dès 1631.

 

Château des Chaléon : édifié au début du 17ème siècle, il a été détruit au 20ème siècle.

 

Château Feuillet qui appartenait au 17ème siècle à Michel du Ser, châtelain de Vif.

 

Maison forte de Masgarny d’origine médiévale, elle devint domaine rural au 17ème siècle.

 

Maison Champollion du 18ème siècle (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1994). Elle conserve de nombreux objets meubles ayant appartenu aux Champollion :

 

-          armoire bibliothèque du 19ème siècle,

-          2 dessins du 19ème siècle

-          8 bas reliefs du 19ème siècle,

-          portraits de prince de la famille d'Orléans du 19ème siècle,

-          bureau à gradin du début du 19ème siècle

-          empreinte de la Pierre de Rosette de 1820

-          buste de Champollion de 1841

-          portrait de J. F. Champollion de 1825

-          portrait de Jacques Joseph Champollion de 1825

-          portrait de Zoé Champollion de 1800

-          portrait de Zoé Berriat de 1825

-          portrait d’Hugues Berriat de 1800

-          portrait de Paul Champollion Figeac de 1840

-          portrait de Jean François Champollion en costume égyptien de 1828

-          costume égyptien de 1828

-          lit de Jean François Champollion de 1805

-          bible en hébreu du 19ème siècle,

-          maquette d'obélisque du 19ème siècle,

-          armoire à l’Egyptienne du début du 19ème siècle

-          poignard égyptien de 1820

-          2 vases égyptiens du 19ème siècle,

-          7 portraits des Champollion

-          portrait de Me Lutton de 1780

-          deux aquarelles de 1820

-          deux panneaux avec médaillons de 1832

-           2 vases de 1830

(monuments historiques au titre des objets mobiliers, 1998)

 

Bibliographie pour le canton :

 

-          B 3120, B 4215, B 4361, B 4391, B 4443 f° 5, f° 39, f° f° 65,  69, f° 80, f° 81, f° 95, B 4504 (ADI)

-          Archives de la famille Chappe, 2 E 286 (ADI)

-          Archives Roux Déageant de Morges, Alleman d’Allières, de Périssol Alleman, Ennemond de Servien

-       Archives du chapitre Notre Dame, n° 878

-       G. ALLARD : recherches sur le Dauphiné, manuscrit 17ème siècle, BMG U 439

-       N. CHORIER : histoire générale du Dauphiné, 1, page 148 et  2, 1662, page 185

-       E. BONNEFOUS : ruines de Clais, l’Allobroge, 2ème année, 1842, pages 235 à 238

-       J. J. A. PILOT : les maisons fortes du Dauphiné, 1860

-       G. de RIVOIRE DE LA BATIE : Armorial du Dauphiné, 1867, page 294

-       RENAUD : notes sur la commune du Gua, manuscrit BMG, 1887

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 2006, 2066, 8626, 9188, 10175, 10405, 10543, 10849, 11175, 11330, 11504, 11549, 11691, 11934, 12220, 12778, 12903, 12949, 13303, 13495, 13642, 13779, 13954, 14081, 15471, 15490, 15556, 15640, 16130, 16410, 29576…

-       L. ROYER : un texte inédit de 1302 en langage de Grenoble (Claix), Revue de philologie française et de littérature, T XXXV, 1923 

-       H. ROCHAT : une tour mystérieuse, BSDEA, 1924, page 70

-       Dossier ROYER : BMG R 10292 (vers 1930)

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       Château de la Bâtie (Claix), dossier d’expertise et rapport du service des Domaines, 1967

-       L. D. BEZEGHER : Claix et Pont de Claix à travers les siècles, 1968 

-       Merveille des châteaux de Savoie et du Dauphiné, 1972

-       E. COFFIN : la maison forte du Pollard à Champrond, bulletin des AVG n° 7, 1981 

-       J. C. MICHEL : vieux châteaux, vieilles pierres, bulletin des AVG n° 10, 1982, pages 22 à 25

-       J. C. MICHEL : histoire du château du Gua et de ses seigneurs, le Bruyant n° 44, février 1983, pages 6 à 12

-       E. COFFIN : les enquêtes de 1339, bulletin des AVG n° 11, juin 1983, pages 39 à 45

-       J. C. MICHEL : château et seigneurs d’Allières, bulletin des AVG n° 12, 1983

-       J. C. MICHEL : le mont Saint Loup acropole vifoise, bulletin des AVG n° 14, décembre 1984, pages 6 à 12

-       J. C. MICHEL : le château delphinal de Claix, BM de Claix n° 14, 1984

-       J. C. MICHEL : une ruine méconnue, la tour de Claix, bulletin des AVG n° 14, 1984, pages 59 et 60

-       J. C. MICHEL : Claix, patrimoine architectural et traditionnel, catalogue de l’exposition, 1985

-       J. C. MICHEL : Claix, 3000 ans d’histoire, la Tribune de l’Avenir, mai 1985

-       J. C. MICHEL : dossiers du pré inventaire (Claix), 1984-1985

-       J. C. MICHEL : Claix, 3000 ans d’histoire, bulletin des AVG n° 15, 1985

-       J. C. MICHEL : la Grange aux Dames de Claix, Claix mon village, 1985

-       F. GAUTIER : Louis de Bérenger, seigneur du Gua, bulletin des AVG n° 16, décembre 1985, pages 6 à 8

-       J. C. MICHEL : le château delphinal de Claix, Claix mon village n° 9, janvier 1985

-       Archéologie chez vous n°4, la vallée de la Gresse, 1985

-       A. CAYOL : étude du hameau de Cossey, 1985

-       E. COFFIN : le domaine des Granges à Vif, bulletin des AVG n° 18, 1986

-       E. COFFIN : les seigneurs de la maison forte de Pélissière, bulletin des AVG n° 20, 1987 

-       O. BETTOU : les Briançon de Varces, bulletin des AVG n° 20, 1987

-       J. C. MICHEL : Malhivert, Claix mon village, 1987

-       J. C. MICHEL : le bourg de Claix, Claix mon village, 1988

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       J. C. MICHEL : histoire et patrimoine de Claix, bulletin des AVG n° 25, 1990

-       J. C. MICHEL : un très ancien domaine, Marcelline, bulletin des AVG n° 28, 1991

-       J. C. MICHEL : la famille de Claix, 12ème, 15ème siècles, bulletin des AVG n° 29, 1992, pages 6 à 36

-       E. COFFIN : le tènement de Malissière, bulletin des AVG n° 30, 1992

-       E. TASSET : l’Isère des châteaux forts, 1995

-       J. C. MICHEL : le hameau de la Cote, bulletin des AVG n° 43, 1999

-       J. C. MICHEL : le hameau de la Balme, bulletin des AVG n° 46, 2000

-       J. C. MICHEL : histoire de Claix, 2002

-       J. C. MICHEL : promenade au Gua, bulletin des AVG n° 52, décembre 2003, pages 63 à 65

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

-       Y. ARMAND et J. C. MICHEL : histoire de Vif, 2006, pages 64 à

-       O. BETTOU : Varces autrefois, son histoire, ses coutumes, bulletin des AVG n° 60, décembre 2007, pages 23 et 24

-       J. C. MICHEL : châteaux delphinaux de la vallée de la Gresse, bulletin des AVG n° 62

-       Fonds PILOT : familles Porte Traine, Alleman d’Allières, Périssol Alleman, Roux de Morges, sd BMG R 7906-1064

-       Archives de la famille Royer

 

CANTON DE VILLARD DE LANS

 

AUTRANS

 

Trois sites fossoyés de mottes ont été découverts. Ils correspondent à une motte castrale et à l’emplacement de trois maisons fortes.

 

Motte castrale du château : située à mi distance entre le hameau du Cornel et celui du château. Il s’agit d’une plate forme de 35 mètres de diamètre ayant révélé du matériel céramique du 11ème siècle.

 

Maison forte de la Tour : il en subsiste une vaste plate forme sensiblement ovalaire dominant de deux mètres une basse cour de même forme. Il en subsiste un pan de tour ronde. Le matériel céramique indique la fin du 13ème ou le début du 14ème siècles.

 

Maison forte de Malatan : demeure avec tour peut être construite vers 1413 par la famille d’Arces. En 1710, le Lieutenant Général Perret y résidait.

 

CORRENCON EN VERCORS

 

Le « Mur des Sarrasins » souvent attribué à Corrençon est situé en fait sur la commune de CHATEAU BERNARD (> canton de Monestier de Clermont).

 

Château delphinal : l’enquête delphinale de 1339 fait état du « château de Eycoranzone » et en donne la relation suivante : dans une situation élevée de forme triangulaire. A l’un de ses angles, une tour carrée de 8 toises de hauteur. Dans un autre angle, une tour carrée de 12 toises de hauteur. Un portail en pierre de taille, le tout entouré d’une muraille de 60 toises de longueur. Revenus 60 florins. En dépendent les forêts de Varces, le bois de Corrençon et la forêt de la Combe valant plus de 10 000 florins. Il y a 58 nobles dont 5 avec maison forte ».

Ce château, dont plus rien ne subsiste, devait être situé au lieudit actuel « le Château » surplombant l’actuelle route de Villard de Lans. Mais d’autres sources le situent près de l’église.

 

Bornes médiévales dites « la Fleur du Roy » et aux lieudits « Pas de l’Ane », « aux Viallarets » et au « rocher d’Herbouilly ».

 

ENGINS

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

LANS EN VERCORS

 

Motte castrale du Peuil.

 

Château delphinal : l’enquête de 1339 en donne la description suivante : « situé sur un mollard très fort, tour carrée de 6 toises de hauteur entourée d’une enceinte de 60 toises. En dépendent les paroisses de Lans, Autrans, Méaudre. Revenu, 200 florins. Il y a 32 nobles dont 10 avec maison forte ».

 

Maisons fortes : la même enquête fait état de 10 maisons fortes :

 

-       celle de Guillaume de Royn l’Ancien,

-       celle de Royn Junior,

-       celle d’Albert de Royn,

-       celle de Pierre de la Balme,

-       celle de Guélis de la Balme,

-       celle de Guillaume de Vercel,

-       celle de Guigues de Varces,

-       celle de Gilet de Lans,

-       celle de Pierre de Lans,

-       celle de Reynaud de Lans.

 

Il subsiste au Peuil, une ancienne demeure avec tour et fenêtres à meneaux qui pourrait être l’une de ces maisons fortes. Il en subsiste également une de même nature à la « Chenevarie » et à 250 mètres de la motte fossoyée du Peuil.

 

Au hameau des Falcons, restes d’une tour ronde de 5 mètres de diamètre et de 2,30 mètres d’élévation. La carte de Cassini mentionne en ce lieu un château.

 

Au hameau des Girards, ancien château des seigneurs de Sassenage, aujourd’hui exploitation agricole.

 

MEAUDRE

 

Au hameau des Fontaix, belle demeure d’époque renaissance avec fenêtres à meneaux et linteau sculpté de 1559.

 

Château du Cochet construit vers 1741 par Joseph Blanc Gonnet.

 

Lieudit « le Châtelard ».

 

SAINT NIZIER DU MOUCHEROTTE

 

Maison forte de la Tour de Gravelle : il n’en subsiste que le lieudit « la Tour ».

 

Lieudit « Château Gaillard ».

 

VILLARD DE LANS

 

Au lieudit « la Tour », emplacement d’une tour delphinale des seigneurs de Sassenage.

 

Maison forte de la Tour de Ratières mentionnée en 1339.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       B 3120 f° 172, 173 et 174, B 4443, f° 29 et 31 (ADI)

-       J 552 (ADI) 

-       U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 29520, 29532 et 29537

-       A. MACE : les montagnes de Saint Nizier, 1858

-       F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-       J. B. LANFREY : chez nous, 1930

-       J. MOLMERRET : quelques notes sur Autrans, BSDEA, 1947

-       A. MILLAUD : notes d’histoire sur la paroisse d’Autrans, BSDEA 1961

-       F. CAMOIN : Villard de Lans, son histoire, son site, 1965

-       A. MENARD : inventaire d’archéologie rurale dans le Vercors du 5ème au 13ème siècles, 1982

-       A. MENARD : sondages archéologiques sur la motte castrale d’Autrans, 108ème congrès national des sociétés savantes, 1983

-       Archéologie ches vous, n° 6, 1987

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       Les cahiers du Peuil n° 4, 2000

-       Les cahiers du Peuil, n° 5, 2003

-       E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2005

 

CANTON DE VINAY

 

AU « Bivan », ancienne maison forte qui conserve des fenêtres à meneaux.

 

Château de Montravel ou de l’Albe : le château atuel parait remonter à 1570, époque de sa reconstruction par 1. du Chastellet. Il est situé sur un mamelon et est encore bien conservé. Les façades, les toitures du château et des communs, les terrasses et lurs de soutènement, la salle à manger avec fontaine et cuisine du rez de chaussée, le grand salon du rez de chaussée et la chambre nord du 1er étage avec leur décor sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1988.

 

Maison Sorrel Barbier : elle date du moyen âge et conserve un chemin de ronde de cette époque, et des traces de peinture de même époque sur le plafond de la salle principale.

 

Maison Barral Barillon d’époque renaissance.

 

Château de Pécatière : il doit son nom à la famille des Pecat dont l’origine remonte à 1490. Il est situé au bord du mamelon de Motravel et parait remonter au au 17ème siècle.

 

CHANTESSE

 

Château de Cumane : d’époque renaissance, il conserve de belles fenêtres à meneaux.

 

Château de Linage au hameau du même nom.

 

CHASSELAY

 

Maison forte : elle conserve une haute tour carrée et des fenêtres à meneaux.

 

Château Renard : il conserve une façade avec des fenêtres à meneaux.

 

Maison noble de la Folcatière des16ème et 17ème siècles.

 

COGNIN LES GORGES

 

Maison forte transformée en ferme avec des fenêtres à meneaux.

 

Lieudit « la Motte ».

 

MALLEVAL

 

Castrum de Malavalle : il est cité dans une bulle du pape Calixte II du 28 juin 1119 qui en confiait la possession à l’archevêque de Vienne.

Son emplacement n’est pas connu. On notera toutefois un lieudit « le Châtelard ».

 

NERPOL ET SERRES

 

Motte castrale de Nerpol.

 

Château : le lieudit « le Château » rappelle l’emplacement d’un château féodal qui comprenait au 12ème siècle le territoire de la Forteresse. Ainsi, le castrum cité des le partage du comté de Salmorenc en 1107 pouvait-il être situé à cet emplacement.

 

NOTRE DAME DE L’OSIER

 

Château de Dampière : édifice de la fin du 16ème siècle édifié sur une construction antérieure.

 

Demeure de notaire du 17ème siècle.

 

ROVON

 

Château de Baratière : il remonte à 1670.

 

SAINT GERVAIS

 

Château d’Armieu : ancien château féodal dont l’origine semble remonter au 13ème siècle. Le plus ancien acte qui le mentionne est une donation faite le 15 août 1279 par Eynard de la Tour. En 1577, de Gordes vint mettre le siège devant le château alors occupé par les protestants. De cette époque date sa ruine.

 

Fonderie royale : créée en 1619, elle fut vendue au roi en 1713. Détruite en partie en 1793, elle fut rebâtie en 1798 avant d’être saccagée par les Autrichiens. Elle reprit son activité en 1816. C’était alors l’une des plus complètes et des mieux fortifiée de France. Elle fut exploitée jusqu’à la fin du 19ème siècle (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1996).

 

VARACIEUX

 

Motte castrale.

 

Château delphinal : ancien château que le dauphin Humbert II avait échangé avec Aynard de Bressieux contre le fief de Dionay. C’est une belle demeure embellie à la renaissance.

 

Lieudit « la Tour ».

 

VINAY

 

Bourg médiéval qui comportait une enceinte percée de quatre portes dont une dite « des Trois Rois ». Elle a été démolie au 19ème siècle.

 

Château de Montvinay : ancien château féodal de Vinay. Sur son emplacement a été ensuite élevée une maison forte, démolie en 1864. Le château actuel de style Louis XIII a été élevé en 1869. Il conserve un portique renaissance de l’ancien château.

 

Château Dupic.

Château Bravin.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-       Album du Dauphiné, T 2, 1836

-       ANON : notice sur Saint Gervais, 1840

-       LACROIX : l’Albenc et ses maîtres, 1874

-       J. B. LANFREY : ches nous, 1930

-       Pèrel L. DELARUE : Notre Dame de l’Osier, 1966

-       Histoire des communes de l’Isère, 1988

-       A. FAVOT : essai historique sur Vinay, sd

 

CANTON DE VIZILLE

 

BRIE ET ANGONNES

 

Maisons fortes des Soffrey aux Angonnes et de Brié, citées en 1339.

 

Manoir des Bourins avec deux tours du 17ème siècle, remanié au 19ème siècle.

 

Château de l’Enclos à Tavernolles du 18ème siècle.

 

Pavillons des Lombards : groupe d’édifice du 18ème siècle comportant un pavillon enterré. On ignore tout de leur destination. S’agit-il d’un ensemble plus vaste qui aurait disparu ?

 

Maison de Claude Bailly aux Métraux de 1778 comme en témoigne une inscription sur la porte d’entrée.

 

Domaine des Rivaux du 18ème siècle.

 

A Tavernolles, au bord de la route, belle demeure du 18ème siècle.

 

Manoir d’Angonnes du 18ème siècle.

 

 

CHAMP SUR DRAC

 

Château : construit en 1248 par la famille Alleman à peu de distance de l’église. Il fut pillé en 1587 par les protestants et les catholiques et démantelé la même année. Seule une haute tour est demeurée en bon état (site inscrit, 1946).

 

Contre l’église, vieille demeure qui conserve de petites ouvertures grillagées et des hauts murs lui donnant un aspect défensif (site inscrit, 1946).

 

Maison aux têtes : peut être tardivement dépendance du château, cette demeure conserve des grandes caves voûtées, des plafonds à la française et un superbe escalier hélicoïdal. Les voûtes en stuc de l’escalier avec leur décor de végétaux stylisés et de têtes à la facture naïve conservent une exceptionnelle fraîcheur. L’ensemble, très homogène, date vraisemblablement du 16ème siècle.

 

La mairie occupe une ancienne demeure du 17ème siècle dont il subsiste une belle porte de cette époque ainsi que le cintre en pierre d’un grand portail dont les vantaux ont disparu.

 

Ferme Peyron : bâtiment massif avec une tour centrale à trois étages.

 

Demeure de l’Enclos du début du 19ème siècle dont les seuls éléments de décor consistent en une chaîne d’angle et un portail à colonnes.

 

 

CHAMPAGNIER

 

Maison dite des templiers avec deux tours paraissant anciennes.

 

Demeure du 17ème siècle, aujourd’hui mairie.

 

Petit château de 1865 avec tour.

 

JARRIE

 

Motte castrale du Rampeau.

 

Moulin des Dauphins : ancien moulin qui était situé en face du Pont de Champ. Il a été entièrement détruit par un incendie en février 1973 et démoli peu après.

 

Châteauneuf : une tradition locale veut qu’il ait été élevé au 12ème siècle par les templiers d’Echirolles. L’architecture visible ne semble pas antérieure aux 14ème et 15ème siècles. Il conserve quatre tours rondes.

 

Tour d’Avallon : maison forte citée dès le 14ème siècle. A cette époque elle se composait d’une tour de plan carré avec un logis rectangulaire. C’était la propriété des Sautereau aux 16ème et 17ème siècles. Les vestiges de cette construction sont aujourd’hui conservés à l’intérieur du Clos Jouvin. Une pièce ancienne a été récemment découverte dans les étages supérieurs avec des portes du 15ème siècle.

 

Château de Bon Repos : il est flanqué de quatre tours élancées en bon état de conservation. Pendant les dix années de son séjour à Grenoble, le dauphin Louis II aimait venir y chasser et s’y reposer. La tradition dit qu’appréciant le calme et la tranquilité du lieu il lui donna le nom de « bon repos » sous lequel il reste connu. Ceci ne l’empêcha pas plus tard lorsqu’il rendit visite à son hôte Guillaume Armanet et qu’il s’aperçut que l’enceinte du château avait été renforcée de nouvelles tours de donner l’ordre de démolir les tours qui offusquaient son royal orgueil, sa propre demeure de Plessis les Tours n’en comportant que quatre (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 1986).

 

Manoir des Rollands dit Château Teyssier : sans doute maison forte à l’origine, le château apparaît comme un édifice renaissance et classique pour ses parties les plus anciennes. Il a été très remanié du 18ème au 20ème siècles. L’actuelle façade à fronton triangulaire date de 1801 (inventaire supplémentaire des monuments historiques, 2006).

 

Manoir des Simianes : bien que très remanié au 18ème siècle, il a conservé des fenêtres à meneaux du 16ème ou du 17ème siècles. Le monumental porche d’accès date du 17ème siècle.

 

Manoir de la Valentine : trapu bâtiment du 17ème siècle flanqué d’une tour d’escalier.

 

Maison d’Hugues de 1815.

 

Clos Jouvin : grande construction édifiée de 1804 à 1861 par transformation des vestiges de latour d’Avallon (supra).

 

Château Teyssier avec tourelle.

 

LAFFREY

 

Au hameau du Pey, demeures anciennes dont l’une avec un beau porche d’entrée du 17ème siècle.

 

Au « Lac Mort », propriété ancienne qui passe pour avoir appartenu à Lesdiguières.

 

MONTCHABOUD

 

Maison forte citée en 1339 «  Fortiliacum Montis Chabotis », arrière fief de la terre de Vizille.

 

NOTRE DAME DE COMMIERS

 

Maison forte des Alleman ou des Amants : restes isolés d’une tour, seul vestige d’une maison forte qui appartint aux Alleman. Elle était située à l’extrémité d’un promontoire était orienté nord sud non loin des limites de Saint Georges de Commiers.

 

Maison forte de Guillet de Commiers : elle est citée en 1319 et a aujourd’hui disparue.

 

Maison forte des enfants de Guillet de Commiers citée en 1339.

 

NOTRE DAME DE MESAGE

 

Ancienne maison forte d’Avallon : elle est citée en 1290. Elle passa ensuite à la famille de Commiers par suite d’alliance après avoir été précédemment un fief de la terre de Vizille.

 

Maison forte de la Touche citée en 1339. 

 

SAINT BARTHELEMY DE SECHILIENNE

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus.

 

SAINT GEORGES DE COMMIERS

 

Château delphinal : il est connu dès 1229. C’est un édifice complexe remanié à diverses époques. Il se présente aujourd’hui comme un massif logis quadrangulaire flanqué à l’un de ses angles par une tour circulaire. Dans celle-ci sont gravés des graffitis représentant des arbalètes à moufle (site inscrit, 1947).

 

A Saint Pierre, demeure ancienne ayant conservé une porte avec un arc gothique.

 

Ancien domaine des Viallets du 17ème siècle avec une tour en forme de clocher.

 

SAINT JEAN DE VAUX

 

Il n’y a ni château ni maison forte de connus, hormis le lieudit « le Mollard ».

 

SAINT PIERRE DE MESAGE

 

Motte castrale de la Chavance.

 

Maison forte disparue de Font Chaise.

 

SECHILIENNE

 

Au lieudit « la Bâtie », emplacement d’une maison forte (Bastida en 1474), arrière fief de la terre de Séchilienne.

 

Aux « Mouniers », porte de maison avec arc gothique.

 

Château : il date en partie du 15ème siècle bien que certaines parties soient plus récentes. Ce château fut possédé par une branche de la famille Alleman. Partiellement brûlé en 1944, il a été depuis lors reconstruit à l’exception de ses deux tours.

 

VAULNAVEYS LE BAS

 

Au lieudit « les Peillets », demeure pouvant remonter au 16ème siècle avec un grand portail d’accès.

 

VAULNAVEYS LE HAUT

 

Motte médiévale.

 

Maison forte de la Tour dite manoir des Ruynats : au hameau des Guichards ancienne maison forte transformée ultérieurement en manoir, construite par les Ruynats au 15ème siècle. Le bâtiment conserve une belle porte gothique et des fenêtres à meneaux ainsi qu’une tour quadrangulaire.

 

Château des Alberges : édifié au 19ème siècle dans le style de la renaissance.

 

Château Chabaud Latour construit au 19ème siècle par Berruyer.

 

Ancienne borne royale sur la route de Vizille à Vaulnaveys portant le n° 10, du 18ème siècle.

 

VIZILLE

 

Château delphinal dit du Roi : il est situé sur l’éminence dominant Vizille. Certains auteurs y ont vu un castrum d’époque antique mais rien n’a jamais étayé cette conjecture. Il fut fondé antérieurement à 991, date du plus ancien acte possédé sur Vizille qui le mentionne. L’ensemble castral était composé de deux enceintes contiguës, la plus vaste de 330 mètres de longueur sur 44 de largeur et la plus réduite de 40 mètres sur 4 mètres en contrebas formant la cour du château. Contre le château s’appuyait la cour du château. Contre elle s’appuyaient des bâtiments : aula, camara, chapelle et tout et une autre chapelle vouée à Saint Michel. Le château passa ensuite dans les possessions delphinales. C’est là que mourut Guigues V en 1162. Lors de la cession du Dauphiné à la France le château devint royal et c’est probablement de cette époque que date le nom qui lui est resté attaché. L’ensemble castral possédait une tour de 4 étages et de 34 mètres de hauteur. Louis XI y séjourna ainsi que Charles VIII et François 1er. L’hypothèse la plus probable situe le castrum primitif au point le plus haut de l’éperon, 30 à 35 mètres au dessus de la vallée. Le château delphinal occupait une surface beaucoup plus vaste puisqu’une partie s’étendait sur le site actuel du château de Lesdiguières. Il en subsiste de notables vestiges de l’enceinte principale et la tour ronde décrite en 1339 (monument historique, 1862).

 

Deux maisons fortes sont attestées en 1339 : celle de Guigues Pellissier et celle de Bertrans. Puet être s’agit-il des deux maisons fortes qui étaient situées dans l’enceinte castrale.

 

Fortification de l’Aup Morel de 50 mètres sur 8 mètres.

 

Château de Lesdiguières : c’est une magnifique construction élevée de 1611 à 1619 par le connétable de Lesdiguières. Toute la main d’œuvre locale fut réquisionnée  pour cette œuvre. Aux récalcitrants, Lesdiguières envoyait, dit-on, ce billet laconique « viendrez ou brulerez ».

La façade sud est formée de deux haut corps de logis en retour d’équerre entre lesquels le Maréchal de Créqui construisit postérieurement un monumental perron à rampes et paliers bordés de balustres. En décembre 1622, Louis XIII fut accueilli au château et fut profondément offusqué par tant de luxe et par le vaste arsenal contenant de l’équipement pur 10 000 hommes.

Le 21 juillet 1788, la municipalité de Vizille et les représentants de toutes les communes du Dauphiné s’y réunirent dans la salle dite du « Jeu de Paume » sans distinction de rang entre la noblesse, le clergé et le tiers état. L’assemblée était présidée par le Comte de Morges et les débats animés par Mounier et Barnave. De 1900 à, 1904 le château fut exploité comme hôtel. Acheté par les Beaux Arts en 1924, il a pris rang de résidence présidentielle jusqu’en février 1974.

La bibliothèque qui comprend 4000 volumes conserve des boiseries régence.

La chambre à coucher possède un lit Henri II, une armoire et un bahut renaissance, une table et des sièges Louis XIII. La salle à manger conserve une cheminée en grès surmontée d’un buste de Lesdiguières par Jacob Richier et est encadrée de deux toiles de Dom Boulogne. La table, le buffet et les lustres sont d’époque Louis XIII.

Le grand salon conserve quatre superbes tapisseries du 17ème siècle, retraçant l’histoire d’Antoine et de Cléopâtre. On y voit également des bergères peintes par Rosa de Tivoli, des bustes de Bayard, Henri IV, Louis XIII et Richelieu, un bahut de 1459, une table renaissance, des chaises en cuir de Cordoue et des lustres Louis XV en cristal de Venise.

Le petit salon possède un vaste tapis de la Savonnerie, un guéridon renaissance, des fauteuils Louis XIII, deux tables Napoléon III, un secrétaire renaissance en ébène avec cristallisation en ivoire, un bureau et un fauteuil Louis XIII et une garniture de cheminée Louis XIV.

Nombre d’objets conservés au château sont classés monuments historiques au titre des objets mobiliers (1990) :

 

-          banquette du 17ème siècle,

-          bureau du 18ème siècle,

-          cabinet du 17ème siècle,

-          2 canons du 17ème siècle,

-          cartel du 18ème siècle,

-          chaire à prêcher du 16ème siècle,

-          une tapisserie du 16ème siècle,

-          4 coffres du 16ème siècle,

-          2 tableaux du 18ème siècle,

-          5 tableaux du 17ème siècle,

-          portrait de Marie Vignon du 17ème siècle

-          2 affûts de canons du 17ème siècle

-          banquette du 17ème siècle

-          table à jeu du 18ème siècle

-          4 pièces murales du 17ème siècle.

 

Le portail d’entrée du château est l’œuvre de Jacob Richier (1616). Elle est dominée par un bas relief en bronze à demi bosse placé dans un encadrement au dessus du tympan représentant Lesdiguières à cheval.

Vers l’entrée, subsiste le logement de l’intendant du domaine, édifié en appui de la tour médiévale.

A l’extrémité du parc existait une belle ferme du 17ème siècle, détruite récemment.

Le château et l’ensemble du domaine sont classés monuments historiques (1862).

La cour d’honneur, le parc, la maison et le moulin situés près du château et le mur clôturant l’ensemble du domaine sont classés monuments historiques (1991).

 

En 1988, des sondages ont eu lieu sur l’emplacement du bâtiment dit du « Jeu de Paume » totalement détruit par l’incendie de 1788. Ce bâtiment avait accueilli, la même année, la réunion des états généraux du Dauphiné sous la présidence du comte de Morges. Son emplacement et une partie de son plan ont été dégagés, présentant des vestiges très arasés de fondations maçonnées selon le principe de l’entrecroisement de madriers horizontaux. L’angle sud du bâtiment du 17ème siècle recoupait un bâtiment ancien dont la datation et la fonction n’ont pu être établies.

 

En face de la mairie, tourelle d’époque renaissance.

 

Château de Cornage : ancienne demeure de la famille Sixte de Bellecombe. C’est une belle construction du 18ème siècle entourée d’un grand parc.

 

Bibliographie pour le canton :

 

-          B 4443 f° 1 (ADI)

-          Album du Dauphiné, 1836

-          A. BOURNE : Vizille et ses environs, 1860

-          F. CROZET : description des cantons de l’Isère, 1870

-          U. CHEVALLIER : Regeste Dauphinois, 1913, n° 536, 543, 1513, 1810, 1813, 1956, 2272, 10486, 29551, 29647,  30281

-          E. MICANET : essai sur la châtellenie delphinale de Vizille des origines à la fin du 15ème siècle, 1927

-          J. MOLMERRET et J. BRUANT : au flanc de Belldeonne, Vaulnaveys, Uriage, 1936

-          Anonyme : Vizille, sa situation générale, son histoire, son château, 1954

-          A. GIRARD : le château de Vizille, 1972

-          L. REY : histoire et souvenirs de Brié, manuscrit 1975 

-          J. CARRIGNON : Vizille 2000 ans d’histoire, 1981 

-          Patrimoine rhônalpin : bienvenue dans les parcs et châteaux de l’Isère, 1985

-          Histoire des communes de l’Isère, 1988

-          E. BILLON : Saint Pierre de Mésage te souviens tu ? 1992

-          Merveilles des châteaux de Savoie et du Dauphiné, 1992

-          A. et L. BRUCELLE : l’Isère terre de châteaux, 1994

-          Le Clos Jouvin, Musée Dauphinois, 1999  

-          Patrimoine en Isère, pays de Vizille, 1999

-          Collectif : visages de Jarrie, 2000

-          E. TASSET : châteaux forts de l’Isère, 2006

-          Anonyme : le château de Vizille, sd

 

CANTON DE VOIRON

 

LA BUISSE

 

Château féodal : il fut détruit en 1314. Il était situé à l’emplacement de l’actuel immeuble appelé la tour, non loin de l’église. Il n’en subsiste qu’une tour du 15ème siècle.

 

Maison Maximy : elle est située sur le chemin longeant le rocher non loin de l’église. C’est une très importante demeure du 15ème siècle flanquée d’une tour octogonale d’une grande élégance. Elle est également connue sous le nom de magnanerie.

 

Maison forte des de Galle dite château du Pansu : bien que souvent remanié, ce château est d’origine très ancienne comme en témoignent les bases de ses murs coté levant. C’est sans doute là que le futur Charles V signa sa lettre confirmant les franchises du mandement de Voiron. Détruite partiellement vers 1592, la maison du Pansu fut reconstruite et on lui donna alors l’aspect qu’elle présente aujourd’hui.

 

Autour de l’église, maisons d’époque gothique et renaissance dont certaines ont conservé de belles fenêtres à meneaux.

 

Rue de la Grande Montée, imposant bâtiment de deux étages avec des fenêtres à meneaux.

 

Manoir de Beaumorier : construit vers la fin du 16ème siècle par Claude Michallon, homme d’armes qui s’illustra sous Henri IV.

 

Château de la Chanière : il conserve une tourelle élancée et de nombreuses fenêtres à meneaux des 16ème et 17ème siècles.

 

Château le Billoud ou de la Motte : ancienne gentilhommière possédée par Lesdiguières qui conserve encore ses armoiries.

 

Manoir d’Hautefort : belle demeure avec tour ronde et fenêtres à meneaux située au dessus de la route de Voiron.